Position de la France dans les négociations sur la dette grecque

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Laurent Fabius et Michel Sapin ont présenté une communication relative à la situation financière en Grèce. Au cours des cinq derniers mois, la France a porté une double exigence : le respect du changement démocratique, mais aussi le respect des règles européennes. Des discussions ont été conduites, pour trouver un accord que la France souhaitait global et durable. Cela supposait de couvrir cinq éléments : une trajectoire budgétaire raisonnable tout en permettant l’assainissement des comptes publics ; des réformes équilibrées pour atteindre les cibles budgétaires et pour réformer l’économie grecque en profondeur ; les financements nécessaires pour donner de la visibilité à l’Etat et à l’économie grecs dans les prochains mois mais aussi au-delà ; les moyens mobilisables à travers les instruments européens pour favoriser la croissance en relançant l’investissement ; enfin, une perspective de discussions avec les partenaires européens sur le traitement et la soutenabilité de la dette grecque. Cet accord était en cours de discussion lorsque les autorités grecques ont unilatéralement décidé de rompre le processus en cours et d’appeler à un référendum. La France respecte la décision du gouvernement grec. Elle est cependant à l’initiative pour qu’un accord puisse encore être trouvé. Des contacts intensifs avec tous les acteurs de ces négociations sont en cours, pour parvenir à une solution qui réponde aux principes ci-dessus. Si la zone euro est désormais plus solide qu’il y a quelques années grâce aux mécanismes dont elle s’est dotée, donner une perspective claire à la Grèce, au sein de la zone euro, est une nécessité pour la Grèce mais aussi pour continuer à faire progresser le projet européen.

Michel Sapin s’était rendu le 30 juin à l’Assemblée Nationale pour présenter la position du gouvernement français dans ce dossier aux parlementaires de la majorité. J’ai apprécié le ton, on n’était pas dans la caricature. La France était tout près de gagner un accord sur cette question avant la demande de référendum. La France met tout en oeuvre pour que la Grèce reste dans la zone euro, sa sortie serait une aventure difficile pour le pouvoir d’achat des Grecs et leur niveau de vie.