Fonds Vert pour le Climat

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Laurent Fabius, Ségolène Royal, Michel Sapin et Annick Girardin se sont félicités de la validation par le Fonds Vert de 8 premiers projets. Le Fonds Vert pour le Climat, doté de 10,2 milliards de dollars, a pour objectif de financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.

Moins d’un an après sa capitalisation, l’adoption des 8 projets, qui va permettre des actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger les populations des pays les plus vulnérables face aux impacts du dérèglement climatique, est une nouvelle étape vers la COP21.

Le Fonds Vert, principal instrument multilatéral d’aide aux pays pauvres et vulnérables en matière de climat, a adopté 2 projets en Afrique, 3 en Asie et dans le Pacifique, 3 en Amérique Latine et dans les Caraïbes. Ce sont 168 millions de dollars qui seront affectés à la lutte contre le dérèglement climatique. Plus de 30 projets sont à l’étude et seront présentés lors des prochains conseils d’administration, courant 2016. La France, qui a contribué au Fonds Vert pour le Climat à hauteur de 1 milliard de dollars, salue ce signal fort. La question des financements, notamment pour l’adaptation des pays les plus vulnérables, sera au cœur de la COP21.

Lors d’une conférence donnée à l’Assemblée Nationale le 27 octobre au soir avec l’un des représentants du Fonds vert, Niels Planel, nous avions évoqué la manière d’inclure la société civile aux grandes décisions sur le climat. Niels Planel m’a parlé du fait que le fonds vert, dans son conseil d’administration, avait ménagé deux sièges aux représentants de la société civile. Je pense que la démocratie participative est l’une des possibilités d’avoir des décisions en phase avec les transformations climatiques que nous vivons.

Signez l’Appel pour « Soutenir les femmes face au dérèglement climatique »

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A un mois du lancement de la COP21 et à l’initiative des trois présidentes Danielle Bousquet (Haut Conseil à l’Egalité), Catherine Coutelle et Chantal Jouanno (respectivement présidentes des délégations aux droits des femmes de l’Assemblée nationale et du Sénat), plus de 100 personnalités du monde politique, économique, scientifique et culturel lancent l’appel « Soutenir les femmes face au dérèglement climatique : pourquoi nous nous engageons ».

Cet Appel, qui a vocation à être largement diffusé, sera remis vendredi 16 octobre, au Président de la COP 21, Laurent Fabius, par les initiatrices de cette mobilisation. Parmi les signataires, le climatologue Jean Jouzel, le généticien Axel Kahn, la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, la maire de Paris Anne Hidalgo, l’écrivaine Irène Frain ou encore l’actrice Marion Cotillard.

Cet Appel vise à convaincre les États et leurs négociateurs et négociatrices de la nécessité de prendre en compte la contribution des femmes dans l’Accord issu de la COP21. Le texte, signé par des femmes et des hommes de haut rang issus d’une vingtaine de pays, a également vocation à sensibiliser l’opinion publique internationale à l’impact hors de proportion du changement climatique sur les femmes des pays en développement.

L’Appel est accessible dans son intégralité et ouvert à la signature de tous et toutes sur : www.femmesetclimat.fr

6 ème Conférence de presse de François Hollande

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Voici les principales déclarations de François Hollande lors de sa 6e conférence de presse:

REFUGIES:

La France va accueillir 24.000 réfugiés sur les deux prochaines années, a annoncé le président, qui entend faire des choix « qui compteront le moment venu pour le jugement de l’Histoire ». M. Hollande a chiffré à 60.000 le nombre de demandeurs d’asile en France en 2015. Il s’est aussi dit prêt à accueillir « plusieurs centaines voire un millier » d’immigrés tout juste arrivés en Allemagne en provenance de Hongrie.

Selon lui, la crise des réfugiés, est « dramatique, elle est grave », mais « elle peut être maîtrisée et elle le sera ».

