Virus Ebola : développer les systèmes de santé des pays africains

J’ai posé une question écrite à Annick Girardin au sujet des victimes du virus Ebola. Retrouvez ma question sur le site de l’Assemblée Nationale.

M. Christophe Premat alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie, sur le danger possible de stigmatisation des victimes d’ebola en Afrique. La France agit directement, avec un centre de traitement ebola prochainement déployé en Guinée forestière, comme l’a indiqué le Président de la République dans sa conférence de presse du 18 septembre 2014. Les autorités sanitaires guinéennes et les organisations non gouvernementales sont soutenues. La France a été présente et a su mobiliser l’Union européenne puisque la Commission européenne a réuni plus de 150 millions d’euros. Un mécanisme européen de coordination des évacuations sanitaires et de prise en charge hospitalière pourrait voir le jour. Au-delà de ces actions décisives, il existe un danger de stigmatisation des victimes du virus regardées comme des personnes pestiférées susceptibles de propager les effets du virus. Le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) exige que les États prennent des mesures pour garantir le « droit à la santé », notamment des mesures de prévention, de traitement et de contrôle de l’épidémie. Le virus ebola révèle des systèmes de santé fragiles. Il aimerait savoir si, au-delà des mesures décrites, la France pourrait encourager l’Union européenne à consolider sur le long terme les systèmes de santé de tous ces pays afin que l’accès aux soins soit garanti pour tous et que les victimes de telles épidémies n’en soient pas exclues.