Auditions de la commission des affaires culturelles et de l’éducation en vue du projet de loi de finances 2015

UnknownLors des auditions menées par la commission des affaires culturelles et de l’éducation, le directeur de l’Institut français, Xavier Darcos, a résumé les politiques innovantes de l’Institut avec en particulier les plateformes IFnumérique et IFcinéma. Il a rappelé le fait que les expérimentations de l’Institut comme Établissement Public à Intérêt Commercial (EPIC) avaient été interrompues. Ainsi, les treize postes dans la zone d’expérimentation EPIC sont revenues à une phase antérieure à 2011. Ces postes avaient une comptabilité gérée auparavant par Paris. Les conventions sont de nouveau établies par ces postes qui sont sorties de cette phase EPIC pour devenir des EPA (Etablissements publics administratifs). Xavier Darcos a insisté également sur les excellentes relations historiques entre l’Institut français et les Alliances françaises qui ne sont plus dans un état de méfiance ancestrale, mais qui coopèrent étroitement pour que la diplomatie culturelle de la France soit une stratégie au cœur de la diplomatie globale. Ce réseau bicéphale est certes une particularité française, mais les missions des Instituts et des Alliances sont complémentaires et bien différentes des British Councils par exemple qui sont surtout concentrées sur les cours de langue. L’Institut français compte 140 personnes alors que le réseau culturel dans son ensemble a 3000 personnes. Nous sommes dans une phase transitoire entre les expérimentations de 2010 qui souhaitaient autonomiser les Instituts mais sans leur donner les véritables moyens et sans résoudre les problèmes de personnels. Quelles vont être les recompositions de la diplomatie culturelle qui sont entre les mains des chefs de poste  à l’heure où les instituts coréens et les instituts Confucius pour ne citer que ceux-ci sont en phase d’expansion ? Peut-on éliminer les doublons et notamment la sous-direction du français du Ministère des Affaires étrangères et européennes pour que l’Institut puisse être efficace dans sa mission de diplomatie culturelle ?