Mon déplacement à Londres le 25 mai

Le 25 mai dernier, mon déplacement à Londres a été l’occasion de me rendre au CFBL afin d’y rencontrer les élèves et de discuter des effets du déconventionnement, voté par le comité de gestion au début du mois.

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Visite du CFBL avec M. Gabet, son directeur

Ouvert il y a maintenant 5 ans dans un bâtiment rénové, le CFBL a rapidement réussi à se construire une identité forte au sein du plan école de Londres. Son caractère bilingue, avec une parité horaire entre le français et l’anglais au premier degré et un renforcement de l’anglais au second degré, a contribué à son développement.

L’établissement accueille aujourd’hui 700 élèves, une petite structure qui permet de mettre en place des solutions pour les quelques élèves qui rencontrent des difficultés, et de leur offrir un suivi plus personnalisé et adapté.

Dans ses locaux classés, le CFBL propose également de nombreuses activités aux élèves, comme du théâtre en anglais dans une salle dédiée.

Après une visite du collège, j’ai eu le plaisir de répondre aux questions très intéressantes des élèves de 5e et de 3e de Radio Récré, la webradio du CFBL, qui m’ont interrogé sur mon mandat de député.

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J’ai pu échanger à propos du déconventionnement avec M. Gabet, directeur, et M. Croquette, Conseiller culturel à l’Ambassade. Ce changement de statut a suscité de nombreuses inquiétudes, notamment auprès du personnel. Le directeur monsieur Gabet les entend et se veut rassurant quant à leur situation. Il ne doute pas que le comité de gestion fasse le choix de conserver une équipe dynamique et efficace, qui a contribué depuis 5 ans à faire du CFBL ce qu’il est aujourd’hui.

Je continuerai de suivre de très près la situation du CFBL afin de m’assurer que les décisions prises ne se fassent pas au détriment du personnel, des élèves et de l’offre pédagogique proposée par l’établissement. Il est important pour moi que le réseau, conformément au rapport que j´avais défendu à l´Assemblée Nationale, s´appuie sur des conventions solides et claires pour trouver des solutions équilibrées satisfaisant les élèves, les familles et le personnel avec une ouverture sur le bilinguisme et le multilinguisme.

Compte-rendu de la réunion du Comité de pilotage de Plan école de Londres

Le 14 avril a eu lieu la réunion du comité de pilotage du Plan école.

Plan-Ecole-UKPour Christophe Bouchard, Directeur de l’AEFE, le Plan école de Londres est un modèle. Il faut maintenant passer à la phase de stabilisation, puis de consolidation de ce plan.

Le modèle du Plan école de Londres marche bien, il va donc être étendu et repris ailleurs, dans d’autres pays. L’objectif 1 du Plan école a été atteint : +2000 places et 3 nouveaux établissements depuis 2008. Cette année, toutes les familles qui le voulaient ont eu une place.

Concernant la sécurité dans les établissements, les événements de 2015 ont permis d’attirer l’attention des autorités britanniques sur les établissements d’enseignement français. Dès novembre 2015, la police a rendu des visites spontanées aux établissements, qui ont conduit à la mise en place de référents pour les établissements au sein de la police locale, et de la police antiterroriste. La police dispose désormais aussi des plans des écoles et en connaît leur configuration (nombre de classes, d’élèves, de personnels…).

Concernant le déconventionnement du CFBL, voté la semaine dernière et qui sera effectif à partir de septembre 2017, l’Ambassade respecte la décision mais veut qu’un dialogue soit instauré avec les personnes concernées par la décision pour qu’elles ne soient pas lésées par les conséquences du déconventionnement.

Le projet de Free school bilingue dans l’Est de Londres avance : le dossier sera déposé au Department of Education vers septembre 2016, pour une ouverture prévue à la rentrée 2017. Ce sera une école britannique qui n’a pas vocation à être homologuée, mais plutôt pour le label FrancEducation. Elle permettrait d’accueilir des populations qui n’ont pas les moyens pour les frais de scolarité actuels dans les écoles françaises. Son site web a été lancé.

Le lycée Charles de Gaulle constate comme prévu une baisse de ses effectifs, qui continueront de se réduire, tout comme le nombre de divisions, au cours des prochaines années.

Au lycée Winston Chruchill, la rentrée s’est bien passée. On se dirige progressivement, comme prévu, vers un élargissement du nombre de places.


La rentrée 2015 en chiffres :

  • 6402 élèves dans le réseau (dont 6215 dans le Grand Londres)
  • 86% de Français, 5,6% d’Anglais, 8,4% d’autres nationalités
  • Lycée Charles de Gaulle : le processus de réduction des effectifs est engagé : 3968 élèves cette année, répartis sur les 4 sites
  • Lycée Winston Churchill : déjà 738 inscrits pour l’année prochaine (proche de la capacité maximale de 745)
  • CFBL : 667 élèves, 672 inscrits pour l’année prochaine

 

Déconventionnement du CFBL à Londres

J’ai appris le déconventionnement du CFBL cette semaine, décision qui était dans l’air et qui malheureusement traduit une évolution de l’éducation en français à Londres. Conformément à ce que j’ai écrit dans mon rapport, l’approche qui ne privilégierait que le partenariat risque d’affaiblir la cohérence globale du réseau. Le dialogue avec l’AEFE via une convention permet de discuter des objectifs pédagogiques et de l’accès de l’établissement à des publics divers. Qu’il y ait un réseau d’écoles privées, c’est une chose, qu’il y ait une garantie de la qualité et de la cohérence de l’enseignement par des professeurs ayant une formation en France, c’est important. Je regrette cette décision surtout sans en connaître les motivations. J’avais d’ailleurs interrogé le président du conseil d’administration du CFBL sans réponse.

