EUROPE, INTERNATIONAL, DÉVELOPPEMENT ET FRANCOPHONIE : FRANÇOIS HOLLANDE ET ANGELA MERKEL AU PARLEMENT EUROPÉEN

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Ce mercredi 7 octobre, François Hollande et Angela Merkel se sont rendus au Parlement Européen à Strasbourg. C’est un fait historique: cela fait 26 ans, presque jour pour jour, que le Chancelier allemand et le président de la République française ne s’étaient pas retrouvés pour un discours commun devant les eurodéputés.

François Hollande et Angela Merkel se sont exprimés, de manière consensuelle, sur les crises qui traversent l’Union-Européenne:  de la crise des réfugiés en passant par la crise grecque, la Syrie et l’Ukraine.

Face à ces défis, tous les deux ont rappelés le besoin d’une Europe mieux intégrée:  « Le débat, il n’est pas entre moins d’Europe et plus d’Europe, il est entre l’affirmation de l’Europe ou la fin de l’Europe, c’est-à-dire le retour des frontières nationales, le démantèlement des politiques communautaires, l’abandon de l’euro ».

François Hollande a rappelé que « L’Europe s’est employée à sauver des vies, à lutter contre les filières criminelles profitant de l’afflux de réfugiés mais l’Europe a tardé à comprendre que les tragédies au Proche-Orient et en Afrique auraient des conséquences pour elle ».  Par ailleurs, le président a appelé toute la communauté internationale à intensifier sa guerre contre l’état islamique, « Si nous laissons les affrontements religieux s’amplifier, ne pensons pas que nous serons à l’abri: ce sera une guerre totale » « Nous devons construire en Syrie, avec tous ceux qui peuvent y contribuer, un avenir politique qui donne à la population syrienne une autre alternative que Bachar al Assad ou Daech ».

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UE: pas d’accord unanime sur la répartition des 120.000 réfugiés

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« Les 28 Etats membres de l’UE, réunis lundi à Bruxelles, ne sont pas parvenus à un accord unanime sur la répartition de 120.000 réfugiés supplémentaires pour faire face à l’afflux de demandeurs d’asile, a indiqué lundi soir la présidence luxembourgeoise.

« Une grande majorité d’Etats se sont engagés sur le principe d’une relocalisation (des 120.000 réfugiés), mais tout le monde n’est pas pour l’instant à bord », a reconnu le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, qui a présidé un conseil extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’UE.

« Nous n’avons pas eu l’accord que nous voulions » sur ce point, a admis de son côté le commissaire à l’Immigration, Dimitris Avramopoulos, lors d’une conférence de presse commune, à l’issue de débats qu’il a qualifiés de parfois « enflammés » entre Etats.

Les participants ont, comme prévu, validé lundi la décision de se répartir l’accueil de quelque 40.000 réfugiés en deux ans, conformément à ce qu’ils avaient convenu fin juillet (même s’ils n’ont pour l’heure fixé la destination précise dans l’UE que de quelque 32.000 personnes).

Mais ils ont échoué à dégager un consensus sur une nouvelle proposition de la Commission européenne qui leur avait demandé la semaine dernière de « relocaliser » 120.000 réfugiés de plus, se trouvant actuellement en Italie, en Grèce et en Hongrie, avec des quotas contraignants.

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DÉPLACEMENT DE MANUEL VALLS À STOCKHOLM LES 17 ET 18 SEPTEMBRE

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Le Premier Ministre Manuel Valls se rendra à Stockholm jeudi 17 et vendredi 18 septembre en présence d’Harlem Désir, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

Au cours de ce déplacement, le Premier Ministre français s’entretiendra avec son homologue suédois, M. Stefan Löfven pour aborder les échanges bilatéraux entre la France et la Suède.

En parallèle de cette rencontre, j’aurai le plaisir de m’entretenir, au côté de Monsieur François Marc sénateur du Finistère, avec Monsieur Lars Arne Staxäng, Vice Président du groupe d’amitié Suède-France et les différents membres du groupe : Mme Ana Hirvonen, Vice Présidente de la Commission Justice; Mme Gunilla Svantorp, membre de la Commission éducation; Mme Cecila Brinck, Vice-Maire de Stockholm, ancienne Présidente du groupe d’amitié au Parlement. Ce sera l’occasion d’évoquer les relations bilatérales entre la France et la Suède.

