Elections générales britanniques 2015

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Le 7 mai se tiendront les élections générales britanniques afin de pourvoir au remplacement des 650 membres de la chambre des communes. Ces élections présentent deux enjeux majeurs: d’une part, elles permettront de déterminer le nouvel équilibre des forces dans un paysage politique mouvant et d’autre part, elles donneront une indication quant à l’avenir du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne.

Le paysage politique britannique est en pleine évolution en raison du déclin des libéraux démocrates qui ont perdu plus de 17 points en termes d’intentions de vote depuis 2010 et s’établissent désormais à 7 points d’intention de vote. Cette érosion de la base électorale des libéraux démocrates profite en premier lieu à la formation populiste d’extrême droite UKIP qui enregistre un gain de 12 points et constitue désormais la troisième force politique nationale avec 15 points. Les Verts enregistrent également un gain de 6 points dans les intentions de vote et pourraient s’affirmer comme la quatrième force politique.

Les Tories et le Labour continuent à dominer la vie politique britannique et se situent au coude à coude dans les intentions de vote avec une légère avance pour le parti travailliste. Le Labour dispose de 33 points d’intention de vote alors que le parti conservateur enregistre 31 points. La victoire de l’un ou de l’autre des deux partis aura des répercussions sur le devenir du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne. Les Tories ont en effet indiqué qu’ils organiseraient un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne en 2017 en cas de victoire. Le parti conservateur subit la concurrence politique de UKIP sur une fraction de son électoral alors que le parti travailliste doit faire face à la concurrence du Scottish National Party dans les circonscriptions de l’ouest de l’Ecosse.

La situation économique est plutôt favorable avec des projections qui laissent apparaître un taux de croissance supérieur à 2% dans les années à venir et un taux de chômage en baisse qui se situerait autour de 5%. Toutefois, le Royaume-Uni reste confronté à un niveau d’endettement très élevé puisque sa dette publique atteint 101%. Ces contraintes budgétaires contraignent les programmes des partis en lice. Le parti travailliste souhaite toutefois investir dans le système de santé britannique à hauteur de 2,5 milliards par an afin notamment de garantir l’accès à un médecin généraliste dans les 48 heures suivant la demande.

Afin d’assurer le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne, il est important que les binationaux prennent part au vote. C’est pourquoi j’invite tous les Français qui peuvent participer à ce scrutin à se mobiliser et à se rendre dans les bureaux de vote.