Ma question écrite sur les détachements des enseignants du premier degré auprès de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger

J’ai été sollicité au sujet de refus de demandes de détachement, y compris en cas de renouvellement, pour des enseignants du premier degré exerçant au sein de l’AEFE, et j’ai tenu à en informer M. le ministre des affaires étrangères et du développement international dans une question écrite que vous pouvez retrouver ici.

Je reconnais la situation déficitaire dans laquelle se trouvent certaines académies en ce qui concerne le nombre d’enseignants dont elles disposent, mais je rappelle que les refus de détachement peuvent avoir un impact fort sur les familles implantées durablement à l’étranger. Remettre en cause une intégration souvent à la fois familiale, culturelle et professionnelle semble hautement dommageable, surtout si des enseignants finissent par solliciter une disponibilité de droit au titre du rapprochement familial. Pour les enseignants faisant ce choix, j’ai alerté le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les conséquences découlant d’un passage en contrat local, avec notamment une perte de salaire importante, l’arrêt des cotisations pour la retraite française et la mise entre parenthèses d’une carrière au sein de la fonction publique.

Je souhaite savoir comment le ministère peut apporter une solution aux enseignants titulaires de l’éducation nationale concernés et faciliter l’obtention d’accords pour les premières demandes et les demandes de renouvellement de détachement. Je souhaite également savoir comment le ministère compte réconcilier l’ambition de la France de développer l’enseignement français à l’étranger avec la réduction, sur le terrain, de l’effectif des détachés.