Permanence parlementaire et réunion publique à Londres le 02 mars en direct sur Facebook Live

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J’ai le plaisir de vous convier à une rencontre le jeudi 2 mars, à 19h, à Londres, pour échanger sur l’actualité et sur vos préoccupations. Je me propose de répondre à vos questions sur les conséquences du vote Brexit, sur les retraites, les échéances électorales 2017, la mobilité en Europe du Nord ainsi que sur tous les autres sujets que vous souhaiteriez aborder à cette occasion.

Je n’oublie pas les gens de la circonscription résidant hors de Londres et la réunion sera retransmise en direct sur ma page Facebook et vous pourrez me poser des questions en direct.
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Lieu: Cathedral View, St Vincent’s Centre, Carlisle Place, SW1P 1NL (métro le plus proche: Victoria)

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La réunion sera précédée d’une permanence parlementaire de 15h à 18h à Camden Town, afin que celles et ceux qui le souhaitent puissent s’entretenir avec moi, individuellement. Pour cela, merci de vous inscrire obligatoirement à cette adresse: am.cpremat@clb-dep.fr.

A très vite!

#21 Témoignage d’une Française au Royaume-Uni

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Je suis arrivée en Angleterre en 2005 en tant qu’ambassadrice de la ville d’Angers afin de promouvoir et renforcer les relations de jumelages avec la ville de Wigan (dans le Nord West du Royaume Uni). L’année auparavant, j’étais partie quelques mois en Australie ou j’ai rencontré mon petit ami, un britannique originaire de Londres. Nous avons repris notre relation lorsque je suis arrivée à Wigan. Ce petit-ami est devenu mon mari, nous vivons depuis quelques années à Londres et avons fondé une famille.

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

Rien n’a changé concrètement dans mon quotidien, j’ai l’énorme chance de vivre dans un quartier très cosmopolite de Londres. J’ai cependant ressenti un profond impact psychologique et une angoisse quasi-quotidienne vis a vis de mes droits et l’accès à la société britannique post-Brexit. Les discours successifs du gouvernement notamment au mois de Septembre ont remis en cause mon existence dans ce pays et celle de ma famille. Je n’ai pas eu le droit de voter dans ce referendum, cependant mes droits seront éventuellement affectés et ceci sans un mot à dire. Je me sens en otage du Brexit. Lire la suite

BREXIT – Les barrières administratives pour les ressortissants européens doivent être levées : mon courrier à Amber Rudd

Depuis le 23 juin 2016, vous êtes nombreux à vous être trouvés confrontés à la difficulté d’obtenir une carte de résidence permanente auprès du Home Office. Vos difficultés, telles que vous me les avez rapportées, vont de l’impossibilité à lister tous vos déplacements hors du Royaume-Uni, à la non-possession d’une « comprehensive health insurance » ou encore à la difficulté de présenter au Home Office tous les documents requis. Alors certes, cette carte ne confère aucun droit supplémentaire, mais dans le contexte actuel de grande incertitude, elle a le grand avantage de témoigner du fait qu’une personne exerce son droit à la libre circulation en accord avec les traités européens.
Là où le bât blesse cependant, c’est que les autorités britanniques ont grandement compliqué les démarches en vue de l’obtention de cette carte depuis 2008. Alors qu’à l’époque le formulaire faisait treize pages et que la démarche était gratuite, le formulaire fait désormais, vous le savez, quatre-vingt-cinq pages et la démarche coûte £65. L’obtention de cette carte est pourtant, depuis novembre 2015, une étape nécessaire pour ceux souhaitant acquérir la nationalité britannique. Je viens donc d’envoyer un courrier-a-la-secretaire-detat-a-linterieur-amber-rudd pour lui demander de lever les barrières administratives et simplifier l’accès à la résidence permanente pour les ressortissants européens.
Il est particulièrement injuste et humiliant pour les ressortissants européens établis de longue date et tout à fait éligibles à la résidence permanente de devoir présenter au Home Office toutes sortes de documents non exigés par le droit européen. C’est ce qui ressort de vos témoignages et c’est la raison pour laquelle un groupe de travail est en train de se créer au Parlement européen pour enquêter sur la manière dont le gouvernement de Theresa May traite les 3 millions de ressortissants européens. N’hésitez pas à me faire remonter vos problèmes liés à la résidence permanente pour que je puise les transmettre à ce groupe de travail avec qui, aux côtés du député européen Seb Dance, je vais collaborer. Il est en effet important que le parlement européen ait connaissance de vos difficultés car il aura son rôle à jouer dans les négociations à venir. En particulier, j’invite toutes celles et ceux dont la demande de résidence permanente aurait été rejetée de me contacter. Vous n’avez pas à « vous préparer à partir » et je me battrai à vos côtés pour le prouver.
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#19 BREXIT – TÉMOIGNAGE D’UNE FRANÇAISE AU ROYAUME-UNI

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Afin de valider ma licence, car je devais effectuer un stage de 2 mois à l’étranger. N’ayant pas trouvé d’entreprise pour faire mon master en alternance et poursuivre mes études, j’ai décidé de rester pour perfectionner mon anglais.

