Pourquoi je soutiens l’amélioration du crédit d’impôt pour les entreprises du jeu vidéo

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L’industrie du jeu vidéo représente la deuxième industrie culturelle de notre pays après celle du livre. Elle bénéficie aujourd’hui d’une aide fiscale de 17 millions d’euros sur un total de 476 millions d’euros alloués au reste du secteur culturel.

J’ai soutenu les amendements présentés par mon collègue Jean-Marie Beffara dans le cadre du projet de loi de finances pour 2017 visant à relever le crédit d’impôts de 20 à 30% des dépenses pour les industries du jeu vidéo et à porter le plafond par entreprise de 3 à 6 millions d’euros. Cela représenterait concrètement une augmentation de l’aide fiscale qui passerait de 17 à 25 millions d’euros.

Cette amélioration que nous avons défendue répond à trois enjeux. Un enjeu économique : l’industrie du jeu vidéo est confrontée à des évolutions majeurs, telle que l’arrivée de la réalité virtuelle. La France est dans ce domaine en retard par rapport à d’autres grands pays comme les Etats-Unis, le Canada ou le Royaume-Uni. Cet amendement permet donc aux entreprises françaises de réaliser davantage d’investissements en termes de développement et de compenser le déficit d’innovation dont elles souffrent dans ce secteur ultra-mondialisé. Un enjeu de valorisation de ce volet de notre secteur culturel qui fait vivre de très jeunes talents – dont la moyenne d’âge se situe autour de 30 ans –  formés dans des écoles françaises et qui portent à travers le monde l’excellence de la formation dispensée en France. Un enjeu de création culturelle : la politique de soutien et d’accompagnement est profondément ancrée dans l’exception culturelle que nous portons. Les mesures fiscales ont toujours accompagné les transformations numériques du monde culturel, que ce soit dans le cinéma, les livres ou la presse.

Confronté à cette transformation technologique, j’ai estimé naturel et opportun de soutenir le secteur du jeu vidéo à travers ces amendements que j’ai été très heureux de voir adoptés malgré les avis défavorables de la Commission des finances et du Gouvernement.

J’ai par ailleurs cosigné avec treize de mes collègues députés une tribune publiée dans le Monde que je vous invite à lire dans laquelle nous alertons le Gouvernement que l’excellence française de cette industrie peut être réduite à néant si nos producteurs sont incapables d’investir dans de nouveaux développements et de conserver sur notre territoire les jeunes talents.