J’exprime ma solidarité au peuple et aux parlementaires britanniques touchés par l’attentat survenu à Londres

Un terrible attentat a frappé le quartier de Westminster à Londres et le Parlement britannique ce mercredi 22 mars.

J’exprime mon entière solidarité au peuple et aux parlementaires britanniques et transmets mes sincères condoléances aux blessés et aux familles des victimes.
D’après des informations confirmées par l’AFP, trois lycéens français en visite à Londres avec leur classe font partie des blessés. Je leur adresse, ainsi qu’à leurs camarades et à leurs familles, ma totale sympathie et leur assure de ma pleine disponibilité.

Je salue la rapidité de l’intervention des forces de l’ordre et des services de secours britanniques et le calme dont ont fait preuve les députés de la Chambre des Communes en pleine session parlementaire.

Alors que nous commémorons le triste anniversaire des attentats survenus à Bruxelles il y a un an jour pour jour, ces actes de nature terroriste qui ont frappé Londres nous rappellent que les risques d’attaques contre la démocratie restent permanents en France comme partout en Europe et dans le monde et nous encouragent à renforcer la collaboration européenne en matière de renseignement et de lutte contre la menace terroriste.

Compte-rendu de mon déplacement en Islande (17-19 mars)

Je me suis rendu à Reykjavik du 17 au 19 mars dernier. Accueilli par l’attaché de défense Danemark et Islande le lieutenant-colonel Johanic Galodé attendant les signaux du passage de la patrouille de France vers le Groenland, j’ai eu le plaisir au cours de ce séjour d’avoir des entretiens variés avec des Français résidant en Islande et des responsables islandais. Je tiens tout particulièrement à remercier les services réactifs de l’Ambassade de France à Reykjavik qui ont su trouver les relais et faciliter considérablement ce dernier déplacement dans le cadre de mon mandat. Le 18 mars au matin, au cours d’un entretien avec Gaëlle Hourriez-Bolâtre, chargée d’affaires de l’Ambassade, nous avons évoqué l’état des relations franco-islandaises. L’économie islandaise a connu un redressement en 2009 en misant sur le développement du tourisme qui est devenu le premier secteur à l’exportation devant la pêche (27% du PIB). L’Islande a investi dans la production d’énergie verte grâce à l’hydroélectricité et à la géothermie. L’augmentation du tourisme pose néanmoins des soucis pour la sécurisation des sites, la pollution de certaines aires et la montée des prix. Il suffit de se promener au centre de Reykjavik pour comprendre cette passion touristique quelles que soient les saisons. Notre pays a des capacités de gestion des masses touristiques et je suis sûr que ce savoir-faire sera utilisé dans nos relations commerciales.

J’ai tenu ensuite une permanence parlementaire au Consulat de France où j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec le docteur Bertrand Lauth, médecin référent de l’Ambassade. Spécialiste de la psychiatrie de l’enfant, le docteur travaille à l’Université de médecine de Reykjavik et monte régulièrement des colloques franco-islandais dans ce secteur. Ces colloques annuels se déroulent dans les deux langues et participent d’un dialogue médical entre spécialistes français et islandais. En cette journée internationale de la Francophonie, je tiens à saluer ces initiatives essentielles pour faire vivre une francophonie concrète et nécessaire. J’ai poursuivi les échanges avec le Consul, M. Olivier Dachicourt, qui nous a présenté les défis de l’activité consulaire en Islande. La communauté française d’Islande a considérablement augmenté ces dernières années et compte environ 530 ressortissants dont la plupart habite dans la région de Reykjavik. Cette communauté est relativement récente puisque les premières arrivées remontent aux années soixante. Ce fut un moment émouvant de rencontrer l’une des doyennes de la communauté habitant depuis quarante ans en Islande.

