Mon intervention lors de la discussion en séance publique du projet de loi relatif à l’Université des Antilles

Le mercredi 20 mai dernier, je suis intervenu en séance publique lors de la discussion des articles du projet de loi relatif à l’Université des Antilles.

Vous trouverez ci-dessous la retranscription intégrale de mon intervention :

M. Christophe Premat. Madame la ministre, vous avez porté un message de sérénité, de confiance ; c’est ce qui ressort de la récente visite du Président de la République dans les Antilles. Nous en sommes ravis.

Nous sommes en famille, si je puis dire, pour régler cette question, qui est importante pour la communauté universitaire des Antilles. Nous sommes en famille parce que nous avons un travail de deuil à effectuer : celui de la perte de la partie guyanaise. Comme dans toutes les familles, les spécialistes vous le diront, le travail de deuil nécessite au moins un an. Or, en l’occurrence, si nous nous référons à l’ordonnance du 17 juillet 2014, nous arrivons presque au terme de ce deuil, et c’est heureux.

Nous sommes en famille parce que, au-delà de ce deuil, nous devons envisager un mariage et générer un désir de l’université des Antilles, un désir pour l’université des Antilles. Cette dernière doit faire son deuil pour renaître avec deux pôles. Je compte donc sur nous tous pour retrouver les conditions d’un désir de l’université des Antilles, qui passe par un désir mutuel des deux pôles.

Nous devons être les garants de ce mariage, et j’espère sincèrement que cette université vivra et trouvera l’écho qu’elle mérite. Je remercie le Gouvernement d’avoir assuré cette transition et la présidence de l’université des Antilles d’avoir tenu le cap en assurant la liaison entre le travail de deuil et le mariage promis.

N’oublions pas que la question de la gouvernance sera déterminante pour assurer une stabilité et éviter des malentendus qui alimenteraient la rivalité entre les deux pôles. En tant que député des Français de l’étranger, j’ai dans ma circonscription des lycées français qui, précisément, ont des modes de gouvernance très spécifiques – je pense aux lycées franco-allemands, notamment au lycée franco-allemand d’Irlande –, qui requièrent un accord préalable entre les parties.

Le rapporteur a évoqué le principe de réalité ; pour conclure cette diatribe freudienne, je vous enjoins à ne pas ignorer le principe de plaisir et le désir des deux pôles. Tel est le message que je souhaitais vous adresser avant l’examen du présent article.

Pour retrouver l’intégralité des discussions de ce projet de loi relatif à l’Université des Antilles en séance publique du mercredi 20 mai 2015, cliquez ici.