Compte-rendu de mon déplacement à Copenhague le 8 mars 2017

Le 8 mars dernier, je me suis rendu à Copenhague pour y rencontrer nos compatriotes et nos forces vives. La Chambre de Commerce franco-danoise m’a accueilli en présence du conseiller consulaire Luc de Visme pour un échange avec des entrepreneurs travaillant dans le numérique, l’ingénierie de l’éducation et le développement durable. Les relations franco-danoises économiques sont largement perfectibles même si pour des investisseurs danois, des craintes subsistent quant à la stabilité de l’environnement économique français. Ce fut l’occasion de rappeler les efforts effectués depuis quelques années sur l’exportation et la simplification des démarches administratives. Cela étant, je me sens une responsabilité comme parlementaire dans les mesures fiscales car la fiscalité ressort souvent plus complexe des débats budgétaires tenus au Parlement. Pour avoir une lisibilité fiscale, il faudrait pouvoir tester les mêmes dispositifs au cours d’un quinquennat en diminuant les ajustements. Mon ressenti est que le fait de détricoter certaines mesures fiscales tient également au poids des lobbies qui profitent des navettes parlementaires entre l’Assemblée Nationale et le Sénat. Lors de cette rencontre, j’ai été heureux de pouvoir saluer le prix French Tech du Danemark, Aurélia Durand, de la start-up Harmonirak (http://www.doubleu.dk/) accordé par la Chambre de Commerce franco-danoise et financé en partie sur ma réserve parlementaire.

J’ai continué mes visites avec Luc de Visme par un entretien au Parlement danois avec la députée social-démocrate Yildiz Ardogan avec laquelle nous avons évoqué le futur européen, les nouvelles initiatives européennes des États-membres, la montée des revendications nationalistes et les nouvelles alliances politiques possibles. Nous avons pu comprendre tout ce qui sépare un système institutionnel favorisant les coalitions et les convergences sur certaines politiques publiques de notre système majoritaire. La social-démocratie au niveau européen gagnerait à se faire entendre sur une position de convergence des normes sociales et fiscales. Je me suis ensuite rendu au lycée français pour rencontrer les enseignants afin de discuter des évolutions de l’AEFE et de notre réseau éducatif et culturel dans le monde dans un contexte d’incertitude géopolitique. J’ai eu ensuite le plaisir de répondre aux questions d’une classe de lycéens sur le mandat de député des Français de l’étranger. L’après-midi s’est poursuivi par des permanences parlementaires et une réunion publique autour du thème « transparence et politique », organisée en partenariat avec la section du parti socialiste français au Danemark.

Les colères sont fortes à l’égard d’un système politique à bout de souffle. Si le jeu politique semble en apparence ouvert, ce n’est pas tant par des difficultés conjoncturelles qu’un cycle qui s’achève. En ce sens, il y aura une révolution institutionnelle qui nous permettra peut-être de rétablir des règles et une ligne politique lisible et assumée. J’ai eu le plaisir d’interroger deux étudiants bénéficiant du SU danois, l’équivalent du revenu universel proposé par Benoît Hamon. Les conditions sont spécifiques, l’avantage est que ce revenu garantit une autonomie à des jeunes danois qui trouvent la capacité de développer un projet entrepreneurial ou d’une autre nature. C’est en ce sens qu’une telle proposition devrait être débattue. La journée s’est conclue par un pot d’amitié avec l’association Français du Monde au Danemark présidée par Sylvie Guetienne que je tiens tout particulièrement à saluer et à remercier.

Permanence parlementaire et réunion publique à Copenhague le 08 mars

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« Quelle transparence en politique ? « 

J’ai le plaisir de vous convier à une rencontre le mercredi 8 mars, à 18h, pour évoquer les questions de transparence dans la vie politique et échanger avec vous de vos préoccupations en tant que Français établis à l’étranger.

