Déplacement en Islande samedi 18 mars 2017

Chères concitoyennes, chers concitoyens d’Islande,

J’ai choisi d’organiser le dernier déplacement de mon mandat de député en Islande le samedi 18 mars 2017.

A cette occasion, j’ai le plaisir de vous convier à une rencontre-débat sur les conséquences du Brexit pour l’Europe du Nord.

Je vous donne rendez-vous à 14h30 à l’Alliance française de Reykjavik (Tryggvagata 8, plan).  A l’issue de cette rencontre, nous partagerons un moment convivial autour d’un verre de l’amitié.

Pour celles et ceux d’entre vous qui le souhaitent, je vous propose également de vous rencontrer individuellement à l’occasion d’une permanence parlementaire afin d’échanger avec vous sur vos préoccupations en tant que Français établis à l’étranger. Celle-ci se tiendra de 10h à 12h à l’Ambassade de France (Túngata 22, 101 Reykjavík, plan).

Pour participer à la réunion publique et vous inscrire à la permanence parlementaire, merci de nous écrire à cette adresse: tl.cpremat@clb-dep.fr

Au plaisir de vous retrouver !

 

#26 TÉMOIGNAGE D’UN FRANÇAIS AU ROYAUME-UNI

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Je suis arrivé fin 2011 après avoir été recruté par un cabinet de conseil sur les énergies basé à Edimbourg, en Ecosse.

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

J’ai bien entendu été extrêmement déçu du résultat du vote du 23 juin. Mais, résidant dans une région qui a voté majoritairement Remain, mon entourage a été très solidaire. Mes collègues étaient par exemple aussi déprimés que moi par le résultat ! Les RH à mon travail suivent très attentivement les développements autour du Brexit et répètent régulièrement qu’elles sont déterminées à conserver les employés EU malgré le Brexit. Ce soutien permanent depuis juin dernier fait que je ne suis pas inquiet outre-mesure pour l’avenir. Je suis confiant pour mon emploi et sait que mon employeur cherchera à me conserver, quelles que soient les nouvelles règles en vigueur post-2019. Ceci étant dit, je remarque tout de même une libération de la parole anti-Européens depuis juin dernier. Peut-être que je fais aussi plus attention aux plaisanteries sur le sujet mais je trouve néanmoins que le vote a libéré une parole xénophobe chez certains individus.

3) Dans quelle mesure ce vote a-t-il influencé la relation que vous entretenez avec le pays et avec les Britanniques ainsi que vos projets futurs (en termes d’activité professionnelle, de mobilité et de choix lié à la nationalité) ?

Je me plais beaucoup au Royaume-Uni et continue d’apprécier la nature multi-culturelle du pays. Je ne prévois pas de quitter ce pays à moyen terme, même si on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait ! Niveau nationalité, je ne m’imagine pas demander la nationalité britannique, même si je suis résident ici depuis plus de 5 ans. Je suis également réticent à faire la demande de permis de résidence mais tant mon employeur que mon entourage m’incitent à le faire. Il est donc probable que je m’y attelle sous peu !

4) Quelles sont vos attentes vis-à-vis des gouvernements français et britannique, et de l’Union européenne ?

J’attends du gouvernement britannique qu’il maintienne les droits des résidents EU dans le pays. J’attends du gouvernement français qu’il fasse pression sur le gouvernement britannique pour le respect des citoyens EU au R-U. Et j’attends bien évidemment de nos élus – député(e) en tête – qu’ils continuent de sensibiliser les pouvoirs publics sur la situation des citoyens français au Royaume-Uni. Malgré les caricatures, nous sommes loin d’être tous des privilégiés cherchant à fuir l’impôt français !

 

Compte-rendu de mon déplacement à Copenhague le 8 mars 2017

Le 8 mars dernier, je me suis rendu à Copenhague pour y rencontrer nos compatriotes et nos forces vives. La Chambre de Commerce franco-danoise m’a accueilli en présence du conseiller consulaire Luc de Visme pour un échange avec des entrepreneurs travaillant dans le numérique, l’ingénierie de l’éducation et le développement durable. Les relations franco-danoises économiques sont largement perfectibles même si pour des investisseurs danois, des craintes subsistent quant à la stabilité de l’environnement économique français. Ce fut l’occasion de rappeler les efforts effectués depuis quelques années sur l’exportation et la simplification des démarches administratives. Cela étant, je me sens une responsabilité comme parlementaire dans les mesures fiscales car la fiscalité ressort souvent plus complexe des débats budgétaires tenus au Parlement. Pour avoir une lisibilité fiscale, il faudrait pouvoir tester les mêmes dispositifs au cours d’un quinquennat en diminuant les ajustements. Mon ressenti est que le fait de détricoter certaines mesures fiscales tient également au poids des lobbies qui profitent des navettes parlementaires entre l’Assemblée Nationale et le Sénat. Lors de cette rencontre, j’ai été heureux de pouvoir saluer le prix French Tech du Danemark, Aurélia Durand, de la start-up Harmonirak (http://www.doubleu.dk/) accordé par la Chambre de Commerce franco-danoise et financé en partie sur ma réserve parlementaire.

