L’insertion professionnelle à l’international des jeunes peu diplômés : la réponse du Ministère des affaires étrangères

Le 11 novembre 2014, j’avais interrogé le Ministre des Affaires étrangères dans le cadre d’une question relative à l’insertion professionnelle à l’international des jeunes peu diplômés.

Veuillez trouver la réponse du Ministère des Affaires étrangères ci-dessous:

La loi de finances pour 2015 a supprimé la ligne budgétaire dédiée à la formation et à la recherche d’emplois à l’étranger. Ces aides, allouées par les comités consulaires pour l’emploi et la formation professionnelle, ont été critiquées par la Cour des comptes en 2013. Toutefois, cette suppression n’entraînera pas la fin de l’accompagnement local de nos concitoyens. Afin de ne pas mettre en péril l’équilibre financier des associations qui, dans certains pays, gèrent les services emploi et formation professionnelle en faveur de nos ressortissants ou les structures comparables au Centre Charles Péguy de Londres, il a été demandé aux postes diplomatiques et consulaires de se rapprocher des opérateurs afin de construire avec eux, et avec le concours des services français oeuvrant à l’étranger à notre diplomatie économique, un plan d’augmentation des recettes qui permette de parvenir à un autofinancement à l’horizon 2017. Pendant cette période, le MAEDI continuera à accompagner, de manière dégressive jusqu’en 2017, les dispositifs locaux d’emploi et de formation professionnelle dans les pays où ils existent, grâce à des redéploiements de crédits internes au programme budgétaire 151. Dans ce cadre, le MAEDI envisage, sur la base de la demande que le Centre Charles Péguy a adressée au Consulat général à Londres, de lui accorder une nouvelle subvention en 2015, qui sera toutefois vraisemblablement d’un montant inférieur à celle octroyée au titre de 2014. La décision finale sera prise, après avis du Conseil consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle auprès du Consulat général à Londres, lors de la Commission permanente pour l’emploi et la formation professionnelle qui aura lieu le 13 mars 2015.

Pour rappel, au titre de la réserve parlementaire, le centre Charles Péguy a reçu 4000€ par Axelle Lemaire en 2013 et 5000€ en 2014. En 2015, j’ai souhaité, à mon tour, attribuer 5000€ au titre de ma réserve parlementaire au centre Charles Péguy.

Quelle insertion professionnelle à l’international des jeunes peu diplômés? L’exemple du Centre Charles Péguy à Londres

M. Christophe Premat attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les possibilités d’insertion professionnelle à l’international des jeunes peu diplômés. En effet, il existe depuis de nombreuses années des structures qui permettent d’orienter les jeunes et de les aider à s’insérer dans d’autres marchés du travail. Le cas de Londres est évocateur puisqu’un centre d’orientation professionnelle existe depuis de nombreuses années. En effet, le centre Charles Péguy permet de regrouper les annonces professionnelles et d’aider les jeunes cherchant un emploi au Royaume-Uni et plus particulièrement à Londres. Ce centre a un taux de placement de 80 %, ce qui est exceptionnel. Ce centre bénéficiait en partie de subventions publiques de la France pour pouvoir assurer sa mission d’insertion professionnelle. Face à la diminution des crédits programmée sur plusieurs années, il aimerait savoir si un modèle alternatif pouvait être envisagé afin de pérenniser cette structure essentielle pour l’accès à l’emploi international des jeunes Français. Cette mobilité constitue un atout pour ces jeunes qui reviennent par la suite en France avec une expérience professionnelle et l’acquisition d’une langue étrangère. Le centre Charles Péguy a besoin de financements complémentaires et pour cela, un VI supplémentaire affecté à la recherche de ces fonds serait indispensable pour pouvoir sélectionner et répondre aux appels à projets.

Retrouvez ma question écrite sur le site de l’Assemblée Nationale.