Lieu: Vester Voldgade 96, 1552 Copenhague
Inscriptionhttps://www.eventbrite.co.uk/e/rencontre-debat-avec-le-depute-christophe-premat-tickets-32227714963

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La réunion sera précédée d’une permanence parlementaire afin que celles et ceux qui le souhaitent puissent s’entretenir avec moi, individuellement. Pour cela, merci de vous inscrire obligatoirement à cette adresse: ml.cpremat@clb-dep.fr Nous reviendrons vers vous pour vous confirmer votre rendez-vous et le lieu de rencontre.

La dangereuse influence du parti d’extrême droite Dansk Folkeparti sur la politique migratoire danoise

Le Parlement danois a voté le 18 décembre 2014 une loi autorisant la double nationalité. Cette loi est entrée en vigueur le 1er septembre 2015. La renonciation à la nationalité française n’est donc plus un préalable à l’acquisition de la nationalité danoise par des adultes.

Cela devrait être une bonne nouvelle. Pourtant, au moment même où le gouvernement danois autorise la double nationalité, force est de constater ou plutôt de déplorer que le Danemark a considérablement durci sa position sur les questions d’immigration ces quinze dernières années.

Luc de Visme, conseiller consulaire au Danemark, et résident du pays scandinave depuis 1972 déplore l’influence du parti d’extrême droite Dansk Folkeparti (DF) sur la politique migratoire danoise et le fait que le parti dicte l’agenda politique sur ces questions, en prônant des mesures toujours plus drastiques.

Dans un reportage diffusé le 11 août sur Arte (à retrouver ici), Luc de Visme fait notamment état de la difficulté de l’examen de naturalisation, examen censé vérifier les connaissances générales des candidats à la naturalisation sur la société danoise et la manière dont elle fonctionne. Ce test, particulièrement compliqué, pose des questions alambiquées avec très peu de rapport avec la culture danoise. Peu surprenant alors qu’un grand nombre de Danois essayant par curiosité de passer cette épreuve échoue. Peu surprenant également que le DP salue ce test, leur objectif déclaré étant de limiter les naturalisations.

Le Danemark est ici un exemple inquiétant de la manière dont, sans être au gouvernement, un parti d’extrême droite réussi à déterminer l’agenda politique. A nous de ne pas laisser l’extrême-droite, au Danemark ou en France, imposer ses thèmes et ses solutions.

Heureux comme un Danois…vraiment?

Le Danemark, après les élections de juin 2015, s’est doté d’un gouvernement conduit par un Premier ministre controversé qui devra s’appuyer sur des formations de droite et d’extrême droite. Analyse du nouveau paysage politique et des mutations de la société danoise par Christophe Premat et Cyril Coulet.

Retrouvez en exclusivité sur le site Alter EcoPlus la note que j’ai signée avec Cyril Coulet sur l’analyse des dernières élections danoises ici.

L’intégralité de cette étude est à retrouver sur le site de la Fondation Jean-Jaurès ici.

Elections législatives danoises 2015

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Le 18 juin 2015 se tiendront les élections législatives danoises afin de pourvoir au remplacement des 179 députés du Folketinget.

Ses élections se déroulent dans un contexte politique marqué par le retour de la croissance après la crise financière de 2008. Le Gouvernement de la Première Ministre Madame Helle Thorning-Schmidt, sociale-démocrate, prévoit une croissance de 1,7% en 2015 et de 2% en 2016.

Economie, maintien de l’Etat-Providence et immigration sont les grands sujets au coeur de cette campagne électorale.

Alors que le parti populaire DF, formation politique anti-immigration, progresse avec près de 18% des intentions de vote, la coalition gouvernementale de gauche reste en tête des intentions de vote et l’emporterait avec 50,5% des suffrages contre 49,1% à l’opposition de droite, selon une enquête d’opinion réalisée par Voxmeter.

Afin de contrer le parti anti-immigration DF et afin d’assurer la pleine participation du Danemark au projet européen en lui donnant une coalition gouvernementale attentive aux questions sociales, il est important que les binationaux prennent part au vote. C’est pourquoi j’invite tous les Français qui peuvent participer à ce scrutin à se mobiliser et à se rendre dans les bureaux de vote.