Manuel Valls à Londres le 6 octobre: un message de confiance

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Le Premier ministre était le 6 octobre dernier à Londres pour rencontrer le monde politique et économique britannique. Il s’agissait de revaloriser l’attractivité économique de la France, de porter notre message pour une Europe de la croissance et de dire l’attachement de la France à un Royaume-Uni européen.
 
Chiffres clés : La France est la 1ère destination des investissements britanniques en Europe. Les investissements directs britanniques en France ont été de près de 3 Md€ en 2013, contre 1 Md€ français investis au Royaume-Uni.
 
Le Premier ministre était le 6 octobre à Londres pour rencontrer les principaux acteurs politiques et économiques britanniques : David Cameron, Ed Miliband, les représentants de la City. Ce déplacement fait suite à ceux récents en Espagne, en Italie et en Allemagne.
 
C’était un déplacement pour valoriser l’attractivité économique de la France :
˗   Le « gouvernement est pro-business » : « la France veut faire du soutien aux investissements et à l’entreprise la condition fondamentale de son redressement économique » ;
˗   Le gouvernement se donne « un objectif […] : refaire de la France la 1ère puissance économique en Europe» ;
˗   «Si les Français sont les bienvenus à Londres, les Britanniques sont encore plus les bienvenus en France […] Je vous invite, vous de la place de Londres, à venir investir en France» (Premier Ministre, 06/10/14).
 
C’était un déplacement pour porter le message de la France en Europe :
˗   L’ Europe a besoin d’une « réorientation » de sa politique économique en faveur de la croissance (Premier Ministre, 06/10/14) ;
˗   L’Europe a « besoin de réformes » : pour« la simplifier », pour « rendre son action plus lisible, pour la rapprocher des peuples, pour combler ce vide démocratique dont on parle depuis des décennies sans jamais réellement prendre les mesures adaptées » ;
˗   Mais l’Europe a déjà accompli « des pas de géant », par exemple pour réformer les règles financières : « elle a créé des autorités communes pour superviser les banques, les assurances, les fonds de pension. Elle a contraint les banques à renforcer leurs fonds propres. Elle a mis en place des règles pour encadrer les rémunérations, pour renforcer la transparence et la protection des investisseurs » (Premier Ministre, 06/10/14).
 
C’était un déplacement pour marquer l’attachement de la France au Royaume-Uni :
˗   « La France souhaite que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne », c’est « son destin ». « Le Royaume-Uni, et tout particulièrement la City, perdraient beaucoup à vouloir tourner le dos à l’Europe ».
˗   « L’Europe s’affaiblit lorsque les nations se divisent ou lorsque le régionalisme divise ses nations » (Premier Ministre, 06/10/14).