2ÈME INFOLETTRE DU MOIS DE JUILLET 2015

Madame, Monsieur, chères et chers concitoyens d’Europe du Nord,
 
Le spectre d’une sortie de la zone euro pour la Grèce est à ce jour écarté. Je me félicite des négociations et de l’accord trouvé le lundi 13 juillet dernier se prononçant pour un troisième programme d’aide à la Grèce. Un Grexit aurait été une catastrophe économique et sociale pour le pays et l’Europe, il fallait l’éviter avant d’analyser les politiques à mener pour réenchanter le projet européen.
 
Je tiens vivement à saluer le travail de notre président, qui au regard des difficultés de négociations, a su affirmer sa position pour le maintien de la Grèce dans la zone euro. Je suis heureux que Francois Hollande se soit montré au rendez-vous et à la hauteur de ses engagements de la campagne de 2012.
 
La volonté de la France a toujours été que la Grèce reste dans l’Europe et dans la zone euro, c’est une décision politique historique. Ce débat en précède un autre, celui de la sortie éventuelle du Royaume-uni de l’Union Européenne, débat pour lequel David Cameron a annoncé un référendum d’ici 2017.
En tant que Député des Français de l’étranger et fervent défenseur du projet européen, la question de l’avenir de l’Europe est au coeur de mon projet politique et de mon action. J’ai voté en faveur du plan d’aide accordé aux Grecs lors du scrutin organisé à l’Assemblée le mercredi 15 juillet dernier.
 
Je tiens également à saluer la détermination du chef du gouvernement grec qui, face à l’urgence d’un accord, a pris le temps de consulter son peuple dans un souci démocratique.
 
Au terme de négociations longues et laborieuses, Alexis Tsipras a su faire un choix courageux dans ses propositions et dans l’adoption d’un volet de réformes drastiques.
Toujours au cœur des négociations à Bruxelles, la question de la dette grecque reste en suspens. A ce titre, il est de notre devoir d’intervenir pour trouver une trajectoire financière raisonnable de sortie de crise. Le principe de l’allègement de la dette grecque, à travers un rééchelonnement de celle-ci, peut suffire à rendre la dette soutenable pour la Grèce et profiter à la relance et à la consolidation de son économie.
 
La crise grecque nous amène à repenser la gouvernance de la zone euro. Je suis convaincu que la concertation dans l’urgence ne favorise pas la stabilité du projet européen. Une volonté politique doit prévaloir en Europe, nous devons évoluer vers une union politique et démocratique plus étroite. Il est essential de sortir de l’ornière intergouvernementale dans laquelle l’Europe est tombée pour trouver une gouvernance plus fédérale et plus équitable.  Telle est la direction voulue par Francois Hollande qui a rappelé lors de son intervention du 14 juillet, son souhait de voir émerger un gouvernement de la zone euro ainsi qu’un parlement pour “assurer le contrôle démocratique”.
 
Favorable à un fédéralisme politique et budgétaire, je soutiens cette orientation politique. La solidarité entre les pays du Nord et les pays du Sud sera d’autant plus forte que les règles decidées en commun seront effectivement mises en oeuvre. Par conséquent je m’engage à ce que la sauvegarde du projet européen soit une priorité politique de mon mandat.  
 
Je demeure à votre écoute par courriel à cpremat@assemblee-nationale.fr ou sur les réseaux sociaux. Mes collaborateurs parlementaires à Londres et à Paris restent eux aussi à votre disposition.
 
Avec mes sentiments dévoués,
 
Christophe Premat

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