Débat avec le député Jacques Myard sur BBC radio 5

J’ai eu le plaisir de débattre avec le député Jacques Myard sur BBC radio 5 (à partir de12:23) ce mardi 26 juillet. Je rejoins mon collègue sur le fait qu’une sécurité absolue n’est pas possible et sur le fait que nos services de renseignement ont récemment arrêté un grand nombre d’attaques sur notre territoire. L’attaque de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray ne résulte d’ailleurs pas de lacunes de nos services de sécurité ou de nos forces de l’ordre. Le débat doit pourtant se poursuivre sur la manière dont nous pouvons encore améliorer notre réponse, que cela soit au niveau de la collecte d’informations ou au niveau de notre travail de coopération avec les services de renseignement d’autres pays. Sur le court terme, nous avons voté des lois durant ce quinquennat, il faut donc maintenant les mettre en application plutôt que de vouloir multiplier les dispositifs. Il nous faut aussi penser sur le long terme afin de déradicaliser une frange de la population.

Les terroristes veulent nous diviser: restons unis

Interviewé par BBC World service ce mardi 26 juillet, j’ai rappelé ma position suite aux attaques qui touchent notre pays. Il faut très clairement améliorer la surveillance des individus posant une menace à la sécurité publique. Il faut également de manière plus large un débat sur la meilleure manière de prévenir ces attaques. Mais ce qu’il nous faut également c’est rester unis face à un groupement terroriste qui veut justement nous diviser. S’il nous faut un débat sur la manière dont nous voulons faire face aux terroristes, la surenchère politique de la part du Front National et des Républicains qui appellent de leurs vœux toute une série de nouvelles mesures dénote un inquiétant manque de sang-froid. Nous ne pouvons abandonner nos principes et vivre dans un état d’urgence permanent. Il faut, comme le fait le président de la République et le premier ministre dire la vérité, à savoir qu’une sécurité absolue n’est pas possible. Il y a beaucoup d’amertume et de frustration dans notre pays mais restons unis.

Mon intervention sur BBC Radio 4 suite à la prise d’otages à l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray

En ce mardi 26 juillet, deux terroristes ont de nouveau frappé notre pays. Il s’agit là d’une confrontation symbolique, les terroristes ayant choisi de s’attaquer à une église, l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray et à un prêtre, le prêtre Jacques Hamel à qui je rends hommage. La succession d’attaques sur le territoire français couplée à la rapidité avec laquelle l’information circule sur les réseaux sociaux vient renforcer un sentiment d’insécurité dans un climat de polémiques politiques. La question qui se pose est de savoir que faire de ces individus dangereux qui posent une menace à la France. Le débat va continuer tout au long de la campagne présidentielle l’année prochaine et il faudra que chacun décide de la meilleure stratégie à suivre, qu’il s’agisse de mobiliser davantage les forces de sécurité ou d’un meilleur partage d’informations entre les services de renseignement. Mon point de vue est qu’une société de surveillance ne garantirait aucunement de manière tout à fait certaine la sécurité des Français alors qu’elle restreindrait leurs libertés.

Retrouvez mon intervention sur BBC Radio 4 ici (à partir de 14:19).

Mon intervention sur Sky News suite à la prise d’otages à Saint-Etienne-du-Rouvray

Je suis intervenu sur Sky news ce mardi 26 juillet pour parler de la prise d’otages à Saint-Etienne-du-Rouvray dans l’agglomération de Rouen, prise d’otages qui s’est terminée par la mort du prêtre Jacques Hamel avec également quatre blessés dont un se trouve entre la vie et la mort. Daech veut faire passer le message qu’ils mènent une guerre de religion. A cela, je rétorque qu’il faut nous unir contre ce message de haine. Les différentes religions en France doivent s’unir dans la dénonciation de ces actes. Cette unité nous a manqué à la suite de l’attaque de Nice et il faut que ces divisions s’arrêtent.

MON INTERVIEW À SKYNEWS SUR LA SITUATION EN SYRIE

Je suis intervenu le 2 octobre dernier sur SkyNews suite à la rencontre entre François Hollande et Vladimir Poutine à Paris. Cette rencontre intervenait après de nouvelles frappes russes en Syrie dont on estime qu’elles n’auraient pas visé le groupe jihadiste mais des opposants au régime de Bachar el-Assad.

Au cours de cet interview, j’ai voulu rappeler la position de la France dans la lutte contre Daech en Syrie. Bachar el-Assad est à la source du conflit en Syrie. Malgré l’urgence de la situation, Assad ne peut pas faire partie de la solution. Telle est la position de François hollande qui déclarait le 28 septembre dernier à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies « Bachar el-Assad est une partie du problème », « il ne peut donc pas faire partie de la solution »« On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau ». 

Nous devons construire une coalition internationale pour stopper l’expansion de l’Etat islamique mais cette coalition ne doit pas se faire à n’importe quel prix, nous devons être prudent dans nos alliances. J’ai également tenu à rappeler que cette coalition devait être internationale, nous avons besoin d’avoir des discussions diplomatiques et collectives pour parvenir à une solution stable et durable.