Situation de l’Institut Français d’Edimbourg : ma question à M. Laurent FABIUS, Ministre des Affaires Etrangères

M. Christophe Premat alerte M. le Ministre des affaires étrangères et du développement international sur la situation de l’Institut Français d’Edimbourg, fleuron de la coopération culturelle et éducative en Écosse. Lors de son déplacement à Edimbourg du 22 au 25 février 2015 à Edimbourg, il a rencontré le personnel de l’Institut ainsi que des membres du gouvernement local écossais dont Fiona Hyslop, Ministre du cabinet écossais pour la culture, l’Europe et les affaires étrangères. Fiona Hyslop nous a fait part de l’immense attachement des Ecossais à cet Institut qui est le socle culturel des relations franco-écossaises et qui s’inscrit dans la droite ligne de l’alliance historique entre les deux peuples. Cet Institut avait subi une mauvaise restructuration en 2009 avec une tentative de transfert des cours vers l’Alliance Française, tentative qui avait échoué. Le nouveau directeur a remonté le profil de l’établissement et a permis à l’Institut d’avoir une santé financière après cet épisode. De nouveaux partenariats ont été établis avec des acteurs culturels écossais et la coopération linguistique et éducative a redoublé d’intensité dans une province qui reste encore francophile. L’annonce en novembre 2014 de la fusion du poste de consul général et de directeur de l’Institut est un mauvais signal. En effet, la gestion des ressources humaines et de la restructuration en consulat d’influence sera la priorité du prochain consul général. Si en plus il doit diriger un Institut où chaque partenariat demande l’identification d’une compétence et d’un suivi particuliers, le travail de l’Institut risque d’en pâtir alors que le métier de directeur d’Institut demeure très différent de celui de consul général. En outre, il risque d’y avoir un problème d’ordonnancement de certaines factures. Cette concentration des tâches affectera nécessairement la gestion de l’Institut dans un climat local très tendu. Les autorités écossaises sont mobilisées et attentives à ce processus tant elles sont attachées à cette coopération entre l’Écosse et la France. Il lui demande de maintenir le poste de directeur de l’Institut français d’Edimbourg pour éviter la baisse de la qualité de notre coopération avec l’Écosse.

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