Ma conférence sur les conséquences du Brexit

Accueilli par son dynamique directeur Jean-François Rochard, j’ai tenu une conférence à l’Alliance française de Reykjavik sur les conséquences du Brexit pour l’Europe du Nord en rappelant les différentes étapes du débat politique britannique et sur l’analyse des conséquences en évoquant les conclusions de la mission d’information créée à l’Assemblée Nationale. Le diplomate islandais travaillant sur le Brexit, M. Gunnar Snorri Gunnarsson, était également présent et a mis en évidence les inquiétudes islandaises car la priorité pour le Royaume-Uni est de préparer sa sortie et de négocier des accords avec tous les pays de l’Union avant de s’intéresser aux pays extérieurs à l’Union. Au-delà de la situation, j’ai tenu à montrer les conséquences concrètes du Brexit sur les conditions de résidence, la recherche et l’enseignement supérieur en Grande-Bretagne. Árni Páll Árnosson, ancien ministre social-démocrate des finances et des affaires sociales, était présent à cette réunion pour discuter des inquiétudes islandaises sur la défense et les nouvelles alliances politiques à chercher.

Avec le diplomate islandais Gunnar Snorri Gunnarsson
Avec Árni Páll Árnosson, ancien ministre social-démocrate des finances et des affaires sociales

La journée s’est achevée par un dîner en présence d’Einar Hermannsson, Président de l’Alliance française de Reykjavik et directeur de JCDecaux, Arielle Mabilat, membre du comité administratif de l’Ambassade et établie en Islande depuis 28 ans, Marion Herrera, présidente de l’association des parents d’enfants francophones et professeure de philosophie, le lieutenant-colonel Johanic Galodé, Gaëlle Hourriez-Bolâtre et Stéphane Aubergy, guide, importateur de vins et champagnes et membre du conseil administratif de la chambre de commerce franco-islandaise. Ces échanges m’ont beaucoup plu car ces Français sont établis depuis longtemps en Islande, avec un amour de leur pays de résidence et leur volonté de mettre en place des passerelles interculturelles au sein de leur activité. Un vrai symbole pour cette francophonie du Nord que j’ai tenu à représenter depuis le début de mon mandat.

Dernière infolettre de mon mandat

Voici la dernière infolettre de mon mandat (disponible ici), je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne continuation dans un esprit de combat et de lucidité par rapport aux défis collectifs qui nous attendent.

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Madame, Monsieur, chères et chers concitoyens d’Europe du Nord,

Presque trois années pour vous représenter avec à la clé des joies immenses, des moments de doute, des événements tragiques vécus à vos côtés. Je repars avec beaucoup de fierté de m’être battu pour vos droits au moment où le gouvernement britannique s’apprête à lancer l’article 50 qui aura des conséquences plus qu’incertaines pour vous, citoyens européens, pour l’Union européenne, pour le Royaume-Uni, mais aussi pour tous les autres pays d’Europe du Nord.

C’est pour cela qu’avoir un(e) député(e) représentant les Français établis en Europe du Nord a du sens à une époque où les changements géopolitiques sont majeurs, pour protéger la liberté de circulation et d’échanges et pour maintenir une ouverture vers les autres. Que vous soyez installés temporairement ou définitivement dans un pays d’Europe du Nord, binationaux ou pas, un représentant doit pouvoir établir des liens avec la France dans un jeu d’expatriation/impatriation. Il faut pour cela que vous veniez participer aux prochaines échéances électorales car elles seront capitales pour l’avenir de la France et pour définir un cap dans ce monde tellement incertain.

Le gouvernement a décidé d’annuler le vote électronique pour les élections législatives, ce qui a provoqué votre colère. Cette colère, je l’entends car elle est saine. Votre aspiration à participer aux élections, je la comprends et la fais mienne. Les conditions de sécurité n’étant pas réunies après les tests effectués par le Ministère, les autorités, sur la base de renseignements fiables et raisonnés, ont préféré ne pas prendre de risques. Cela signifie qu’il est possible de voter à l’urne, par procuration et par correspondance (seulement aux législatives pour cette dernière option, et à condition de s’inscrire auprès de votre Consulat jusqu’au 14 avril prochain).

Je me rendrai en Islande du 17 au 19 mars pour un dernier déplacement afin de rendre compte de mon mandat et d’y donner une conférence à l’Alliance française de Reykjavik sur les conséquences du Brexit en Europe du Nord (samedi 18 mars à 14.30). À partir du 28 mars prochain, Axelle Lemaire reprendra le flambeau pour vous représenter jusqu’au mois de juin, je vous laisse le soin de la contacter pour tous les sujets qui vous préoccupent.

