Journée internationale des migrants : penser autrement la question migratoire

En cette Journée internationale des migrants, le Parti socialiste demande un nouveau regard sur la question migratoire et appelle à l’engagement de l’ensemble des États européens.

Tout d’abord, le Parti socialiste souligne l’importance pour l’Union européenne de se mobiliser pour mettre un terme aux drames humains qui se jouent à ses portes. Cela implique de bâtir une politique de migration globale, durable, responsable et coordonnée mais également de poursuivre sa politique d’aide au développement et de soutien aux réfugiés. En parallèle, l’Union doit aussi défendre une vision positive de l’immigration, qui, à contre pied des contrevérités et amalgames multiples, sache mettre en valeur ses caractères positifs tant pour les migrants que pour les pays d’origine et d’accueil.

Ensuite, l’émergence de nombreux défis globaux nous oblige à penser la question migratoire de manière plus large, réaliste et solidaire. A titre d’exemple, le Parti socialiste appelle à ce que soit réellement traitée la problématique des migrations climatiques, trop peu examinée dans les négociations actuelles menées au niveau international. Les hausses des températures modifient les déplacements de population à travers le monde. Depuis 2008, on évalue à 27 millions de personnes par an en moyenne le nombre de déplacés environnementaux.

Enfin, le Parti socialiste souhaite la ratification par la France de la Convention des Nations Unies sur la protection de tous les travailleurs migrants et de leurs familles. Plus de dix ans après son entrée en vigueur, celle-ci est ratifiée par moins d’une cinquantaine d’États sur les 193 que compte l’ONU. Aucun État membre de l’Union européenne, y compris la République française, n’en est partie. La France doit ratifier ce texte et jouer un rôle moteur auprès de ses partenaires européens.
Comptez sur moi pour mettre à l’ordre du jour cette protection et de défendre une nouvelle vision migratoire au service du juste échange entre les peuples.