Infolettre du mois de février 2016

Chères et chers concitoyens d’Europe du Nord,

Je partage le constat du philosophe Gilbert Simondon qui évoquait dans son grand ouvrage Du mode d’existence des objets techniques la nécessité de développer une culture des objets techniques. Je pense même que cette conception doit être réactualisée pour pouvoir partager une culture des objets numériques, des objets connectés qui nous environnent, nous facilitent la vie mais parfois nous surveillent aussi. Il est ainsi essentiel de légiférer sur ce secteur et de proposer une République numérique.

La secrétaire d’Etat au numérique Axelle Lemaire a porté avec succès ce projet en s’appuyant sur une méthode participative avec notamment une phase d’élaboration citoyenne qui a modifié le profil initial du projet de loi.  Les amendements citoyens ont été ensuite discutés et confirmés par les discussions parlementaires. Ce texte dépassait les clivages traditionnels et il fallait faire preuve de prudence pour ne pas non plus surdéterminer certaines contraintes que le Législateur aurait été tenté d’ajouter.

Neutralité du net, portabilité des données d’un fournisseur d’accès à un autre,  protection des données personnelles avec une demande de consentement express en cas d’analyse des contenus de messagerie, les discussions parlementaires ont permis d’approfondir d’autres dimensions dont l’habilitation des associations de défense du domaine public et de promotion de la diffusion des savoirs pour ester en justice en cas d’atteinte à la libre réutilisation des œuvres entrées dans le domaine public.

C’est une discussion que nous avons eue en commission des affaires culturelles lors de l’examen du projet de loi « Liberté de création, architecture et patrimoine ». La définition d’un domaine public dépend en grande partie de directives européennes sur le droit d’auteur. En l’occurrence, il est juste que des œuvres entrées dans le domaine public soient disponibles pour tous.

Je me réjouis également que nous ayons abordé les questions de souveraineté numérique face aux géants du net (les GAFA), avec notamment la nécessité d’élaborer nos propres systèmes de codage, nous sommes revenus implicitement aux origines du système internet qui était une excroissance du système de défense américain. Il n’est ainsi pas exagéré de se poser ce type de questions lorsque nous définissons les principes d’une république numérique inclusive.

Avec mes sentiments dévoués,

Christophe Premat

Vous pouvez retrouver l’intégralité de mon infolettre ICI.

DÉPLACEMENT À TALLINN LE 23 SEPTEMBRE

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J’ai le plaisir de vous informer que je serai en déplacement à Tallinn le mercredi 23 septembre prochain.

Ce déplacement me permettra de visiter l’Ambassade de France à Tallinn mais aussi l’école Européenne de Tallinn et le Jardin d’enfants Memme Musi afin de rencontrer le corps enseignant.

J’aurai le plaisir de m’entretenir avec Monsieur Andres Herkel, Président du groupe d’amitié Estonie-France du Parlement estonien afin de discuter des relations franco-estoniennes et aborder les services numériques et l’expérience E-Estonia.

Je me rendrai également à l’Institut Français d’Estonie pour échanger avec la Directrice sur les activités culturelles et de coopération entre la France et l’Estonie.

Enfin, j’organiserai une réunion publique pour échanger avec vous sur l’Europe et les Migrations au Frenchy. 

J’invite les Français sur place à venir passer un moment convivial le mercredi 23 septembre à 18H au :

Frenchy

Telliskivi 60

10412 TALLINN

ESTONIE

Inscription obligatoire ici.

Estonie : le parti centriste au pouvoir remporte les législatives 2015

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Dimanche 1er mars, les Estoniens ont été appelés aux urnes afin de renouveler les 101 membres du Riikigoku (Parlement estonien). Le taux de participation était de 64,2%.

Alors que la campagne électorale était dominée par des enjeux sociaux et un contexte international menaçant en raison des tensions régionales, le parti centriste de la Réforme (parti de l’actuel Premier Ministre estonien, Taavi Roivas) a remporté 30 sièges au sein du Riikigoku. Ce parti figure donc en tête, devant le parti du Centre (prorusse) qui a obtenu 27 sièges et devant les sociaux démocrates qui ont désormais 15 sièges.

Cependant, le parti de la Réforme et les sociaux-démocrates devront inévitablement élargir leur coalition afin de disposer d’une majorité absolue au Parlement.

Elections parlementaires estoniennes 2015

Le 1er mars se tiendront les élections parlementaires afin de pourvoir au remplacement des 101 membres du parlement estonien – le Riikigoku. La coalition actuellement au pouvoir – composée du parti de la Réforme et du parti social-démocrate – a réussi à surmonter les effets du choc économique violent qui a affecté le pays dans le sillage de la crise des subprimes. Le pays a renoué avec une croissance supérieure à 2% depuis 2014 et affiche un taux de chômage en nette diminution depuis le pic atteint en 2010. Toutefois, le chômage reste encore élevé et le niveau de protection sociale de la population est au cœur des préoccupations gouvernementales avec le relèvement du niveau des retraites.

La politique sociale est l’un des grands enjeux de la campagne électorale en cours. Le parti de la Réforme a ainsi axé son programme autour d’un élargissement de l’assiette fiscale à des ménages actuellement exemptés. Son programme porte également sur un soutien accru à la politique de natalité et une réduction des cotisations sociales employeur de 2 points. Le parti social-démocrate demande pour sa part une augmentation du salaire minimum à 800€ en 4 ans assorti d’une réduction des cotisations sociales employeur de 3 points. Le parti Pro Patria – Res Publica demande quant à lui une exemption de l’impôt sur le revenu pour les ménages qui perçoivent moins de 500€ par mois. Le parti du Centre demande quant à lui de porter le SMIC à 1000€ par mois. Lire la suite

Permanence téléphonique pour les Français en Estonie

3d12d7ae6be5292e11c5fed23d5659a0Afin que ceux qui le souhaitent puissent s’entretenir avec moi, notamment au sujet de l’actualité tragique du début d’année, je souhaite tenir une permanence téléphonique le samedi 24 janvier de 11h30 à 13h (heure estonienne). 

Le principe est simple: vous vous inscrivez auprès de ma collaboratrice – maud.pidou@christophepremat.com – en indiquant votre numéro de téléphone. Nous reviendrons vers vous ultérieurement avec un planning précis. Si vous êtes en France ou ailleurs, vous pouvez également laisser un numéro mais notez que les entretiens auront lieu entre 11h30 et 13h, heure estonienne.