Vote de l’Assemblée Nationale sur l’accord européen relatif à la Grèce

n-VOTE-ASSEMBLEE-large570 L’Assemblée Nationale vient d’approuver le plan d’aide à la Grèce avec 412 voix pour, 69 voix contre et 49 abstentions. De mon côté, j’ai voté en faveur de ce plan d’aide et je suis intervenu à plusieurs reprises sur les ondes de la BBC pour me féliciter des négociations et de l’accord trouvé lundi 13 juillet sur le maintien de la Grèce dans la zone euro. Certes, il y a du chemin à faire et le paquet donné a des contreparties qui seront difficiles pour la société grecque, mais la sortie de la zone euro était inimaginable. Je suis heureux que François Hollande se soit montré au rendez-vous et à la hauteur de ses promesses de campagne de 2012 pour éviter qu’un plan de sortie de l’euro ne soit entériné pour la Grèce. La France a tout fait pour que la Grèce reste dans cette zone, c’est une décision politique historique. Voici un condensé des déclarations du Président de la République (PR) lors de ces négociations. « Cet accord la France le voulait, le cherchait. Cet accord est là, et il permet à la Grèce de rester dans la zone euro avec un objectif, forcément le respect des règles européennes »(PR, 13/07/15). « Aujourd’hui il y a eu une négociation historique : si la Grèce était sortie de la zone euro, on aurait dit que la zone euro n’était pas capable d’assurer son intégrité. On aurait dit de la France et de l’Allemagne qu’elles n’étaient pas au rendez-vous ». « Plus que l’intérêt de la Grèce, c’était l’intérêt de l’Europe, et de la France. L’intérêt de la France ne se dissocie pas de l’intérêt de l’Europe ». « Il fallait réussir » : « réussir à faire un accord », « réussir entre la France et l’Allemagne », « réussir pour que nous puissions ouvrir un nouveau temps de la construction européenne ». « Ce sera le travail de ces prochains jours et mois » (PR, 13/07/15). Le rôle de la France  « La France a un rôle particulier à jouer : faire en sorte que ces processus de construction qui se sont noués au lendemain de la guerre puissent se poursuivre ». « Le rôle de la France a été de chercher à apporter des solutions, de respecter le peuple grec et les autres nations». « Le rôle de la France a été non pas de chercher un équilibre mais de trouver le bon chemin » (PR, 13/07/15). Le rôle du Président de la République Le Président de la République a toujours été engagé en faveur d’un accord. Il a toujours fait preuve d’engagement, de constance : – Il a été le premier responsable qu’Alexis Tsipras est allé voir après son élection en février. Il lui a conseillé tout de suite, de ne pas jouer la division et de voir la Chancelière allemande. – Durant toute la période de tensions croissantes, la France est demeurée sur sa position : la Grèce doit rester dans la zone euro, mais doit aussi faire des réformes. – Après un dernier Sommet de la zone euro mardi, et alors que presque tous les pays de la zone euro étaient favorables à la sortie de la Grèce, la France a réaffirmé son soutien à un accord « réformes/maintien dans la zone ». – La France a décidé d’aider la Grèce dans la rédaction de ces nouvelles propositions pouvant amener à l’accord, ainsi que par la mise à disposition de hauts fonctionnaires. Le dialogue constant avec toutes les parties, la détermination dans les objectifs et la ténacité dans l’adversité, c’est ce qui a toujours défini, et définit encore aujourd’hui, la méthode du Président de la République. Ce n’est pas la première fois qu’on le constate. C’est la méthode et l’attitude qui ont toujours prévalu dans l’action du chef de l’Etat, pour lutter contre le terrorisme, pour démanteler un repaire djihadiste au Mali, pour faire face avec les Français après les attentats de janvier. La méthode « Il fallait garder la relation franco-allemande, qui est nécessaire si l’on veut aboutir à un compromis. S’il n’y a pas cette solidité qui n’empêche pas des différences pour chercher un compromis, il n’y aurait pas d’accord ». « Il fallait aussi qu’Alexis Tsipras […] puisse aussi faire valoir ses attentes et ses propositions [après avoir] déjà fait voté par son Parlement des réformes. Il a fait un choix courageux au moment même où lui étaient demandées d’autres réformes. Mais il savait que c’était la condition pour recevoir les prêts de 80 Md € pour financer ses projets dans les prochaines années et faire face à ces échéances » (PR, 13/07/15). Suite à l’accord trouvé par l’Eurogroupe sur le troisième plan d’aide à la Grèce, retrouvez le communiqué de presse de la Fédération des Français de l’Etranger du Parti Socialiste en cliquant ici