L’intégration des jeunes espoirs français de l’étranger dans les sélections françaises

Le mercredi 27 mai dernier, nous avons examiné en commission des affaires culturelles la proposition de loi visant à protéger les sportifs de haut niveau et professionnels et à sécuriser leur situation juridique et sociale.

Lors de cette réunion de commission, je suis intervenu sur la situation des jeunes espoirs français qui vivent à l’étranger et qui ont parfois du mal à être intégrés dans les sélections françaises, au motif qu’ils ne résident pas sur le territoire national. Pourtant, ces jeunes talents français ne doivent pas être oubliés car ils participent au rayonnement de notre culture sportive dans le monde.

Voici la retranscription de mon intervention lors de l’examen du texte :

« M. Christophe Premat. Le texte que nous examinons propose de réelles avancées : rénovation du statut des sportifs de haut niveau, possibilité pour les sportifs de conclure des conventions avec les fédérations sportives, prise en compte des accidents du travail dans les pratiques à risque, reconnaissance du Comité paralympique français, mesures en faveur de la formation et de la reconversion professionnelle des sportifs de haut niveau. Le rayonnement international de la France est mentionné en son article 1er. Or de jeunes espoirs vivant à l’étranger ont du mal à être associés à des fédérations françaises, alors qu’ils veulent concourir pour la France. Ce n’est peut-être pas l’objet de cette proposition de loi que de résoudre ce problème, mais c’est une dimension à ne pas négliger dans la définition du statut des sportifs. J’avais attiré l’attention de M. le secrétaire d’État sur cette question lors de l’examen des crédits du sport à l’automne dernier. Serait-il envisageable par la suite de préciser les conditions de mobilité professionnelle des jeunes talents de haut niveau vivant à l’étranger et de faciliter leur insertion dans les fédérations françaises ? Cette question mériterait d’être abordée dans le cadre de la stratégie nationale du sport. »

J’avais interrogé M. Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat chargé des sports, sur la situation de ces jeunes talents français dans le cadre d’une question écrite en novembre dernier. Vous pouvez retrouver cette question écrite en cliquant ici.