Conséquences potentielles du Brexit en matière d’enseignement supérieur et de recherche

Le ministère en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a publié une note sur les conséquences potentielles du Brexit en matière d’enseignement supérieur et de recherche.

Un fait à retenir est que même si le processus de sortie de l’UE est, a priori, un processus qui prendra plusieurs années, les négociations pour le prochain programme-cadre de recherche commenceront en 2017. A moyen terme (entre 2017 et 2020), plusieurs cas de figure sont à envisager :

  • le Royaume-Uni peut commencer à prendre des décisions unilatérales, par exemple concernant sa politique d’immigration, ce qui provoquerait des sanctions de la part de l’UE
  • dès aujourd’hui les équipes des Etats membres peuvent ne plus considérer le Royaume-Uni comme un partenaire légitime, voire « désirable », d’un consortium pour répondre à un appel européen

Pour les prochains programmes-cadre de recherche et le prochain programme Erasmus et donc sur le plus long terme, les conséquences vont avant tout dépendre du futur statut du Royaume-Uni vis-à-vis de ces programmes. Deux options se présentent:

  1. le Royaume-Uni devient Etat associé pour ces programmes. Dans ce cas, on peut estimer que les conséquences seront très limitées pour le Royaume-Uni, sauf sur sa capacité d’influence auprès des autorités européennes dans la programmation.
  2. le Royaume-Uni devient un pays tiers au regard de ces programmes et dans ce cas, les conséquences peuvent être plus importantes, avec notamment une perte nette de financements pour la recherche au Royaume-Uni. Pour l’enseignement supérieur et en cas de non association à Erasmus+, les échanges entre étudiants britanniques et étudiants des pays du programme Erasmus+ seraient diminués.

En termes de conséquences plus larges sur l’enseignement supérieur et la recherche au Royaume-Uni, trois points sont à noter:

  • la capacité du Royaume-Uni à attirer des chercheurs européens pourrait se trouver diminuée.
  • étant donné le niveau de réputation d’un certain nombre d’universités britanniques, il est difficile de prévoir à quel point l’attractivité du Royaume-Uni vis-à-vis des étudiants du reste de l’Europe pourrait être remis en cause
  • en ce qui concerne le lien entre enseignement supérieur et ses effets sur l’économie, en 2012-13, 5,5% des étudiants au Royaume-Uni étaient étrangers et cela a généré 3,7 milliards de livres et 34.000 emplois.