Faut-il affronter les extrêmes ou s’unir face à eux?

J’ai récemment publié un article sur le site de Globaliz Now sur l’évaluation de la perturbation des systèmes politiques européens par l’arrivée de nouveaux élus d’extrême-droite.

Les élections régionales se sont achevées dans un contexte particulièrement chargé entre l’état d’urgence et surtout le pacte universel climatique qui a été adopté le 12 décembre dernier. Bien que le Front National ait été défait au second tour, il enregistre une progression historique avec 358 conseillers régionaux qui dans les années à venir vont jouer un rôle déterminant dans l’adoption des budgets au sein des exécutifs régionaux. Cela pose concrètement la question des coalitions et des compromis à rechercher pour éviter des blocages qui alimenteraient une défiance encore plus forte vis-à-vis de la capacité à gouverner des responsables politiques.

Les pays nordiques sont dans une situation politique similaire avec une culture institutionnelle très différente. Situation politique similaire car l’extrême-droite y est très forte et enracinée ; culture institutionnelle différente car les régimes politiques sont indexés sur un mode de scrutin proportionnel favorisant les compromis et les coalitions. C’est le cas en Suède où l’extrême-droite est représentée au Parlement avec un peu moins d’une cinquantaine de députés. Cette extrême droite est identitaire, quand la nôtre est empreinte de nostalgie coloniale. C’est en cela qu’elle est dangereuse. Nous devons apprendre des pays nordiques pour savoir ce qu’il est possible de faire.

Retrouvez l’intégralité de mon article sur le site Globaliz Now.