La banque simplifiée, c’est la vie sans chéquier comme en Suède

J’ai récemment écrit une tribune publiée sur le site de GlobalizNow relative à la dématérialisation des opérations bancaires en Suède et en France. 

Pour lire cette tribune sur le site de GlobalizNow, cliquez ici.

La dématérialisation des opérations bancaires est en marche en France. <-> Regard sur les pays nordiques.

Tout le monde a connu la mention « n’accepte pas les cartes bancaires en dessous de 15 euros » ; or, selon les mesures de simplification adoptées par le gouvernement, ce type de message devrait largement diminuer à l’avenir grâce au règlement des opérations quotidiennes par la carte de crédit. C’est l’occasion de revenir sur l’histoire des transactions bancaires dans les pays nordiques et sur ce qui a déjà été fait là-bas.

En Suède, la plupart des paiements s’effectuent par carte bancaire ou de manière électronique. Vous pouvez même payer vos factures sur l’iPhone grâce à une application sécurisée reliée à votre compte bancaire. Pour payer les factures, le système de virement est sécurisé. En Norvège, il existe également ce système de transactions particulières grâce au Bankgiro, le Norwegian Giro System, géré par le centre des paiements bancaires (Bankenes Betalningssentral, BBS). Ce système sécurisant les transactions particulières des banques privées existe depuis 1973 en Norvège (code pour les virements avec les références du virement) avant d’être numérisé. Le bankgiro concurrence le postgiro utilisé par la banque postale. Le système ne fait pas de distinction entre les comptes de clients particuliers utilisant la couronne norvégienne. Il est optimal pour les paiements en ligne mais il peut être utilisé par la poste (Brevgiro), le téléphone (Telegiro). Le Postgiro a été remplacé à la fin des années 1990 par le Bankgiro.

Ce qu’il reste à faire en France

En France, on assiste depuis quelques temps à une tendance à la simplification des opérations bancaires. Les virements internationaux SEPA sont possibles depuis l’été dernier et les banques ont des applications pour smartphone facilitant la gestion des budgets. Comme dans les pays nordiques, il est également possible de payer par carte de crédit des achats quotidiens comme le pain par exemple. Cela signifie que les transactions bancaires sont de plus en plus numériques et passent moins par l’échange de monnaie.

La bonne nouvelle, c’est qu’il sera beaucoup plus facile à l’avenir de changer de banque grâce à la mise en place de comparateurs d’honoraires. Cette mesure accroît le pouvoir des consommateurs et dynamise la compétitivité des établissements bancaires. En revanche, le paiement des factures grâce à des virements sécurisés avec l’intégration des références des débiteurs serait de nature à fluidifier les transactions bancaires. En Suède, les organismes débiteurs possèdent tous une numérotation de la facturation (numéro OCR) qui permet de soigner le suivi des factures. En outre, les chèques n’existent presque plus en Suède. Quand aurons-nous cette simplification numérique pour économiser des tâches inutiles en France ? Cela serait un gain précieux pour toutes les TPE qui souhaitent être soulagées de toutes ces charges administratives. Espérons que les mesures de simplification annoncées par le gouvernement intègrent ces nouveaux modes de facturation.

Débat d’orientation pour la stratégie numérique de la France

 

Le 14 janvier, lors du débat d’orientation pour la stratégie numérique de la France, j’ai posé une question à la secrétaire d’Etat Axelle Lemaire au sujet du numérique comme lien entre les Français de l’étranger et l’administration tout en insistant sur la sécurité des données.

Le numérique est une opportunité extraordinaire pour adapter nos services publics en les rendant plus performants, plus efficaces et plus rapides. Comment expliquer à nos concitoyens la complexité des démarches administratives à l’heure où la plupart des services sont accessibles sur des tablettes ou des smartphones ?  

Le numérique est aussi un moyen comme vous l’avez rappelé de lutter contre l’éloignement de l’administration avec certains de ses administrés.

Nos concitoyens résidant hors de France sont les premiers témoins de cet éloignement puisque vivant à l’étranger, leur seul contact avec l’administration française se trouve pour la plupart dans les services rendus par les consulats parfois à des centaines de kilomètres de leur lieu de résidence. La nécessité de les rapprocher est d’autant plus impérative au moment où le redéploiement consulaire conduit notre gouvernement à adapter notre réseau en réduisant les effectifs de certains postes et consulats.

La dématérialisation des services administratifs devrait permettre à nos concitoyens résidant à l’étranger de faciliter leurs démarches pour obtenir certains documents indispensables comme leur carte d’identité ou leur passeport mais aussi de favoriser leur inspiration

Un pays dans ma circonscription est extrêmement en pointe sur ces questions : il s’agit de l’Estonie qui permet à n’importe quel internaute de devenir un « e-citoyen ». Elle ouvre certains droits et permet surtout d’accéder aux démarches administratives en ligne. Elle a aussi pour objectif de favoriser l’attractivité de l’Estonie à l’étranger en permettant à des investisseurs de s’implanter en Estonie.

En même temps, nous le voyons en ce moment avec la bataille que se livre certains pirates informatiques, le monde virtuel n’est pas forcément un terrain pacifique. Il peut même être l’objet de toutes les dérives, notamment du vol d’identité ou de données.  

C’est donc l’objet de ma question madame la secrétaire d’Etat: comment  rapprocher le citoyen de son administration, faciliter ses démarches, lui offrir une meilleure qualité de service public tout en protégeant son identité et les données qu’il communique ?   

Retrouvez l’intégralité du débat sur le site de l’Assemblée Nationale