Promouvoir la gastronomie et la qualité: le « fait maison » fait plus francophone que le « made in France »

logo-fait-maisonCarole Delga, Secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, a annoncé le 9 avril des évolutions relatives la mention « Fait maison », lors d’une réunion avec les acteurs concernés.

Inscrite dans la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation et publiée par le décret du 11 juillet de la même année, cette mention a un double objectif : mieux informer les consommateurs et valoriser le travail et le savoir-faire des restaurateurs. Tous les acteurs de la filière restauration (organisations professionnelles, fournisseurs et distributeurs, et associations de consommateurs) ont été consultés afin d’élaborer un nouveau référentiel qui permet de rendre le dispositif « Fait maison » plus simple et plus clair pour tous. Ce dispositif volontaire de valorisation permet au restaurateur de démontrer son engagement dans un travail de qualité et sa capacité à sublimer les produits.

« Les deux objectifs de ce décret révisé sont de reconnaître la cuisine des plats faite sur place et de donner un gage de transparence pour le consommateur sur l’authenticité de la cuisine réalisée par les restaurateurs. Ceux qui s’approprient ce dispositif de valorisation, en mettant en avant le caractère « Fait maison », contribuent à la reconnaissance du secteur et à sa montée en gamme » (C. Delga, 09/04/15).

Les principales évolutions du dispositif « Fait maison » :

1/ Le « Fait-maison » concerne les produits crus transformés sur place, c’est-à-dire non cuits ou non dénaturés par quelque procédé que ce soit.

2/ Les seules exceptions à cette règle concernent les produits que le consommateur ne s’attend pas à ce qu’ils soient confectionnés sur place, tels que les pâtes, les fromages, le pain. Ainsi, la pâte feuilletée doit dorénavant être cuisinée par le restaurateur pour porter la mention « Fait maison ».

3/ Lorsque le restaurateur utilise un produit d’une marque de renom, le plat ne pourra pas être dit « Fait maison ». Il sera précisé l’utilisation de ce produit de marque.

4/ La phrase « les plats ‘Faits maison’ sont élaborés sur place à partir de produits bruts » ne figurera que sur les cartes des restaurants souhaitant mettre en avant les plats « Fait maison ». Cette démarche s’inscrit dans le cadre du dispositif global de notre soutien à la gastronomie qui représente une filière essentielle de notre économie et qui participe aussi à l’identité culturelle de la France. La mention « fait maison » reconnaît un plat réalisé à partir de produits crus cuisinés sur place ; le statut d’artisan-cuisinier consacre la reconnaissance d’un métier, d’un savoir-faire ; et le titre de Maître-Restaurateur, dont le cahier des charges a été rénové, valorise l’ensemble d’un établissement (cuisine, produits, services, lieux, etc.). Enfin, la Fête de la Gastronomie qui se déroulera les 25, 26 et 27 septembre pour cette 5ème édition, ainsi que l’opération « Goût de France/Good France » portée par Laurent Fabius, contribuent à la promotion de la gastronomie française pour tous, ainsi qu’à son rayonnement à l’international.

Pour ma part, je me réjouis que l’on travaille précisément sur les marques sans oublier la langue. Les marques, les étiquettes jouent un rôle essentiel, d’où la série d´amendements défendue lors du projet de loi santé pour sensibiliser à la question de l’étiquetage des produits. Au-delà de la qualité, nos produits de consommation sont des objets de communication, l’aspect linguistique n’est pas à minorer. Le « fait maison » me convient beaucoup mieux que le « Made in France », je choisis la pluralité des mondes, des langues et des modes de vie.