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

J’habite en Ecosse donc mon ressenti est différent. L’Ecosse a majoritairement voté pour rester dans l’Union européenne. J’ai un sentiment d’incompréhension et de colère quant aux réelles motivations des votants dans le reste du Royaume-Uni. Un vote basé sur la peur de l’immigration. C’est dommage.

3) Dans quelle mesure ce vote a-t-il influencé la relation que vous entretenez avec le pays et avec les Britanniques ainsi que vos projets futurs (en termes d’activité professionnelle, de mobilité et de choix lié à la nationalité) ?

Je ne me sens plus à ma place au Royaume-Uni et j’espère de tout cœur que Nicola Sturgeon et les Ecossais feront le nécessaire.

Je n’ai aucune intention de demander la nationalité, même si je le pourrais. Je ne souhaite pas être Britannique et ne me sens pas proche de leur mentalité et valeurs. Mon fils aura la double nationalité à partir de juin, il pourra ainsi faire ses propres choix lorsqu’il sera plus grand. 

J’ai maintenant la ferme intention de quitter le pays d’ici à 2 ans pour retourner en France ou en Europe centrale. Je n’imagine pas habiter ailleurs que dans un pays de l’Union européenne.

De plus, je pense que la situation va terriblement se détériorer ici et je ne veux pas que mon fils en subisse les conséquences. Mes économies ont déjà fondu comme neige au soleil, le pound a perdu toute sa valeur, les prix vont augmenter… Bref, selon moi, de mauvaises années en perspective.

4) Quelles sont vos attentes vis-à-vis des gouvernements français et britannique, et de l’Union européenne ?

Mes attentes… je n’en ai pas vraiment. Je sais de toute façon que nous servirons de monnaie d’échange et serons pris en tenaille. Ils ont déjà commencé avec la nouvelle réforme sur les fonds de retraite (ndlr : voir https://christophepremat.com/2016/12/22/mon-intervention-pour-defendre-les-francais-du-royaume-uni-lors-de-la-seance-de-questions-au-gouvernem/)

J’ai le sentiment que ce sera un Brexit à la dure. C’est ce que Theresa May souhaite.

#18 BREXIT – Témoignage d’une Française au Royaume-Uni

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1) Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous installer au Royaume-Uni ?

Je suis venue à Londres en 2005, initialement pour une période d’un an, pour y faire un master. J’ai trouvé du travail avant même la fin de ce master et suis donc restée. J’ai par la suite rencontré le père de mes deux enfants et suis maintenant bien ancrée, intégrée et heureuse à Londres.

2) Quel est votre ressenti et quelle est votre expérience, en tant que Français établi au Royaume-Uni, depuis le vote Brexit du 23 juin ?

A l’annonce de la date du référendum, j’ai éprouvé une grande colère. David Cameron a été absolument lamentable et porte beaucoup de responsabilité sur ce qu’il s’est passé. Paradoxalement, à l’annonce des résultas le 24 juin, je n’étais pas si paniquée ni ébranlée. Ce n’est que depuis cette fameuse Tory party conference que je me fais du soucis. Les fauves sont lâchés et il semble qu’il n’y ait plus de limites à l’imbécilité, l’arrogance et la xénophobie. Je n’ai pas, comme d’autres Européens, reçu des remarques offensives dans mon entourage. Les seuls propos offensifs viennent du gouvernement lui-même (Amber Rudd qui souhaiterait forcer les entreprises à rendre public le nombre d’étrangers qu’elles emploient et le ministre de l’immigration Robert Goodwill qui veut taxer les employeurs qui oseraient recruter des Européens, etc). Pour rappel, le discours de la Home Secretary Amber Rudd à la conférence du parti Tory a d’ailleurs été catégorisé par la police comme un « hate-crime incident ».

3) Dans quelle mesure ce vote a-t-il influencé la relation que vous entretenez avec le pays et avec les Britanniques ainsi que vos projets futurs (en termes d’activité professionnelle, de mobilité et de choix lié à la nationalité) ?

Je suis déçue. Je ne pensais pas que le Royaume-Uni pouvait être si xénophobe. Eurosceptique, oui, mais pas xénophobe, ou pas à ce point. Il m’arrive de rencontrer des gens qui ont vraisemblablement voté Brexit (déduction uniquement basée sur leur manière très positive d’aborder le futur hors de l’UE). Je me demande alors toujours: « souhaitent t-il réellement que je parte? Sous couvert d’être très cordiaux, veulent t-ils me renvoyer « chez moi »? ». Je trouve cela déstabilisant.

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