J’ai continué mes visites avec Luc de Visme par un entretien au Parlement danois avec la députée social-démocrate Yildiz Ardogan avec laquelle nous avons évoqué le futur européen, les nouvelles initiatives européennes des États-membres, la montée des revendications nationalistes et les nouvelles alliances politiques possibles. Nous avons pu comprendre tout ce qui sépare un système institutionnel favorisant les coalitions et les convergences sur certaines politiques publiques de notre système majoritaire. La social-démocratie au niveau européen gagnerait à se faire entendre sur une position de convergence des normes sociales et fiscales. Je me suis ensuite rendu au lycée français pour rencontrer les enseignants afin de discuter des évolutions de l’AEFE et de notre réseau éducatif et culturel dans le monde dans un contexte d’incertitude géopolitique. J’ai eu ensuite le plaisir de répondre aux questions d’une classe de lycéens sur le mandat de député des Français de l’étranger. L’après-midi s’est poursuivi par des permanences parlementaires et une réunion publique autour du thème « transparence et politique », organisée en partenariat avec la section du parti socialiste français au Danemark.

Les colères sont fortes à l’égard d’un système politique à bout de souffle. Si le jeu politique semble en apparence ouvert, ce n’est pas tant par des difficultés conjoncturelles qu’un cycle qui s’achève. En ce sens, il y aura une révolution institutionnelle qui nous permettra peut-être de rétablir des règles et une ligne politique lisible et assumée. J’ai eu le plaisir d’interroger deux étudiants bénéficiant du SU danois, l’équivalent du revenu universel proposé par Benoît Hamon. Les conditions sont spécifiques, l’avantage est que ce revenu garantit une autonomie à des jeunes danois qui trouvent la capacité de développer un projet entrepreneurial ou d’une autre nature. C’est en ce sens qu’une telle proposition devrait être débattue. La journée s’est conclue par un pot d’amitié avec l’association Français du Monde au Danemark présidée par Sylvie Guetienne que je tiens tout particulièrement à saluer et à remercier.

#25 TÉMOIGNAGE D’UNE FRANÇAISE AU ROYAUME-UNI

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Je suis arrivée en Angleterre comme assistante française en 1969. Cela faisait partie de mes études pour ma licence d’anglais. Je suis revenue en France pour passer mes examens mais en 1970 j’ai décidé de revenir en Angleterre pour y trouver du travail. Je m’étais fait des amis à Londres et c’était une façon d’échapper à une atmosphère étouffante dans une famille difficile.

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

Dans un sens je m’attendais au résultat du référendum mais ça a quand même été un choc. J’avais remarqué que l’atmosphère avait beaucoup changé ces dernières années! Je n’ai pas eu de problèmes en particulier depuis mais je ne me sens plus chez moi et je trouve les critiques constantes vis à vis de l’UE très difficile à supporter. J’ai aussi du mal à dormir et je me fais du souci pour l’avenir. Lire la suite

Ma question écrite sur la diffusion de musique en ligne et la rémunération des auteurs

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J’ai souhaité attirer l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la nécessité d’approfondir la négociation avec les titulaires des droits sur les conditions financières de l’utilisation des œuvres musicales, en posant la question des bénéfices perçus par les géants du web. La législation européenne, conçue à la fin des années 1990 pour encourager le développement du commerce électronique en garantissant l’immunité des intermédiaires techniques, se révèle aujourd’hui en décalage avec la réalité du marché en ligne et des nouveaux acteurs qui tirent profit de la diffusion des œuvres sur Internet sans rémunérer leurs créateurs. Cette problématique de transfert de valeur est un enjeu considérable tant pour les créateurs que pour la diversité culturelle. Elle occupe aujourd’hui la première place des préoccupations de la communauté créative internationale. La France doit activement contribuer à corriger le transfert de valeur entre les acteurs de la musique et les intermédiaires de l’Internet qui tirent profit de la musique. La Commission européenne a présenté à l’automne 2016 un projet de directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique, qui va dans le sens d’une clarification du statut des plateformes en ligne et d’une négociation de contrats avec les titulaires de droit. Il conviendrait que le ministère porte au niveau européen cette idée d’un approfondissement de la rémunération des artistes et des créateurs pour soutenir la filière musicale française.