ONU – VIOLENCES ETHNIQUES ET RELIGIEUSES AU MOYEN-ORIENT

ONU : réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie
Laurent Fabius a présidé le 27 mars à New York un débat du Conseil de sécurité des Nations unies sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient. 
Le Ministre a souhaité mobiliser d’urgence la communauté internationale face aux persécutions systématiques commises par les groupes terroristes contre les Chrétiens d’Orient et d’autres minorités. Le Secrétaire Général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, Monsieur Zeid Ra’ad Al Hussein, ainsi que des représentants religieux et de la société civile, sont intervenus en ouverture de ce débat public, auquel l’ensemble des Etats membres des Nations unies pourront participer. L’objectif de la réunion est de proposer, sous l’égide des Nations unies, une charte d’action pour mettre un terme à l’entreprise d’éradication et d’extermination conduite par Daech et préserver la diversité du Moyen-Orient.

C’est une question que je suis de très près au sein du groupe d’études de l’Assemblée Nationale sur les Chrétiens d’Orient et où il existe un consensus de tous les partis politiques sur ce sujet. C’est d’ailleurs en ce sens que j’ai signé une tribune au sujet des coptes d’Egypte. 

Situation en Ukraine

1099873__paper-supply-ukraine-flag-wikipedia-commons-brought_pJ’ai interrogé ce mardi 3 juin le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, sur le position de la France face à la situation politique en Ukraine.

M. Christophe Premat interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la pertinence de soutenir en Ukraine, à l’approche des élections présidentielles, un système d’institutions basées sur un régime présidentiel alors même que l’histoire contemporaine et récente du pays peut nous faire douter du bien-fondé de ce choix. Comme il le sait, la tenue d’élections libres et transparentes demeure le fondement de tout système démocratique. C’est ce qu’avait affirmé la commission de Venise pour la démocratie par le droit, l’organe consultatif du Conseil de l’Europe, à la faveur de l’assistance rédactionnelle qu’elle avait apportée à l’Ukraine au cours des années 1990. Ces deux conditions, comme le montre l’actualité récente, ne sont pas réunies sur tout le territoire: régime d’occupation en Crimée ; régime de quasi-guerre civile dans le Donbass, dans les régions de Louhansk et de Donetsk ; intimidations et accès non équitable à l’information ailleurs. Plusieurs chercheurs reconnus, parmi lesquels le politiste allemand Andreas Umland, encore dans un manifeste récent paru le 6 mai 2014 dans The Globalist, ont montré que la situation actuelle appelait un changement des institutions, prescrivant, à partir d’un accord global avec la Rada, l’adoption (avec une majorité de 300 députés) de réformes constitutionnelles ouvrant la voie à un régime de transition comme cela avait été le cas en 1995-96, dans le but de parvenir à mettre en place un système parlementaire avec un équilibre géographique pour les postes-clés, une exclusion des élites radicalisées pour ces postes et une élection présidentielle au suffrage indirect. Il souhaiterait connaître la position de la France dans une perspective bilatérale et européenne sur les modalités du scénario institutionnel transitoire envisagé en Ukraine.