Compte-rendu de mon déplacement à Aberdeen le 12 février 2016

Troisième ville d’Ecosse en termes de population, Aberdeen compte également la troisième communauté française de la région  après Edimbourg et Glasgow.

A l’occasion de mon déplacement le vendredi 12 février dans cette ville située sur les bords de la mer du Nord au nord-est de la Grande-Bretagne, j’ai eu le plaisir et l’honneur de m’entretenir avec George Adam, Lord Provost de la ville d’Aberdeen, fonction remplissant les missions à la fois de maire et de représentant local de la Reine.

Accompagné de David Bell, consul honoraire de France, d’Emmanuel Cocher, consul général à Edimbourg, et de Christian Albuisson, conseiller consulaire, cette rencontre a permis d’aborder les sujets de politiques intérieure, européenne et internationale tels que la perception française du référendum écossais, les enjeux européens d’une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne ou encore les conséquences de la chute du prix du pétrole sur l’industrie de la ville surnommée «capitale pétrolière de l’Europe» depuis la découverte dans les années 1970 de gisements de pétrole dans la mer du Nord.

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De gauche à droite : Christian Albuisson, Lord Provost George Adam, Emmanuel Cocher, David Bell

La ville compte plusieurs communautés d’origine étrangère parmi lesquelles Lire la suite

Déplacement à Aberdeen le 12 février

J’ai le plaisir de vous informer que je serai en déplacement à Aberdeen le 12 février prochain.

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Ce déplacement me permettra de visiter le lycée français MLF-TOTAL et de rencontrer les parents délégués ainsi que le corps enseignant.

J’aurai le plaisir de m’entretenir avec Lire la suite

Infolettre du mois de février 2016

Chères et chers concitoyens d’Europe du Nord,

Je partage le constat du philosophe Gilbert Simondon qui évoquait dans son grand ouvrage Du mode d’existence des objets techniques la nécessité de développer une culture des objets techniques. Je pense même que cette conception doit être réactualisée pour pouvoir partager une culture des objets numériques, des objets connectés qui nous environnent, nous facilitent la vie mais parfois nous surveillent aussi. Il est ainsi essentiel de légiférer sur ce secteur et de proposer une République numérique.

La secrétaire d’Etat au numérique Axelle Lemaire a porté avec succès ce projet en s’appuyant sur une méthode participative avec notamment une phase d’élaboration citoyenne qui a modifié le profil initial du projet de loi.  Les amendements citoyens ont été ensuite discutés et confirmés par les discussions parlementaires. Ce texte dépassait les clivages traditionnels et il fallait faire preuve de prudence pour ne pas non plus surdéterminer certaines contraintes que le Législateur aurait été tenté d’ajouter.

Neutralité du net, portabilité des données d’un fournisseur d’accès à un autre,  protection des données personnelles avec une demande de consentement express en cas d’analyse des contenus de messagerie, les discussions parlementaires ont permis d’approfondir d’autres dimensions dont l’habilitation des associations de défense du domaine public et de promotion de la diffusion des savoirs pour ester en justice en cas d’atteinte à la libre réutilisation des œuvres entrées dans le domaine public.

C’est une discussion que nous avons eue en commission des affaires culturelles lors de l’examen du projet de loi « Liberté de création, architecture et patrimoine ». La définition d’un domaine public dépend en grande partie de directives européennes sur le droit d’auteur. En l’occurrence, il est juste que des œuvres entrées dans le domaine public soient disponibles pour tous.

Je me réjouis également que nous ayons abordé les questions de souveraineté numérique face aux géants du net (les GAFA), avec notamment la nécessité d’élaborer nos propres systèmes de codage, nous sommes revenus implicitement aux origines du système internet qui était une excroissance du système de défense américain. Il n’est ainsi pas exagéré de se poser ce type de questions lorsque nous définissons les principes d’une république numérique inclusive.

Avec mes sentiments dévoués,

Christophe Premat

Vous pouvez retrouver l’intégralité de mon infolettre ICI.