BREXIT – Les barrières administratives pour les ressortissants européens doivent être levées : mon courrier à Amber Rudd

Depuis le 23 juin 2016, vous êtes nombreux à vous être trouvés confrontés à la difficulté d’obtenir une carte de résidence permanente auprès du Home Office. Vos difficultés, telles que vous me les avez rapportées, vont de l’impossibilité à lister tous vos déplacements hors du Royaume-Uni, à la non-possession d’une « comprehensive health insurance » ou encore à la difficulté de présenter au Home Office tous les documents requis. Alors certes, cette carte ne confère aucun droit supplémentaire, mais dans le contexte actuel de grande incertitude, elle a le grand avantage de témoigner du fait qu’une personne exerce son droit à la libre circulation en accord avec les traités européens.
Là où le bât blesse cependant, c’est que les autorités britanniques ont grandement compliqué les démarches en vue de l’obtention de cette carte depuis 2008. Alors qu’à l’époque le formulaire faisait treize pages et que la démarche était gratuite, le formulaire fait désormais, vous le savez, quatre-vingt-cinq pages et la démarche coûte £65. L’obtention de cette carte est pourtant, depuis novembre 2015, une étape nécessaire pour ceux souhaitant acquérir la nationalité britannique. Je viens donc d’envoyer un courrier-a-la-secretaire-detat-a-linterieur-amber-rudd pour lui demander de lever les barrières administratives et simplifier l’accès à la résidence permanente pour les ressortissants européens.
Il est particulièrement injuste et humiliant pour les ressortissants européens établis de longue date et tout à fait éligibles à la résidence permanente de devoir présenter au Home Office toutes sortes de documents non exigés par le droit européen. C’est ce qui ressort de vos témoignages et c’est la raison pour laquelle un groupe de travail est en train de se créer au Parlement européen pour enquêter sur la manière dont le gouvernement de Theresa May traite les 3 millions de ressortissants européens. N’hésitez pas à me faire remonter vos problèmes liés à la résidence permanente pour que je puise les transmettre à ce groupe de travail avec qui, aux côtés du député européen Seb Dance, je vais collaborer. Il est en effet important que le parlement européen ait connaissance de vos difficultés car il aura son rôle à jouer dans les négociations à venir. En particulier, j’invite toutes celles et ceux dont la demande de résidence permanente aurait été rejetée de me contacter. Vous n’avez pas à « vous préparer à partir » et je me battrai à vos côtés pour le prouver.
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