Compte-rendu du déplacement à Londres du 26 au 30 octobre

Du 26 au 30 octobre, j’ai eu le plaisir d’effectuer mon deuxième voyage à Londres depuis le début de mon mandat. Au delà des deux permanences téléphoniques tenues pour les Français résidant en Angleterre et au Pays de Galles qui souhaitaient s’entretenir avec moi de manière individuelle, j’ai pu m’entretenir avec Madame Sylvie Bermann, Ambassadeur de France au Royaume-Uni et rencontrer des acteurs clés de la vie de la communauté française à Londres.

Entretien avec Madame l’Ambassadeur

Lors de mon entretien avec Madame Sylvie Bermann, nous avons échangé sur la question du Consulat d’Edimbourg. La réduction des effectifs dans le cadre d’une transformation du Consulat en Consulat d’Influence inquiète tant les agents du Consulat que les usagers. J’ai prôné une pédagogie exemplaire à ce sujet. J’ai demandé à l’Ambassadeur une annonce des modalités claires et en concertation avec tous ainsi qu’un rétroplanning précis. Je souhaite notamment que des solutions annexes puissent être mises en place comme la valise Itineris. Retrouvez la lettre envoyée aux Français d’Ecosse le 6 novembre ici.

Nous avons aussi abordé la question des flux migratoires de la France vers la Grande-Bretagne. Le chiffre de 20 000 entrées pas an confirme que la « génération Eurostar » a envie d’Europe sans pour autant qu’il y ait un pic d’arrivées. Enfin, nous avons discuté de la question de l’éducation française à Londres. J’ai fait part à l’Ambassadeur de mon combat pour renforcer le bilinguisme. À l’heure actuelle, 85% des élèves français sont scolarisés dans le système éducatif britannique. Le bilinguisme reste d’après moi la réponse essentielle à cette population en dehors du réseau AEFE.

 

Rencontre avec les représentants des parents d’élèves du Lycée Charles de Gaulle et du Collège Français Bilingue de Londres.

À l’occasion de ce déplacement, j’ai souhaité rencontrer Virginie Royer, responsable de l’Association des Parents d’Elèves du Lycée Charles de Gaulle, et Elisabeth O’Regan, responsable de l’Association des Parents d’Elèves du Collège Français Bilingue de Londres. Leurs points de vue sur la situation de l’éducation dans les écoles françaises de Londres sont importants pour moi, en tant que député mais aussi en tant que membre du Conseil d’Administration de l’AEFE.

Plusieurs sujets majeurs ont été abordés notamment la question de la participation des parents à 65% du budget global, la visibilité sur les augmentations qui ont plus que doublé en deux ans. Nous avons parlé de l’Observatoire des frais de scolarité, idée avancée par Axelle Lemaire du temps où elle était députée et que je soutiens. La question de la baisse des bourses qui mène à une baisse de la mixité sociale au sein des écoles du réseau inquiète, à juste titre, les représentants des parents dont je ferai remonter les observations à l’AEFE. Il y a définitivement une relation à améliorer entre les parents et l’AEFE par le biais des équipes de direction pour plus de communication et d’écoute. Je préconise des modèles de fonctionnement qui s’imprègnent de la culture du pays : nous ne pouvons calquer le modèle français à l’étranger, nous avons besoin de souplesse sous peine de renforcer l’inégalité des chances.

 

Réunion Publique

B0-QECaIQAAsive.jpg-largeJ’ai tenu une réunion publique sur le thème «Vivre à l’étranger: un défi ou un exil? », un thème volontairement provocant pour faire écho aux polémiques sur les flux migratoires des Français. Les approches simplistes des médias français et de certaines personnalités politiques posent la question de l’honnêteté intellectuelle accordée à ce phénomène. J’ai rappelé ce soir-là que nous ne devions pas avoir peur de cette mobilité. Il faut d’après moi plutôt travailler à faciliter l’impatriation que critiquer l’expatriation qui reste une force culturelle et économique à travers le monde.

J’ai eu le plaisir de partager mes vues sur cette question avec la radio francophone « French Radio London » (interview ici).

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