Compte-rendu du Conseil d’Administration de l’AEFE du 27 novembre

J’ai assisté le 27 novembre dernier au Conseil d’Administration de l’AEFE avec notamment mon collègue député Philip Cordery et les sénatrices Hélène Conway-Mouret et Claudine Lepage. Animé par sa présidente, Anne-Marie Descôtes, le Conseil d’Administration s’est tenu de 9h30 à 14h30 et a permis de passer en revue de nombreuses questions parmi lesquelles la convention-type à signer entre l’AEFE et les lycées français à l’étranger, les projets immobiliers prioritaires 2015/2017, le projet immobilier à Hanoi, le projet immobilier à Vientiane, le budget rectificatif et la possibilité pour l’AEFE d’aller en justice.

En présence des membres du CA, les questions ont permis d’aborder certains cas particuliers (voir les réponses à mes questions sur le label FrancEducation et sur la situation du lycée français d’Oslo.

En dehors de ces questions, j’ai souhaité aborder les problèmes liés à la situation des recrutés locaux et les possibilités de détachement des personnels de l’Education Nationale.

Pour l’année 2014/2015, 329 370 élèves sont scolarisés dans les lycées français à l’étranger, qu’ils soient en gestion directe par l’AEFE ou par convention : 50,6% sont des nationaux, 37,5% des Français et 11,9% des étrangers tiers. Le budget de l’AEFE a vu des restrictions de 2% de son budget comme toutes les administrations et j’avais pu, avec mes collègues députés des Français de l’étranger, protester contre de telles coupes pour l’Agence qui maintient un réseau de qualité dans un contexte budgétaire serré. Quant à l’avenir du réseau, je pense qu’un maillage plus important passera par le bilinguisme et la formation de professeurs maîtrisant les systèmes français et locaux. Cela posera également la question du recrutement de professeurs qualifiés et connaissant l’interaction entre la culture éducative locale et la culture française. Cela passera sans doute par une réflexion sur les conditions de recrutement du personnel. En outre, associer davantage les parents à la vie des lycées pourrait être l’occasion d’un rayonnement plus fort et d’une gestion au plus près des besoins des familles. J’ai pu me rendre compte de l’importance de cette dimension lors de mes déplacements à Londres en 2014.