La France va proposer d’organiser une conférence internationale sur le sort des réfugiés et déplacés dans le monde à Paris.

Il a plaidé pour des centres dans les pays d’origine ou de transit pour éviter une « crise humanitaire gigantesque » et averti que sans politique d’ensemble, le mécanisme de répartition « explosera » et ce sera « la fin de Schengen ».

En France, un débat au Parlement sur les réfugiés sera organisé « dans les jours qui viennent ».

M. Hollande se rendra au Liban après l’Assemblée générale de l’ONU et visitera un « camp de réfugiés ».

Également, cet après-midi Bernard Cazeneuve a déclaré que la France accueillera en urgence un millier de réfugiés syriens, irakiens et érythréens dont la demande d’asile auprès de l’OFPRA leur sera proposé ainsi que des offres de logement pourront leur être proposés.

David Cameron a également déclaré aujourd’hui l’accueil de 20000 syriens au Royaume-Uni.

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Concours de photographie : «Climat, état d’urgence»

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En convergence avec la XXIème Conférence sur le changement climatique (Paris Climat 2015) que la France accueillera en décembre 2015, l’Alliance française de Reykjavik participe au 5ème concours international de photographie proposé par la Fondation Alliance française avec le soutien de Yann Arthus Bertrand :

« Climat, état d’urgence »

Les candidats sont invités à proposer des photos illustrant les questions qui se posent en Islande sur le climat et ses évolutions réelles ou perçues, les effets qui en découlent dans la vie des gens et les solutions, publiques ou privées, qui, en Islande, sont prises ou imaginées pour lutter contre les effets négatifs de ces évolutions.

Le lauréat sélectionné par le jury parisien sera invité à Paris pendant une semaine (voyage et séjour aux frais de la Fondation Alliance française).

Les 40 photographies sélectionnées par le jury feront l’objet d’une exposition collective qui sera présentée à Paris et qui sera ensuite mise à la disposition des Alliances françaises.

Toutes les informations pratiques (règlement, formulaire, calendrier…) sont sur le site internet de l’Alliance : www.af.is.

Visite du Président dans les Caraïbes – Université des Antilles –

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Le Président de la République effectue depuis vendredi 9 mai une tournée de cinq jours dans les Caraïbes
, qu’il a commencé dans les collectivités d’outre-mer (COM) de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, avant de se rendre en Martinique et en Guadeloupe où il a évoqué notamment la mémoire de l’esclavage et le climat, avant une visite diplomatique historique à Cuba, et Haïti.

1/ Depuis le 1er janvier 2008, Saint-Barthélemy et de Saint-Martin sont des collectivités d’outre-mer, et non plus communes et liées à la Guadeloupe. Ainsi, à Saint-Barthélemy, le chef de l’Etat au contact des élus et des forces vives, a proposé un « compromis » afin de régler un contentieux fiscal entre l’Etat et la collectivité, depuis son changement de statut : « soit un effort de 20 M€ ». « L’autonomie, ça ne veut pas dire que la solidarité nationale a disparu » (PR, 08/05/15). C’est pourquoi il a évoqué à Saint-Martin l’adaptation des règles concernant le RSA, pour les finances de la collectivité, le renforcement du contrôle de l’immigration et du nombre de gendarmes mobiles et la création d’une chambre détachée du tribunal de grande instance de Basse-Terre.

