#10 BREXIT – TÉMOIGNAGE D’UNE FRANÇAISE AU ROYAUME-UNI

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Grâce à deux Erasmus/Double diplôme dans le cadre de mon parcours universitaire en France, j’ai eu l’occasion de découvrir le Royaume-Uni en vivant un an à Edimbourg et un an à Plymouth. Ces deux années m’ont plu et quand en cherchant un V.I.E j’ai pu reproduire l’expérience via mon entreprise française, à Bristol, je n’ai pas hésité ! La combinaison de contrat français et vie au Royaume-Uni m’enchantait pour débuter ma carrière professionnelle et encore approfondir ma connaissance de ce pays.

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

J’ai ressenti une plus grande hostilité, sous la forme de débats sur les « problèmes » migratoires très ouvertement discutés. Beaucoup de racisme « léger », c’est-à-dire beaucoup plus de « dans ce pays vous savez madame », au travail et en dehors du travail. Ces remarques ont été dites à chaque fois dans un environnement plus rurale – en weekend sur l’Isle de Wight ou au travail, dans la campagne du Gloucestershire. 

Je n’ai dans ma sphère privée jamais rencontré ce genre de propos et au contraire j’ai ressenti une plus grande empathie et une tristesse globale de la part de mes amis anglais lorsque le sujet du Brexit était évoqué. Mes amis sont jeunes, moins de 30 ans, tous éduquées et tous très  favorables au Labour Party depuis des années. Lire la suite

Permanence téléphonique le jeudi 25 août sur le thème du Brexit

Je suis heureux de pouvoir tenir des permanences téléphoniques estivales sur les conséquences du Brexit. La prochaine aura lieu le jeudi 25 août entre 20h et 22h, heure anglaise, afin que les Français établis au Royaume-Uni qui le souhaitent puissent s’entretenir avec moi sur ce sujet. D’autres créneaux horaires pourront être suggérés.

Le principe est simple : vous vous inscrivez auprès de mon équipe via l’adresse ml.cpremat@clb-dep.fr en indiquant votre numéro de téléphone et vos questions. Nous reviendrons alors vers vous avec un planning précis.

#20 PORTRAITS DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER

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Je suis ravi de vous présenter le portrait d’un Français établi à Vilnius, Lituanie depuis 17 ans.

1/ Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer à l’étranger ?

J’ai suivi le cursus pour l’obtention de mes CAP de boulangerie et de pâtisserie entre 1988 (j’avais 16 ans) et 1991. A partir de 1991, dans le cadre du marché unique européen en gestation, le Conseil régional d’Ile de France a organisé un dispositif (stage linguistique, aide à la recherche d’un emploi…) centré sur l’artisanat, qui m’a permis de décrocher un emploi à Londres à partir de janvier 1992, puis un second, jusqu’à mon retour en France en juin 1993. A l’époque ma motivation était d’accumuler des expériences et de voyager à l’étranger.

A mon retour j’ai suivi une formation en alternance d’un an pour l’obtention d’un brevet professionnel en boulangerie, à l’intérieur duquel était organisé un échange avec des étudiants de Saint-Petersbourg, de là démarre ma motivation pour les pays de l’Est.

Chef boulanger en 1997, l’étape d’après aurait été d’ouvrir ma boulangerie, mais dans mon cas, à 25 ans, sans relations, ça s’est avéré trop difficile. J’étais donc dans une voie de garage.

En 1999, un de mes anciens examinateurs, devenu retraité, aidait une chaîne de grandes surfaces installée en Lituanie à créer des boulangeries. Mon premier séjour à Vilnius est intervenu en juillet 1999 et a duré deux semaines. On m’a alors proposé un contrat de travail comme responsable du développement des boulangeries et pâtisseries de cette chaîne, et j’ai commencé en septembre. C’était le moyen de sortir de la routine, et de l’identité qui m’était assignée d’»arabe de banlieue ».

En parallèle j’ai rencontré dès mon premier séjour à Vilnius celle qui deviendra mon épouse, avec laquelle j’ai maintenant deux enfants.

2/ Pouvez-vous nous raconter votre parcours professionnel et personnel d’expatrié depuis votre installation jusqu’à aujourd’hui et la relation que vous entretenez avec le pays dans lequel vous vivez ?