Compte-rendu de l’Assemblée générale du Plan école à Londres

Le 22 mars dernier s’est tenue l’Assemblée générale du Plan école à Londres, l’occasion de faire un point sur le dispositif et sur l’enseignement français à Londres.

Bilan de la rentrée 2015-2016

Lors de la dernière rentrée, de nouvelles écoles ont permis plus de places, donc chaque famille qui le demandait a pu bénéficier d’une place à Londres, ce qui permet une diminution de la pression sur les admissions.

Les classes ne sont pas surchargées cette année : pas plus de 32 élèves par classe au lycée, pas plus de 30 au collège. Le Lycée International de Londres Winston Churchill a accueilli cette rentrée 456 élèves, et le CFBL n’a pas atteint sa capacité maximum cette année

La commission d’affectation du Lire la suite

Compte-rendu du déplacement à Londres du 26 au 30 octobre

Du 26 au 30 octobre, j’ai eu le plaisir d’effectuer mon deuxième voyage à Londres depuis le début de mon mandat. Au delà des deux permanences téléphoniques tenues pour les Français résidant en Angleterre et au Pays de Galles qui souhaitaient s’entretenir avec moi de manière individuelle, j’ai pu m’entretenir avec Madame Sylvie Bermann, Ambassadeur de France au Royaume-Uni et rencontrer des acteurs clés de la vie de la communauté française à Londres.

Entretien avec Madame l’Ambassadeur

Lors de mon entretien avec Madame Sylvie Bermann, nous avons échangé sur la question du Consulat d’Edimbourg. La réduction des effectifs dans le cadre d’une transformation du Consulat en Consulat d’Influence inquiète tant les agents du Consulat que les usagers. J’ai prôné une pédagogie exemplaire à ce sujet. J’ai demandé à l’Ambassadeur une annonce des modalités claires et en concertation avec tous ainsi qu’un rétroplanning précis. Je souhaite notamment que des solutions annexes puissent être mises en place comme la valise Itineris. Retrouvez la lettre envoyée aux Français d’Ecosse le 6 novembre ici.

Nous avons aussi abordé la question des flux migratoires de la France vers la Grande-Bretagne. Le chiffre de 20 000 entrées pas an confirme que la « génération Eurostar » a envie d’Europe sans pour autant qu’il y ait un pic d’arrivées. Enfin, nous avons discuté de la question de l’éducation française à Londres. J’ai fait part à l’Ambassadeur de mon combat pour renforcer le bilinguisme. À l’heure actuelle, 85% des élèves français sont scolarisés dans le système éducatif britannique. Le bilinguisme reste d’après moi la réponse essentielle à cette population en dehors du réseau AEFE.

 

Rencontre avec les représentants des parents d’élèves du Lycée Charles de Gaulle et du Collège Français Bilingue de Londres.

À l’occasion de ce déplacement, j’ai souhaité rencontrer Virginie Royer, responsable de l’Association des Parents d’Elèves du Lycée Charles de Gaulle, et Elisabeth O’Regan, responsable de l’Association des Parents d’Elèves du Collège Français Bilingue de Londres. Leurs points de vue sur la situation de l’éducation dans les écoles françaises de Londres sont importants pour moi, en tant que député mais aussi en tant que membre du Conseil d’Administration de l’AEFE.

Plusieurs sujets majeurs ont été abordés notamment la question de la participation des parents à 65% du budget global, la visibilité sur les augmentations qui ont plus que doublé en deux ans. Nous avons parlé de l’Observatoire des frais de scolarité, idée avancée par Axelle Lemaire du temps où elle était députée et que je soutiens. La question de la baisse des bourses qui mène à une baisse de la mixité sociale au sein des écoles du réseau inquiète, à juste titre, les représentants des parents dont je ferai remonter les observations à l’AEFE. Il y a définitivement une relation à améliorer entre les parents et l’AEFE par le biais des équipes de direction pour plus de communication et d’écoute. Je préconise des modèles de fonctionnement qui s’imprègnent de la culture du pays : nous ne pouvons calquer le modèle français à l’étranger, nous avons besoin de souplesse sous peine de renforcer l’inégalité des chances.

 

Réunion Publique

B0-QECaIQAAsive.jpg-largeJ’ai tenu une réunion publique sur le thème «Vivre à l’étranger: un défi ou un exil? », un thème volontairement provocant pour faire écho aux polémiques sur les flux migratoires des Français. Les approches simplistes des médias français et de certaines personnalités politiques posent la question de l’honnêteté intellectuelle accordée à ce phénomène. J’ai rappelé ce soir-là que nous ne devions pas avoir peur de cette mobilité. Il faut d’après moi plutôt travailler à faciliter l’impatriation que critiquer l’expatriation qui reste une force culturelle et économique à travers le monde.

J’ai eu le plaisir de partager mes vues sur cette question avec la radio francophone « French Radio London » (interview ici).

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