Le vendredi 18 septembre Manuel Valls rencontrera les acteurs économiques (dirigeants économiques, représentants des syndicats, journalistes économiques, économistes, universitaires, analystes etc.) dans le cadre d’un forum organisé à l’Académie royale des Sciences de l’Ingénieur sur le thème de l’Europe, de l’innovation et de la croissance.

Il participera à une table ronde dédiée à la lutte contre l’extrémisme violent et à la prévention de la radicalisation avec des personnalité de la sphère universitaire, institutionnelle et associative.

Pour ma part, j’accompagnerai Monsieur Harlem Désir, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes pour la visite de l’entreprise Schneider.

Dans la continuité de ce déplacement, M. Manuel Valls et M. Stefan Löfven se rendront ensemble à une rencontre des responsables socio-démocrates à Vienne.

Dix ans de la convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle

A l’initiative du président Patrick Bloche, la Commission des Affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée Nationale a publié un rapport sur l’évaluation de la convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Ce traité signé il y a dix ans puis ratifié par la plupart des Etats membres de la communauté internationale (à l’exception notable des Etats-Unis) consacre la double nature culturelle et économique des biens et services culturels et leurs spécificités pour affirmer le droit souverain des Etats d’élaborer des politiques culturelles.

Intervenant en tant que responsable du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen j’ai souhaité rappeler ce que la France devait à cette convention dans l’affirmation de sa politique culturelle que certains appellent « l’exception culturelle française ». La convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est protectrice de notre modèle culturel dans plusieurs dossiers internationaux d’actualité : l’intégration de la convention dans l’ordre juridique européen permet la protection de la diversité culturelle dans les négociations commerciales internationales qu’elle conduit notamment dans le cadre du traité FATCA entre l’Union européenne et les Etats-Unis. C’est ainsi que le mandat de négociation confié à la Commission européenne par le Conseil européen a exclu l’audiovisuel du champ des négociations, comme le souhaitaient la France et le Parlement européen.

Position de la France dans les négociations sur la dette grecque

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Laurent Fabius et Michel Sapin ont présenté une communication relative à la situation financière en Grèce. Au cours des cinq derniers mois, la France a porté une double exigence : le respect du changement démocratique, mais aussi le respect des règles européennes. Des discussions ont été conduites, pour trouver un accord que la France souhaitait global et durable. Cela supposait de couvrir cinq éléments : une trajectoire budgétaire raisonnable tout en permettant l’assainissement des comptes publics ; des réformes équilibrées pour atteindre les cibles budgétaires et pour réformer l’économie grecque en profondeur ; les financements nécessaires pour donner de la visibilité à l’Etat et à l’économie grecs dans les prochains mois mais aussi au-delà ; les moyens mobilisables à travers les instruments européens pour favoriser la croissance en relançant l’investissement ; enfin, une perspective de discussions avec les partenaires européens sur le traitement et la soutenabilité de la dette grecque. Cet accord était en cours de discussion lorsque les autorités grecques ont unilatéralement décidé de rompre le processus en cours et d’appeler à un référendum. La France respecte la décision du gouvernement grec. Elle est cependant à l’initiative pour qu’un accord puisse encore être trouvé. Des contacts intensifs avec tous les acteurs de ces négociations sont en cours, pour parvenir à une solution qui réponde aux principes ci-dessus. Si la zone euro est désormais plus solide qu’il y a quelques années grâce aux mécanismes dont elle s’est dotée, donner une perspective claire à la Grèce, au sein de la zone euro, est une nécessité pour la Grèce mais aussi pour continuer à faire progresser le projet européen.

Michel Sapin s’était rendu le 30 juin à l’Assemblée Nationale pour présenter la position du gouvernement français dans ce dossier aux parlementaires de la majorité. J’ai apprécié le ton, on n’était pas dans la caricature. La France était tout près de gagner un accord sur cette question avant la demande de référendum. La France met tout en oeuvre pour que la Grèce reste dans la zone euro, sa sortie serait une aventure difficile pour le pouvoir d’achat des Grecs et leur niveau de vie.