En 2004, après 5 ans à développer les boulangeries/pâtisserie de la chaîne, j’ai ouvert ma boulangerie, avec une aide financière de mon ancien employeur. Au bout de 5 ans, du fait du propriétaire, j’ai été contraint de fermer la boulangerie et de me mettre à chercher du travail, tout en effectuant des missions en « free-lance » (également hors de Lituanie, au Kazakhstan, au Belarus et en Russie). Finalement en 2011 j’ai été embauché par la première chaîne de supermarchés du pays, comme responsable production-suivi de la qualité des boulangeries-pâtisseries.

Au bout de 16 ans de séjour en Lituanie, je peux dire qu’il m’a bien fallu dix ans pour franchir toutes les barrières linguistiques et culturelles. Bien que les mentalités évoluent, il m’arrive cependant encore d’être témoin de manifestations de xénophobie qui me révoltent toujours.

3/ Quelles sont les spécificités locales de votre pays d’accueil qui pourraient être les plus bénéfiques à transposer en France ?

La capacité de se transformer, des possibilités plus importantes d’évolution professionnelle en fonction des seuls talents et compétences .

4/ Qu’est-ce que vous apporte le fait d’être Français dans votre pays d’accueil ?

Outre une certaine francophilie ambiante, dans mon domaine professionnel ça vaut reconnaissance de compétence.

#18 PORTRAITS DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER

Je suis ravi de vous présenter le portrait d’une française établie à Londres depuis 8 ans.
Capture d’écran 2015-09-10 à 13.47.54Ce visuel me represente bien – je suis sur scène avec ma troupe (je porte la robe verte).

1/ Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni? 

Je me suis installée à Londres il y a 8 ans, j’avais 29 ans. J’avais fait toutes mes études en France et je travaillais depuis quelques années à Paris où j’avais grandi. Une envie de changement, de découvrir cette ville merveilleuse, énergique et entreprenante fut ma principale motivation. Jamais je n’aurai pensé y rester si longtemps.

2/ Pouvez-vous nous raconter votre parcours professionnel et personnel d’expatrié depuis votre installation jusqu’à aujourd’hui  et la relation que vous entretenez avec le Royaume-Uni ? 

J’ai deux vies professionnelles, le conseil en innovation et en marketing et le théâtre. Après avoir travaillé de nombreuses années chez L’Oréal à Paris puis Reckitt et Unilever à Londres, j’ai créé Brand Opium, une société de conseil en tendances, innovation et études marketing. Avec mes clients, nous développons les innovations de demain. J’ai également créé avec des amis une compagnie de théâtre Tamise en Scène, qui est rapidement devenue l’une des compagnies de théâtre préférées des français de Londres. Nous montons depuis 2008 des pièces de théâtre, et nous nous avons joué dans de nombreux théâtres de la ville : Steiner Theatre, Canal Cafe Theatre, Hen & Chickens, Leicester Square Theatre et bientôt au Chelsea Theatre. Nous organisons également des concerts. A la demande du public, nous avons développé des ateliers de théâtre pour permettre à d’autres de goûter aux joies de la scène. Un vrai succès. Tamise en Scène me permet non seulement de pratiquer ma passion, mais également de rester en étroit lien avec la communauté française de Londres.

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#17 PORTRAITS DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER

Aujourd’hui je vous présente le portrait d’une Française installée en Suède depuis plus de 30 ans.

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1)      Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer à l’étranger ?

J’ai rencontré à l’âge de 24 ans un Suédois venu étudier en France et je cherchais un pays d’Europe de l’Ouest où m´établir pour y enseigner le français comme langue étrangère. Ayant étudié l’allemand à l’université en France, j’avais eu l’occasion de participer à des échanges en Allemagne de l’Ouest et en Autriche, pays dans lequel j’avais passé une année comme assistante de français (1978). J’ aurais bien voulu m’ installer en Autriche mais ce pays était à l´époque très protectionniste et il était très difficile pour un étranger de s’y procurer un permis de travail. Mon expérience en Allemagne n’était pas positive, ceci dû à une pollution industrielle extrême dans la région où j’avais été envoyée en échange. Je ne savais absolument rien à l´époque sur la Suède mais j’en avais une impression plutôt bonne. Et il s’avérait qu’avec l’ aide de mon petit ami suédois il était tout à fait envisageable de quitter la France pour la Suède. Et à l’âge de 24 ans on est prêt à prendre des risques, d’autant plus que ma situation à l´époque de maîtresse auxiliaire d’allemand n’avait absolument rien d’excitant ! Il s’ agissait plutôt de trouver une porte de sortie pour quitter cette galère !

2)      Pouvez-vous nous raconter votre parcours professionnel et personnel d’expatrié depuis votre installation jusqu’à aujourd’hui et la relation que vous entretenez avec le pays dans lequel vous vivez ?

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