L’Islande retire sa candidature à l’Union Européenne

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Candidate à l’adhésion à l’Union Européenne depuis 2009, l’Islande a annoncé jeudi 12 mars qu’elle ne souhaitait pas devenir le 29ème membre de l’UE.

La procédure d’adhésion avait débuté en 2009, alors que le pays était touché par une grave crise financière qui avait déprécié la valeur de la couronne islandaise de 50%. L’adhésion à l’Union Européenne représentait ainsi une « bouée de sauvetage » pour ce pays à travers l’adoption de l’euro.

Depuis, l’Islande se porte mieux et les difficultés financières de certains pays européens (notamment la Grèce) ont renforcé la place des eurosceptiques dans la société islandaise. Par ailleurs, le sujet épineux des quotas de pêche empoisonnait les négociations entre l’Islande et Bruxelles puisque l’Islande, dont la pêche est le pilier de son économie, s’est toujours opposée aux quotas imposés par Bruxelles.

Tous ces éléments ont favorisé l’arrivée au pouvoir en 2013 d’un nouveau gouvernement de centre-droit, profondément anti-européen. En effet, le retrait de la procédure d’adhésion à l’UE avait été une promesse électorale majeure du Parti du progrès, parti du Premier Ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson.

L’UE a réagi à cette décision en assurant que « la porte de l’UE reste naturellement ouverte à l’Islande ». En effet, l’Islande entretient, malgré tout, de bonnes relations avec l’UE puisque que ce pays est membre de l’AELE (Association européenne de libre échange) et a rejoint l’espace Schengen en 1996.