INFOLETTRE DU MOIS D’OCTOBRE 2015

Madame, Monsieur, chères et chers concitoyens d’Europe du Nord,

La politique est la capacité à envisager l´action humaine collective dans des temporalités différentes. L´urgence est partout avec le climat comme priorité numéro un et la recherche de solutions face à ses conséquences sur les guerres, l´accès aux ressources et les migrations futures. Il y a des mesures rapides à prendre, mais il y a également des décisions lourdes à affronter. L´Europe est aujourd’hui plus que jamais à la croisée des chemins. Soit nous acceptons de refonder et de revoir le projet européen pour le sauver soit nous renforcerons encore davantage le poids des Etats membres dans le processus de prise de décisions.

La question du maintien de la Grèce dans la zone euro se révèle à ce titre primordiale: sa sortie, conjuguée à la crise des réfugiés qu’elle traverse, aurait lancé le pays et l’Union européenne dans une aventure douloureuse. Dans le même temps, il importe de réfléchir aux contours du projet européen : quelles sont les politiques communes à envisager? Comment revoir la convention de Dublin (qui prévoit que l’État membre responsable de l’examen d’une demande d’asile est celui  par lequel le demandeur d’asile a fait son entrée dans l’UE) et comment renforcer Schengen? Quelles valeurs sanctuariser à l’heure où certains gouvernements les bafouent? Quelles sont les marges de manoeuvre que nous pouvons avoir avec une monnaie unique? Ces questions sont à affronter collectivement pour réorienter notre projet européen.

Dans ce contexte, la visite de Manuel Valls en Suède les 17 et 18 septembre dernier visait à renforcer notre relation bilatérale au service d´une vision commune des problèmes géopolitiques actuels. Manuel Valls et Stefan Löfvén, le Premier ministre suédois, ont affirmé leur convergence sur l’accueil des migrants, la préparation de la COP21 et l’initiative de Stockholm avec l´agenda social suédois en faveur d´une compétition équitable au sein de l´Union européenne. J´ai été heureux que le Premier ministre français puisse rendre visite à une école spécialisée dans l´accueil des migrants. Cet accueil est à organiser de manière à ce que les réfugiés puissent se reconstruire dans nos pays.

Enfin, au-delà des enjeux politiques difficiles auxquels nous sommes confrontés, il existe une volonté participative de manière à dépasser le cadre représentatif actuel. C´est le sens du projet de loi sur la république numérique déposé par Axelle Lemaire et qui donne l´occasion à tous les citoyens et forces associatives de concourir à la co-construction de la loi jusqu´au dimanche 18 octobre. À vos claviers!

Je demeure à votre écoute par courriel à cpremat@assemblee-nationale.fr ou sur les réseaux sociaux. Mes collaborateurs parlementaires à Londres et à Paris restent eux aussi à votre disposition.

Avec mes sentiments dévoués,

Christophe Premat

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