L’affaire Warin en Suède : l’assistance à apporter en cas de contentieux

L’affaire Warin en Suède est dramatique. Un père se retrouve dans une maison de protection des familles avec son fils de 18 mois, de nationalité française, suite à la décision des services sociaux suédois  déclarant la mère en incapacité à assumer ses fonctions parentales. A la suite de cette décision, il est impossible au père de rentrer en France avec son fils car il doit avoir l’autorisation des services sociaux suédois. La situation se détériore et les services sociaux parlent de placer l’enfant en famille d’accueil. Cette situation est cauchemardesque pour des parents qui réfutent tout manquement dans l’exercice de leur autorité parentale.

Dans ce cas, comme dans d’autres auxquels j’ai eu affaire au cours de mon mandat, notamment au Royaume-Uni, les familles se retrouvent dans des situations dramatiques, en proie à des procédures qu’elles ne maîtrisent pas et un environnement juridique et parfois linguistique et culturel qu’elles ne comprennent pas et se sentent bien souvent abandonnées par leur pays d’origine. Cela présente également des effets néfastes sur le bien-être des enfants en question qu’il s’agit pourtant de protéger.

Il n’est pas question pour moi de me porter juge de cas bien souvent très compliqués ni de remettre en cause les lois de protection de l’enfant en place mais d’apporter à nos concitoyen(nes) le soutien et l’aide juridique requis pour les aider à se sortir de situations au combien difficiles. Face à une législation et des procédures qu’elles ne connaissent pas et qu’elles ne comprennent pas, ces familles ont besoin, au delà de l’aide déjà apportée par les consulats et ambassades, d’assistance supplémentaire afin de leur permettre de comprendre ce qui leur arrive et de les accompagner dans leur dialogue avec les autorités locales afin de parvenir à une solution. Sans ce soutien et cette assistance, il arrive fréquemment que la communication entre les familles et les services sociaux se rompe, laissant place à des confrontations et oppositions qui ne servent le cas ni des enfants, ni celui des familles. Je milite pour qu’au niveau européen nous puissions mettre en place des outils de médiation interculturelle pour ces familles comme nous avons pu le faire avec l’Allemagne en 1998 sur les divorces (Réforme de la ministre de la justice Elisabeth Guigou). Cette médiation permettrait de faire intervenir discrètement un tiers organisateur dans ces contentieux afin de mettre en avant des solutions plus constructives.