Fidèle à ma conception (https://christophepremat.com/2014/05/22/un-nordique-a-lassemblee-nationale/) et à mon projet de circonscription sur la francophonie du nord (https://christophepremat.com/2014/07/17/francophonies-du-nord-un-veritable-souffle-pour-la-troisieme-circonscription/), je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne continuation dans un esprit de combat et de lucidité par rapport aux défis collectifs qui nous attendent.

Avec mes très sincères salutations,

Christophe Premat

Déplacement en Islande samedi 18 mars 2017

Chères concitoyennes, chers concitoyens d’Islande,

J’ai choisi d’organiser le dernier déplacement de mon mandat de député en Islande le samedi 18 mars 2017.

A cette occasion, j’ai le plaisir de vous convier à une rencontre-débat sur les conséquences du Brexit pour l’Europe du Nord.

Je vous donne rendez-vous à 14h30 à l’Alliance française de Reykjavik (Tryggvagata 8, plan).  A l’issue de cette rencontre, nous partagerons un moment convivial autour d’un verre de l’amitié.

Pour celles et ceux d’entre vous qui le souhaitent, je vous propose également de vous rencontrer individuellement à l’occasion d’une permanence parlementaire afin d’échanger avec vous sur vos préoccupations en tant que Français établis à l’étranger. Celle-ci se tiendra de 10h à 12h à l’Ambassade de France (Túngata 22, 101 Reykjavík, plan).

Pour participer à la réunion publique et vous inscrire à la permanence parlementaire, merci de nous écrire à cette adresse: tl.cpremat@clb-dep.fr

Au plaisir de vous retrouver !

 

#26 TÉMOIGNAGE D’UN FRANÇAIS AU ROYAUME-UNI

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Je suis arrivé fin 2011 après avoir été recruté par un cabinet de conseil sur les énergies basé à Edimbourg, en Ecosse.

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

J’ai bien entendu été extrêmement déçu du résultat du vote du 23 juin. Mais, résidant dans une région qui a voté majoritairement Remain, mon entourage a été très solidaire. Mes collègues étaient par exemple aussi déprimés que moi par le résultat ! Les RH à mon travail suivent très attentivement les développements autour du Brexit et répètent régulièrement qu’elles sont déterminées à conserver les employés EU malgré le Brexit. Ce soutien permanent depuis juin dernier fait que je ne suis pas inquiet outre-mesure pour l’avenir. Je suis confiant pour mon emploi et sait que mon employeur cherchera à me conserver, quelles que soient les nouvelles règles en vigueur post-2019. Ceci étant dit, je remarque tout de même une libération de la parole anti-Européens depuis juin dernier. Peut-être que je fais aussi plus attention aux plaisanteries sur le sujet mais je trouve néanmoins que le vote a libéré une parole xénophobe chez certains individus.

3) Dans quelle mesure ce vote a-t-il influencé la relation que vous entretenez avec le pays et avec les Britanniques ainsi que vos projets futurs (en termes d’activité professionnelle, de mobilité et de choix lié à la nationalité) ?

Je me plais beaucoup au Royaume-Uni et continue d’apprécier la nature multi-culturelle du pays. Je ne prévois pas de quitter ce pays à moyen terme, même si on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait ! Niveau nationalité, je ne m’imagine pas demander la nationalité britannique, même si je suis résident ici depuis plus de 5 ans. Je suis également réticent à faire la demande de permis de résidence mais tant mon employeur que mon entourage m’incitent à le faire. Il est donc probable que je m’y attelle sous peu !

4) Quelles sont vos attentes vis-à-vis des gouvernements français et britannique, et de l’Union européenne ?

J’attends du gouvernement britannique qu’il maintienne les droits des résidents EU dans le pays. J’attends du gouvernement français qu’il fasse pression sur le gouvernement britannique pour le respect des citoyens EU au R-U. Et j’attends bien évidemment de nos élus – député(e) en tête – qu’ils continuent de sensibiliser les pouvoirs publics sur la situation des citoyens français au Royaume-Uni. Malgré les caricatures, nous sommes loin d’être tous des privilégiés cherchant à fuir l’impôt français !