Energies renouvelables : transition énergétique, transition comportementale

Renforcer la consommation des énergies renouvelables, faciliter le développement de leur autoproduction et de leur autoconsommation tout en mieux définissant leur contours, permettre une meilleure intégration de ces énergies au marché électrique et au marché du gaz tout en veillant à sécuriser les installations, mettre en cohérence notre code de l’énergie au regard des nouvelles procédures d’appel d’offre, voici brièvement résumés les principaux objectifs de ce projet de loi qui accompagne la mutation du secteur de l’énergie impulsée par la loi sur la transition énergétique pour la croissance vert adoptée en août 2015.

Avec ce projet de loi, la France se dote d’une politique volontariste en matière d’énergies renouvelables en associant des mesures économiques et légales et j’émets le vœu que celle-ci s’accompagne partout sur le territoire d’une transition comportementale chez l’ensemble de nos concitoyens.

 

Conseil européen: un accord encourageant pour lutter contre le réchauffement climatique

En s’engageant à diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 par rapport à 1990, à porter la part des énergies renouvelables à 27% du mix énergétique et en atteignant 27% d’économies d’énergie d’ici à 2030, l’Union européenne trace la voie à suivre à quelques semaines de la Conférence climat de Lima, dernière grande conférence mondiale avant les négociations de Paris 2015. 

Au-travers du projet de loi relatif à la transition énergétique pour une croissance verte, la France prend d’ores et déjà le chemin d’un modèle de développement à la hauteur du défi climatique qui s’impose à nous. Un an avant d’accueillir la COP21, la France se fixe déjà cet objectif en termes de réduction des gaz à effet de serre, et vise un objectif ambitieux de 32% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique.

 

Quel bilan des expériences de traite solaire en France?

Le 9 septembre, j’ai posé une question écrite à Stéphane Le Foll sur le bilan tiré des expériences de traite solaire en France. Retrouvez ma question sur le site de l’Assemblée Nationale.

M. Christophe Premat attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, sur les dispositifs émergents de traite solaire en France. Par exemple, il y a quelques années, le groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) de la Grange vagnot dans le département de l’Ain, avait investi dans l’installation de panneaux solaires thermiques sur les façades des bâtiments de traite qui permettaient d’alimenter deux ballons d’eau de 600 litres et d’éviter la production de 1,5 tonnes de CO2 par an. Le chauffage à 60 degrés des 750 litres d’eau que nécessite la traite des vaches à l’énergie solaire est un dispositif que l’on retrouve dans d’autres fermes. D’autres expériences de traite solaire des vaches et des chèvres sont recensées en Indre avec des aides initiales des chambres d’agriculture et de l’ADEME. Il aimerait savoir s’il existe un bilan de toutes ces expériences de traite solaire afin d’évaluer les besoins des agriculteurs et exploitants souhaitant investir dans ce type de dispositifs alternatifs à l’avenir.

Transparence sur le financement de la transition énergétique

Le 29 juillet, j’ai posé une question écrite à Ségolène Royal, sur le prix de rachat par l’Etat de l’électricité par GDF Suez.

M. Christophe Premat attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le prix de rachat de l’électricité garanti par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) suite à l’appel d’offres que la Commission a engagé sur les sites du Tréport et de Noirmoutier. En effet, si le développement des énergies renouvelables est une nécessité et représente la seule alternative crédible à l’utilisation des énergies fossiles pour réussir la transition énergétique et respecter les engagements imposés par la Commission européenne dans le cadre de la nouvelle directive « climat énergie » imposant une baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, il est aussi nécessaire de faire preuve d’une transparence absolue en ce qui concerne les méthodes de financement de cette transition énergétique. En effet, il apparaît aujourd’hui que la technologie de l’éolien offshore aussi prometteuse soit-elle, reste particulièrement coûteuse et pourrait être imputable au consommateur au moment où il doit s’acquitter de sa facture énergétique. Face à ce constat, il souhaiterait savoir quel est le prix de rachat garanti contractuellement par l’État à GDF Suez suite à l’obtention de leur permis de construction sur les sites du Tréport et de Noirmoutier.

Retrouvez la question sur la site de l’Assemblée Nationale