L’intégration des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers : mon engagement et les dispositions prises par l’AEFE

936476_372705236174087_1693251804_nL’intégration des personnes handicapées, déjà définie comme obligation nationale par la loi d’orientation du 30 juin 1975, reste une ambition à réaliser et l’une des priorités nationales. Pour ma réserve parlementaire 2014-2015, j’ai souhaité apporter mon aide sur ce sujet aux Français vivant dans ma circonscription. J’ai notamment versé une subvention à l’Association Française pour les Elèves Précoces des Ecoles Françaises de la Zone Académique Europe Nord Ouest pour l’organisation d’une conférence sur les troubles de l’apprentissage. J’ai aussi versé une subvention au Lycée Français d’Oslo à destination d’élèves ayant besoin d’une aide pour le suivi de leur scolarité. Vous trouverez ci-dessous les dispositions prises par l’AEFE et les requêtes de l’AFE sur cette problématique particulière.

Au 5 mars 2015, l’AEFE a recensé dans son réseau 8041 élèves qui nécessitent des besoins éducatifs particuliers en raison de différents troubles que l’AEFE a classé en 8 catégories :

– les troubles du langage et de la parole (dont la dyslexie et la dysphasie) : 4070 élèves du réseau soit 51% des troubles recensés

– les troubles viscéraux (troubles cardiaques, respiratoires ou liés à des maladies chroniques) : 1153 élèves du réseau

- les troubles visuels et autres déficiences associées : 834 élèves du réseau

– les troubles psychiques (troubles de la personnalité́ et troubles du comportement) : 656 élèves du réseau

– les troubles moteurs et autres déficiences associées : 340 élèves du réseau

– les troubles intellectuels et cognitifs : 317 élèves du réseau

– les troubles auditifs et autres déficiences associées : 201 élèves du réseau

– poly-handicap (déficience mentale grave associée à une déficience motrice importante) ou l’association de plusieurs troubles de même importance : 470 élèves du réseau.

Pour répondre aux besoins spécifiques des élèves, l’AEFE a mis en place :

un « projet personnalisé de scolarisation » unique (PPS) qui permet un meilleur suivi de l’élève tout au long de sa scolarité au sein du réseau ;

le recrutement d’inspecteurs de l’éducation nationale qualifiés pour l’accompagnement scolaire des élèves porteurs d’handicap ;

une poursuite de la formation des enseignants afin qu’ils soient en mesure de repérer les troubles des élèves et de les accompagner dans leur scolarité ;

le programme « ASH » : adaptation scolaire et scolarisation des élèves handicapés ;

l’accueil des élèves par des AVS (assistants de vie scolaire), aussi appelés les AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap). Ces AESH sont chargés d’accompagner l’élève dans son intégration scolaire. Depuis plusieurs années ces personnels sont en forte augmentation au sein du réseau AEFE : ils sont 727 accompagnants en février 2015, contre 526 en mars 2014.

un projet personnalisé de réussite éducative (PPRE) qui prend plusieurs formes : le plan personnalisé de scolarisation (PPS) qui est un accompagnement scolaire, le plan d’accueil individualisé (PAI) destiné aux élèves atteints de maladies chroniques qui leur permet d’adapter leur scolarité en fonction des inconvénients liés à leur état de santé et le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) prévu pour apporter une réponse adaptée aux élèves présentant une difficulté scolaire durable.

La commission de l’éducation de l’AFE a toutefois déploré lors de la 22ème session de l’AFE que « la principale difficulté́ rencontrée est l’absence d’un dispositif global de prise en charge comme il en existe sur le territoire français à travers les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH). En France, la MDPH reconnait le handicap et prescrit des modalités d’accompagnement et l’Education nationale les met en place. Pour les élèves à l’étranger, il en résulte que la charge revient le plus souvent exclusivement aux familles (72% des cas) ».

Suite à ces conclusions, la commission de l’enseignement a adopté quelques recommandations afin d’améliorer l’accompagnement de ces élèves, en particulier :

la mise en place d’un dispositif spécifique dans les établissements homologués du réseau afin d’assurer l’information des familles, l’identification des difficultés d’apprentissage et la recherche de financements ;

la création d’une Maison des Personnes Handicapées (MPH) pour les Français de l’étranger.

Pour retrouver l’intégralité des travaux de la commission de l’enseignement et ses recommandations lors de la 22ème session de l’AFE, cliquez ici.