#26 TÉMOIGNAGE D’UN FRANÇAIS AU ROYAUME-UNI

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Je suis arrivé fin 2011 après avoir été recruté par un cabinet de conseil sur les énergies basé à Edimbourg, en Ecosse.

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

J’ai bien entendu été extrêmement déçu du résultat du vote du 23 juin. Mais, résidant dans une région qui a voté majoritairement Remain, mon entourage a été très solidaire. Mes collègues étaient par exemple aussi déprimés que moi par le résultat ! Les RH à mon travail suivent très attentivement les développements autour du Brexit et répètent régulièrement qu’elles sont déterminées à conserver les employés EU malgré le Brexit. Ce soutien permanent depuis juin dernier fait que je ne suis pas inquiet outre-mesure pour l’avenir. Je suis confiant pour mon emploi et sait que mon employeur cherchera à me conserver, quelles que soient les nouvelles règles en vigueur post-2019. Ceci étant dit, je remarque tout de même une libération de la parole anti-Européens depuis juin dernier. Peut-être que je fais aussi plus attention aux plaisanteries sur le sujet mais je trouve néanmoins que le vote a libéré une parole xénophobe chez certains individus.

3) Dans quelle mesure ce vote a-t-il influencé la relation que vous entretenez avec le pays et avec les Britanniques ainsi que vos projets futurs (en termes d’activité professionnelle, de mobilité et de choix lié à la nationalité) ?

Je me plais beaucoup au Royaume-Uni et continue d’apprécier la nature multi-culturelle du pays. Je ne prévois pas de quitter ce pays à moyen terme, même si on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait ! Niveau nationalité, je ne m’imagine pas demander la nationalité britannique, même si je suis résident ici depuis plus de 5 ans. Je suis également réticent à faire la demande de permis de résidence mais tant mon employeur que mon entourage m’incitent à le faire. Il est donc probable que je m’y attelle sous peu !

4) Quelles sont vos attentes vis-à-vis des gouvernements français et britannique, et de l’Union européenne ?

J’attends du gouvernement britannique qu’il maintienne les droits des résidents EU dans le pays. J’attends du gouvernement français qu’il fasse pression sur le gouvernement britannique pour le respect des citoyens EU au R-U. Et j’attends bien évidemment de nos élus – député(e) en tête – qu’ils continuent de sensibiliser les pouvoirs publics sur la situation des citoyens français au Royaume-Uni. Malgré les caricatures, nous sommes loin d’être tous des privilégiés cherchant à fuir l’impôt français !

 

#25 TÉMOIGNAGE D’UNE FRANÇAISE AU ROYAUME-UNI

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Je suis arrivée en Angleterre comme assistante française en 1969. Cela faisait partie de mes études pour ma licence d’anglais. Je suis revenue en France pour passer mes examens mais en 1970 j’ai décidé de revenir en Angleterre pour y trouver du travail. Je m’étais fait des amis à Londres et c’était une façon d’échapper à une atmosphère étouffante dans une famille difficile.

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

Dans un sens je m’attendais au résultat du référendum mais ça a quand même été un choc. J’avais remarqué que l’atmosphère avait beaucoup changé ces dernières années! Je n’ai pas eu de problèmes en particulier depuis mais je ne me sens plus chez moi et je trouve les critiques constantes vis à vis de l’UE très difficile à supporter. J’ai aussi du mal à dormir et je me fais du souci pour l’avenir. Lire la suite

Ma question écrite sur la diffusion de musique en ligne et la rémunération des auteurs

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J’ai souhaité attirer l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la nécessité d’approfondir la négociation avec les titulaires des droits sur les conditions financières de l’utilisation des œuvres musicales, en posant la question des bénéfices perçus par les géants du web. La législation européenne, conçue à la fin des années 1990 pour encourager le développement du commerce électronique en garantissant l’immunité des intermédiaires techniques, se révèle aujourd’hui en décalage avec la réalité du marché en ligne et des nouveaux acteurs qui tirent profit de la diffusion des œuvres sur Internet sans rémunérer leurs créateurs. Cette problématique de transfert de valeur est un enjeu considérable tant pour les créateurs que pour la diversité culturelle. Elle occupe aujourd’hui la première place des préoccupations de la communauté créative internationale. La France doit activement contribuer à corriger le transfert de valeur entre les acteurs de la musique et les intermédiaires de l’Internet qui tirent profit de la musique. La Commission européenne a présenté à l’automne 2016 un projet de directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique, qui va dans le sens d’une clarification du statut des plateformes en ligne et d’une négociation de contrats avec les titulaires de droit. Il conviendrait que le ministère porte au niveau européen cette idée d’un approfondissement de la rémunération des artistes et des créateurs pour soutenir la filière musicale française.

