Rassemblement public à Stockholm en hommage aux victimes des attentats de Paris

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Le 21 novembre dernier a eu lieu à 13 heures un rassemblement d´environ 500 personnes au centre de Stockholm en hommage aux victimes des attentats de Paris. Les rues adjacentes à la place Gustav Adolf avaient été bloquées par la police pour sécuriser cette manifestation à l´initiative de l´Ambassade de France en Suède. L´Ambassadeur de France, Jacques Lapouge, a évoqué cette solidarité que nous sentons dans les pays européens et particulièrement en Suède, une marseillaise a ensuite été entonnée. Mona Sahlin, Mikael Damberg, le ministre de l´innovation et la maire de Stockholm se sont succédé avant que je ne conclue par les paroles suivantes:

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Mina damer och herrar,

Det känns väldigt varmt i hjärtat när man ser den solidaritet Sverige har visat de senaste dagarna efter blodbadet i Paris. Svenska folket har uttryckt en stor empati inom att hänga franska flaggor på olika byggnader. Det är sådant stöd som man behöver. Kofi Annan, före detta FNs  generalsekreterare sa framför Säkerhetsrådet efter den 11 september: ”en terrorattack mot ett land är en terrorattack mot hela mänskligheten”. Och det är exakt så vi upplever det nu. Känslomässigt kan man inte leva med terror, hot, krig, blod, mord och vapen. Vi har ett stort ansvar att fortsätta bygga broar mellan människor och kulturer för att sprida annat meddelande: våra bästa vapen i den europeiska traditionen är dialog, öppenhet och broderskap.  Låt oss skydda våra grundvärderingar i framtiden.

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Chers amis francais de Suède, chères familles franco-suédoises, l´occasion nous est donnée aujourd´hui de nous rassembler dans le chagrin. La distance fait résonner en nous le poids de ces événements tragiques, soulignant de facto notre empathie inconditionnelle. Dans le même temps, en vivant à l´étranger, souvent intégrés dans des familles multiculturelles, nous avons senti avec fierté la solidarité spontanée qui s´est manifestée peu de temps après ces attentats. Si nous entrons dans un champ lexical de l´urgence, de la guerre, il nous importe de nous projeter au-delà pour réanimer un lien social fraternel. Jorge Semprún avait trouvé des mots que nous pourrions reprendre à notre compte dans la situation présente. Il écrivait dans Le mort qu´il faut: ”S´il y a une morale, ici, ce n´est pas celle de la pitié, de la compassion, moins que jamais une morale individuelle. C´est celle de la solidarité. Une solidarité de la résistance, bien sûr: une morale de résistance collective”. C´est bien cet esprit de résistance collective que nous devons adopter pour surmonter les épreuves que nous traversons, je vous remercie.