REJET DE BOUES ROUGES DE L’USINE ALTEO DE GARDANNE: la réponse de la ministre à ma question ecrite

A plusieurs reprises, j’ai attiré l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, par l’intermédiaire d’une question écrite, sur  les conclusions du rapport du bureau de recherches géologiques et minières rendues publiques le 1er avril sur l’usine d’alumines d’Alteo Gardanne (Bouches-du-Rhône).

Vous trouverez ci-dessous la réponse du Ministère :

« La ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer chargée des relations internationales sur le climat, suit avec une grande attention le dossier de l’usine ALTEO à Gardanne. Une autorisation de poursuite des rejets en mer, en dérogation avec la réglementation nationale et dans un milieu très sensible, a été délivrée à la société ALTEO pour une durée de 6 ans en fin d’année 2015. Cette décision n’est toutefois pas définitive car elle a fait l’objet d’un recours. La ministre tient à ce que l’entreprise mette en œuvre le plus rapidement possible les actions afin que les rejets respectent strictement la réglementation, sans dérogation. La ministre chargée de l’environnement, a demandé au préfet à ce que l’exploitant présente début septembre en commission de suivi de site les technologies qu’il compte mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés et le plan d’investissements prévu en conséquence. Le maintien d’un rejet en mer dérogatoire à la réglementation nationale n’est pas possible dans la durée. Le lagunage conduit à des stockages de quantités très importantes de boues rouges au sol, et ne saurait constituer un progrès pour l’environnement. Cette technique était précisément utilisée à l’usine de production d’alumine de Ajka en Hongrie, qui a conduit à un très grave accident industriel faisant plusieurs victimes et à une pollution très importante du Danube. Il importe donc que l’exploitant se conforme au plus tôt aux meilleures normes environnementales. »

Retrouvez l’intégralité de ma question écrite ici.