#6 BREXIT – TÉMOIGNAGE D’UN FRANÇAIS AU ROYAUME-UNI

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Depuis 2004, nous habitons à Londres avec l’ambition de déveloper un bilinguisme anglais/français avec ma famille et s’identifier en tant que citoyen européen dans le contexte de construction européenne, car ce projet ne peut se développer sans une langue commune (l’’anglais), hors la France est en retard en matière de bilinguisme. Nous nous sommes réinstallés à Toulouse de 2014 à 2016 pour des raisons familiales et consolider les bases de la langue française avec notre fils aîné, de ses 8 à 10 ans. Ayant pu comparer les deux systèmes éducatifs et leur méthode, nous avons préféré revenir à Londres. (l’uniforme à l’école est un plus, les méthodes orales aussi…).

Le système administratif social (CAF, finance publique…) est aussi plus complexe, divisé et plus difficile à gérer qu’en Angleterre avec le Inland Revenu qui centralise avec l’impôt à la source…

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

Tout semble s’effondrer, alors que l’ambition était forte au départ (L’Eurostar a tissé le lien entre France-Angleterre). Pour autant, 28 pays en Europe, 27 aujourd’hui était trop ambitieux pour espérer une harmonisation des systèmes de chaque pays, et mon entourage (français, anglais) partage le même avis.

3) Dans quelle mesure ce vote a-t-il influencé la relation que vous entretenez avec le pays et avec les Britanniques ainsi que vos projets futurs (en termes d’activité professionnelle, de mobilité et de choix lié à la nationalité) ?

Rien pour le moment, mes enfants sont nés à Londres et mon épouse est citoyenne britannique, je pense à demander la carte de résidence permanente.

4) Quelles sont vos attentes vis-à-vis des gouvernements français et britannique, et de l’Union européenne ?

Il faut une Europe en trois grandes régions : l‘Europe du Nord (ou les pays Schengen leaders du projet) pour consolider le lien social, fiscal et harmoniser vers un système commun (méthode educative, système social administratif, impôt…), l‘Europe centrale, l‘Europe du Sud, afin de mieux gérer les caisses de l’état européen et la répartition de l’aide européenne, chaque région restant indépendante financièrement et l’Europe du Sud pouvant se concentrer sur la gestion des migrants.