Le vote électronique pour les élections législatives n’aura pas lieu pour les Français de l’étranger

Matthias Fekl, le secrétaire d’État en charge des Français de l’étranger, a annoncé lundi 6 mars la suspension du vote par internet aux élections législatives en raison de menaces récurrentes de cyberattaques. C’est bien évidemment une grosse déconvenue pour les Français de l’étranger mais la menace est trop sérieuse et le risque d’annulation du vote trop grand. La France n’est d’ailleurs pas le seul pays à avoir renoncé à cette possibilité. Les Pays-Bas, où le vote électronique est possible depuis 2007, ont fait de même pour les législatives prévues ce 15 mars. Le vote électronique n’est d’ailleurs pas abandonné mais suspendu pour les élections législatives de cette année.

Quelles possibilités sont donc ouvertes aux Français de l’étranger ?

Élection du Président de la République

Élections du Député de la 3ème circonscription
Europe du Nord

A l’urne

OUI

OUI

Procuration

OUI

OUI

Vote électronique

NON

NON

Vote par correspondance

NON

OUI

Retour sur les différentes modalités de vote

Le vote à l’urne :

Afin de compenser les effets négatifs sur la participation de l’impossibilité de voter électroniquement, le gouvernement a annoncé que le recours à l’urne sera facilité par une augmentation du nombre de bureaux de vote pour les législatives.

Le vote par procuration :

Le vote par procuration est possible pour les législatives et les présidentielles et compte tenu de la suspension du vote électronique pour les législatives, des tournées consulaires supplémentaires seront organisées pour recueillir les procurations. Voici les démarches à suivre pour les procurations dressées à l’étranger:

Où puis-je dresser ma procuration ?

Consulat
Consul honoraire de nationalité française habilité

Quelles conditions ?

Justifier de son identité, attester sur l’honneur ne pouvoir se rendre au bureau de vote le jour du scrutin (sans justification) et posséder les renseignements concernant votre mandataire :

  • nom de famille (nom de jeune fille pour les femmes mariées)

  • prénoms de l’état civil

  • date de naissance

  • adresse complète

Votre mandataire doit être inscrit sur la même liste électorale que vous :

  • soit sur la liste électorale consulaire de votre lieu de résidence,

  • soit sur la liste électorale de la même commune de France.

Quelle durée ?

  • Soit un scrutin (1 ou 2 tours) ;

  • Soit pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans si vous êtes inscrit au consulat.

Comment ?

Vous pouvez désormais remplir le formulaire CERFA de demande de vote par procuration sur votre ordinateur, l’imprimer sur deux feuilles et l’apporter à votre consulat pour le signer en personne devant l’autorité consulaire. Le formulaire CERFA est disponible sous le lien suivant :

Formulaire Cerfa n°14952*01

Attention :
En aucun cas, les formulaires transmis par fax, courrier, courriel ou par un tiers ne pourront être traités.

Nombres de procuration pouvant être reçues par un mandataire

  • Pour voter à l’étranger (dans un poste consulaire) :
    3 procurations maximum : deux établies à l’étranger et une établie en France.

  • Pour voter en France :
    2 procurations maximum : soit deux établies à l’étranger ou une établie à l’étranger et une établie en France.

Le vote par correspondance

Le vote par correspondance est possible pour les législatives mais ne l’est pas pour les présidentielles. La démarche est simple, vous devez juste signaler par écrit à votre consulat votre souhait de voter par correspondance. La date limite de demande vient d’être repoussée au 14 avril 2017.

Le calendrier pour les Français résidant à l’étranger

A noter : Les Français résidant à l’étranger votent une semaine avant les Français résidant en France pour le premier tour des élections législatives 2017.

Ma question écrite sur la reconnaissance des diplômes en psychomotricité obtenus en Belgique

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J’ai attiré l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la situation des étudiants en psychométrie effectuant leur formation en Belgique. En septembre 2012, plusieurs hautes écoles francophones belges ont créé un baccalauréat en psychomotricité, filière paramédicale par ailleurs reconnue et réglementée en France. Le 19 octobre 2016, la ministre belge de la santé, Maggie De Block, a déclaré illégal l’exercice de cette profession, plongeant de facto les étudiants de cette filière dans un profond désarroi. Par conséquent, en France, les délégations régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale ont gelé les dossiers des professionnels diplômés en Belgique. Les professionnels exerçant la psychomotricité en Belgique sont susceptibles d’être poursuivis et les étudiants souhaitant poursuivre leur activité en France se voient pour l’instant dans l’impossibilité de continuer leur métier. Il est important de savoir si des équivalences de diplôme entre la France et la Belgique peuvent être instituées et si les étudiants français ayant obtenu leur diplôme en Belgique pourront exercer en France.