Extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse : une loi pour défendre le droit à l’IVG

Ce jeudi 16 février 2017, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la proposition de loi relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse.

Avec l’adoption de cette proposition de loi issue du groupe socialiste, écologiste et républicain, la gauche a posé une barrière importante pour défendre le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps au moment où, en France et dans le monde, des groupes intégristes et des forces réactionnaires multiplient les coups de boutoir pour le remettre en cause. C’est le cas aux Etats-Unis où les récents décrets pris par Donald Trump restreignent l’accès à l’IVG. C’est aussi le cas en France où de nombreux sites internet qui ont pour but de tromper les femmes sur l’exercice du droit à l’IVG et notamment sur les délais légaux prolifèrent. Avec cette loi, les victimes de ces pratiques pourront demander réparation en justice.

Ce combat, c’est la gauche qui le porte avec l’appui du centre. Durant tout le débat, la droite conservatrice et l’extrême-droite se sont alliées pour y faire obstacle avec des arguments qui rappelaient les pires attaques proférées il y a quarante ans contre Simone Veil. L’influence du lobby intégriste dans la campagne du candidat Fillon n’y est sans doute pas étrangère. Face à ces menaces de retour en arrière, il est important que la loi donne aux femmes les moyens de défendre leur droit.