Infolettre du 3 septembre

Retrouvez ma dernière infolettre ici.

Madame, Monsieur, chères et chers concitoyens d’Europe du Nord,

Dans son discours de présentation des défis géopolitiques de la France lors de la semaine des ambassadeurs, le Président Hollande a rappelé les grandes lignes de fracture. La politique extérieure a des conséquences très directes sur notre pays comme en témoignent les attentats commis cette année. Certes, une partie de la solution se trouve en Syrie, mais la difficulté est de trouver des partenaires fiables qui peuvent contribuer à des perspectives sur le long terme. Laurent Fabius avait rappelé plusieurs fois lorsqu’il était ministre que nous sommes passés d’un monde multipolaire à un monde polaire où de nombreuses puissances se neutralisent sans s’équilibrer. D’où le danger d’un terrorisme qui infiltre les failles de ces relations géopolitiques.

La France est une petite nation qui a encore une voix dans les arènes internationales. Le tout est de pouvoir gagner en influence ce que nous n’avons pas en capacité réelle. La diplomatie est nécessaire dans ce cadre.

Le Président a ensuite mis en évidence les défis qui se présentent à la France en Europe d’une part avec les frontières à l’Est et le positionnement vis-à-vis de la Russie et d’autre part avec la négociation du Brexit qui devrait intervenir au plus tard en 2019. Il a réitéré la position politique de la France car il est temps d’avancer pour reconstruire un projet européen cohérent avec des frontières externes et des politiques communes. Retrouver une unité européenne pour pouvoir parler d’une voix forte.

Ce discours s’est achevé sur la diplomatie environnementale et la nécessaire concrétisation de l’accord obtenu sur le réchauffement climatique lors de la conférence de Paris de l’an dernier. Comme le répétait la journaliste engagée Naomi Klein, « le futur sera radical », autant nous y préparer.

Avec mes sentiments dévoués,

Christophe Premat