Réponse de l’AEFE à ma question posée sur la situation à Oslo

Je remercie Stéphane Mukkaden, conseiller consulaire en Norvège qui m’avait transmis cette demande, je vous en communique la réponse suite au CA de l’AEFE qui s’est tenu à Paris le 27 novembre dernier. Il existe une baisse importante de l’Indice de parité de pouvoir d’achat correspondant à la ville d’Oslo, passant de 121 en 2013 à 112 en 2014. Cette diminution est paradoxale d’autant que, d’une part, Oslo se trouve dans le top trois des villes du monde où le coût de la vie pour les expatriés est le plus élevé selon l’étude ECA international, et d’autre part l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) norvégien est en hausse constante en 2014. Cette décision inéquitable et pénalisante pour les Français établis en Norvège est un coup dur particulièrement pour les moins favorisés de nos compatriotes qui tiennent, malgré tout à pouvoir continuer à profiter de l’offre scolaire française, reconnue comme étant de grande qualité. J’aimerais avoir des éléments sur cette baisse et savoir si un dialogue plus construit pourrait être engagé afin de répondre au mieux aux besoins de nos compatriotes vivant dans cette région et ainsi faire revenir l’IPPA à un taux plus conforme à la réalité du coût de la vie en Norvège.

Texte de la réponse:

Le barème du nouveau dispositif des bourses scolaires repose entre autres paramètres sur un indice de parité de pouvoir d’achat (IPPA) calculé pour chacun des postes selon des règles homogènes et objectives. Calculé à partir de l’indice Mercer, il est pondéré à 30% du coût du logement à 70 % du coût de la vie. L’évolution de cet indice est largement liée à la fluctuation des parités entre monnaies. Or, la couronne norvégienne s’est dépréciée au cours de l’année écoulée passant de passée de 0,137 au 16 septembre 2012 à 0,125 au 16 septembre 2013 (- 8,76%). C’est donc logiquement que l’IPPA a été révisé à la baisse pour la Norvège (- 7,44%). Les deux paramètres (IPPA et Taux de chancellerie) évoluant dans des proportions assez proches devraient être sans effet majeur sur la quotité théorique de bourse des familles. Elle baisse cependant passant de 60 à 50 % en moyenne en raison de la forte hausse du revenu brut moyen des familles boursières qui progresse de 34 %. Toutefois, cette situation n’induira pas d’effets négatifs pour les familles françaises d’Oslo pour la campagne 2014/2015. Celle-ci devrait en effet enregistrer, sous réserve de l’avis de la commission nationale qui se réunira les 17 et 18 décembre prochain, une augmentation du nombre de boursiers (qui devrait passer de 24 à 28) et du montant des bourses accordées (+ 15 % en monnaie locale). Ce résultat traduira la forte progression du taux de recevabilité des dossiers (+ 10 %) et le nombre particulièrement important des pondérations à la hausse des quotités théoriques par le conseil consulaire des bourses.