Ma question écrite à Annick Girardin sur les engagements de la France d’allouer 0,7% de sa richesse nationale à l’APD

J’ai attiré l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur l’engagement de la France d’allouer 0,7 % de sa richesse nationale à l’APD. Le 1er mars 2013, le Président avait annoncé vouloir tendre de nouveau vers cet objectif international dès que le pays renouerait avec la croissance. Le Gouvernement prévoit une croissance de 1,9 % d’ici à 2017. Or, selon le PLF 2015, le Gouvernement continuera de couper son aide, de 6,7 % entre 2014 et 2017 (190 millions d’euros). La France s’éloigne de plus en plus de son engagement international : en 2014, elle n’alloue plus que 0,36 % de sa richesse nationale à l’APD, contre 0,5 % en 2010 (chiffres OCDE). Elle est ainsi à contrecourant de la plupart des autres grands donateurs qui eux augmentent leur aide vers les pays les plus pauvres. Le Royaume-Uni qui, en 2007 encore, avait une APD encore plus faible que la France (0,36 % de son RNB) a atteint l’objectif des 0,7 % en 2013. Je demande donc quelles mesures sont envisagées pour rétablir une trajectoire crédible en vue d’atteindre l’objectif des 0,7 %, conformément aux engagements de la France, et si la France compte réaffirmer l’objectif des 0,7 %, assorti d’un calendrier, lors de la 3e Conférence sur le financement du développement en juillet à Addis-Abeba.

Vous trouverez ci-dessous la réponse de la Secrétaire d’État au développement et à la francophonie: 

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Aide de la France vers les pays les moins avancés (PMA) – La réponse de la Secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie à ma question écrite

J’ai attiré l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur l’aide de la France vers les pays les moins avancés (PMA). Au niveau mondial, la part de l’APD allouée aux pays les moins avancés diminue depuis 2010, alors que l’APD consacrée aux pays à revenu intermédiaire supérieur a augmenté. En 2014, seulement 30 % de l’APD mondiale allait vers les pays les plus pauvres ; la France allouait encore moins, seulement 25 %, à ce groupe de pays. Lors de la Conférence sur le financement du développement, qui aura lieu à Addis-Abeba du 13 au 16 juillet 2015, la France devrait soutenir l’objectif d’allouer au moins 50 % de l’APD globale aux pays les moins avancés. J’aimerais savoir si la France soutient l’objectif d’allouer 50 % de l’APD aux PMA et, le cas échéant, quelles sont les mesures envisagées en vue de faire adopter cet engagement au plan international et de le traduire dans les politiques et le budget français.

Vous trouverez ci-dessous la réponse de la Secrétaire d’État chargée du Développement et de la Francophonie:

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EUROPE, INTERNATIONAL, DÉVELOPPEMENT ET FRANCOPHONIE : FRANÇOIS HOLLANDE ET ANGELA MERKEL AU PARLEMENT EUROPÉEN

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Ce mercredi 7 octobre, François Hollande et Angela Merkel se sont rendus au Parlement Européen à Strasbourg. C’est un fait historique: cela fait 26 ans, presque jour pour jour, que le Chancelier allemand et le président de la République française ne s’étaient pas retrouvés pour un discours commun devant les eurodéputés.

François Hollande et Angela Merkel se sont exprimés, de manière consensuelle, sur les crises qui traversent l’Union-Européenne:  de la crise des réfugiés en passant par la crise grecque, la Syrie et l’Ukraine.

Face à ces défis, tous les deux ont rappelés le besoin d’une Europe mieux intégrée:  « Le débat, il n’est pas entre moins d’Europe et plus d’Europe, il est entre l’affirmation de l’Europe ou la fin de l’Europe, c’est-à-dire le retour des frontières nationales, le démantèlement des politiques communautaires, l’abandon de l’euro ».

François Hollande a rappelé que « L’Europe s’est employée à sauver des vies, à lutter contre les filières criminelles profitant de l’afflux de réfugiés mais l’Europe a tardé à comprendre que les tragédies au Proche-Orient et en Afrique auraient des conséquences pour elle ».  Par ailleurs, le président a appelé toute la communauté internationale à intensifier sa guerre contre l’état islamique, « Si nous laissons les affrontements religieux s’amplifier, ne pensons pas que nous serons à l’abri: ce sera une guerre totale » « Nous devons construire en Syrie, avec tous ceux qui peuvent y contribuer, un avenir politique qui donne à la population syrienne une autre alternative que Bachar al Assad ou Daech ».

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