Infolettre du 13 juin

Retrouvez l’intégralité de l’infolettre ici.

Madame, Monsieur, chères et chers concitoyens d’Europe du Nord,

Plus de transparence dans les circuits économiques pour encourager le principe d’une concurrence loyale, est-ce une chimère? La vie économique est-elle essentiellement prédatrice? Autant de questions qui pourraient nourrir la réflexion de l’épreuve de philosophie du baccalauréat.

En réalité, le terme de transparence dans la gestion des affaires publiques et économiques a été forgé au début des années 1980 (glasnost) au moment de la perestroïka de Gorbatchev. Il s’agissait d’ouvrir la bureaucratie soviétique aux réformes. Force est de constater que nous retrouvons ce terme dans nos sociétés européennes pourlutter contre la corruption et l´optimisation fiscale. Je préfère le terme de responsabilité car il me semble plus adéquat.

En la matière, ce quinquennat a fait avancer ce principe que ce soit avec la création de la haute autorité de la transparence publique, que ce soit avec la lutte contre la fraude fiscale ou que ce soit avec ce dernier projet de loi sur la transparence dans la vie économique. Dans les débats qui se sont déroulés à l’Assemblée Nationale, beaucoup se sont inquiétés d’un excès de transparence qui nuirait à la compétitivité de nos entreprises. Au contraire, ce principe garantit un meilleur fonctionnement et une bonne réputation pour éviter des montages financiers sulfureux.

Une économie transactionnelle se fonde sur une intelligence des relations, ce que les Socialistes avaient appelé le juste échange plutôt que le libre-échange. À nous de promouvoir cette nouvelle culture économique pour pouvoir réorienter les échanges vers cette dimension éthique, ce supplément d´âme civilisationnel. Pour cela, il faudra à l’avenir lutter davantage contre les pratiques de lobbying de certaines entreprises transnationales tentées par la recherche permanente d’une optimisation fiscale. Répertoire d’activités, agence de lutte contre la corruption, pénalisation des entreprises ne respectant pas ces règles, autant de bonnes mesures à prendre pour l’avenir.

Avec mes sentiments dévoués,

Christophe Premat