2/ En Martinique et Guadeloupe, seconde étape de ce déplacement. Le Président de la République s’est recueilli sur la tombe d’Aimé Césaire décédé en 2008, « un homme exceptionnel qui a embrassé les causes de la justice et de l’émancipation ». « A la fois poète [et] écrivain, [il a été] aussi un homme politique qui a changé la Martinique et l’ensemble des Antilles. […] Il n’était pas imaginable de venir [ici] sans » lui rendre hommage (PR, 09/05/15). Après l’Appel de Manille lancé aux Philippines en février dernier, le Président de la République a poursuivi son action en Martinique avec l’appel de Fort-de-France, appel de mobilisation et d’écoute à l’égard des pays en développement et des états insulaires les plus touchés par les effets du réchauffement climatique. Aussi, le sommet « Caraïbe Climat », premier du genre, a permis de faire converger les efforts et la coopération  pour mettre en œuvre des solutions concrètes, dans le domaine des énergies renouvelables ou de l’aménagement littoral par exemple. Une trentaine de délégations de toute la Caraïbe étaient présentes. « Cette année les dommages causés par les désordres climatiques sont d’ores et déjà évalués par le GIEC à 2 000 Md$, dont 600 Md$ pour la seule Caraïbe », alors que ces pays ne contribuent qu’à hauteur de 0,3% aux émissions de gaz à effet de serre (PR, 09/05/15). L’importance du mécanisme Fonds vert a été soulignée : il devra « à l’horizon 2020 rassembler 100 milliards de dollars ». Le chef de l’Etat a proposé la création d’une coalition des Etats de la région pour renforcer leur système d’alerte contre les catastrophes naturelles, et également à l’occasion de la COP21 à Paris le « large » renforcement du « fonds Caraïbe pour les catastrophes naturelles ». Alors que le 1er janvier 2016 la Martinique changera de statut en collectivité unique au statut particulier avec une assemblée et un exécutif collégial, l’Etat « accompagnera loyalement, sincèrement, fidèlement […] en mettant les moyens administratifs et réglementaires » (PR, 09/05/15). « Les derniers textes d’application qui manquent encore » seront publiés « sans tarder ». Par ailleurs, le gouvernement soutiendra une proposition de loi qui permettra d’« accroître l’action des collectivités ultramarines dans l’action diplomatique ». Ainsi, « la collectivité sera autorisée à signer des accords avec les Etats voisins dans leur domaine de compétence », permettant notamment de « faciliter tous les mouvements inter caribéens (politique de visa et d’accueil de talents) ».

3/ S’agissant de l’Université des Antilles, l’« union entre la Guadeloupe et la Martinique » est nécessaire, pour un meilleur fonctionnement. « Il faut faire vivre l’unité » entre ces deux entités. Aussi, « 750 000 euros seront apportés pour cette université ». La création de deux IUT, un dans chaque île a également été annoncée. Enfin, le Président de la République a annoncé la création d’une « 3e école régionale de la 2e chance […] à laquelle l’Etat apportera 700 000 euros ». Le Président de la République a annoncé que la Martinique et la Guadeloupe seraient dotées chacune d’un cyclotron, équipement de pointe dans le diagnostic du cancer, auxquelles l’Etat apportera sa participation. « N’opposons pas une île à une autre, chacun a besoin d’avoir son équipement » (PR, 09/05/15). Il a par ailleurs confirmé le financement intégral du futur CHU à hauteur de 600 M€. Enfin, « une loi sur l’égalité réelle devra […] parvenir dans un délai raisonnable, sans doute plusieurs années, à atteindre [l’] objectif » d’égalité réelle en outre-mer, de mise à niveau avec l’Hexagone sur les questions de développement et de richesse. « Une mission parlementaire pour définir les contours de ce futur texte » est confiée à Victorin Lurel (PR, 09/05/15). Enfin, le chef de l’Etat a annoncé la candidature de la France pour la tenue en 2021 des Jeux de la Francophonie. La Guadeloupe en sera le territoire hôte.

Je me félicite de cette visite et de ces annonces avec un intérêt particulier pour la question de l’Université des Antilles. Dans mon rapport de février dernier, j’ai insisté sur la nécessité de dégager une vision commune pour ne pas régresser à des établissements d’enseignement supérieur de taille modeste. Je suis heureux de voir que l’avenir de cette Université ait été évoquée, j’espère vivement que l’articulation des deux îles sera effective pour l’avenir commun de cette université.