Bombardement à Gaza : réponse du MAE

J’avais posé une question à Laurent Fabius sur le bombardement de la résidence du Consul de France. Vous trouverez la réponse du ministère ci-dessous.

Des frappes israéliennes sont intervenues dans la nuit du 16 au 17 juillet sur la maison que l’agent consulaire franco-palestinien à Gaza avait fait construire pour ses enfants et ont provoqué sa destruction, sans causer de victime parmi ses proches. La France a immédiatement exigé des explications de la part des autorités israéliennes sur cet incident inadmissible. La France a pris la décision d’héberger temporairement son agent consulaire ainsi que sa famille dans l’Institut culturel français à Gaza pendant le conflit, bien que sa propre maison n’ait pas été détruite, pour des raisons de sécurité. Elle lui a marqué toute sa considération pour son action courageuse en faveur du maintien de la présence française à Gaza.

Une situation inacceptable à Calais.

article-1180180-0492CB05000005DC-469_468x334J’ai posé une question à Bernard Cazeneuve au sujet de la situation à Calais. Retrouvez ma question écrite sur le site de l’Assemblée Nationale.

M. Christophe Premat interroge M. le ministre de l’intérieur concernant les migrants de Calais cherchant, au péril de leur vie, à traverser la Manche pour se rendre en Grande-Bretagne. Depuis la fermeture du centre de Sangatte en 2002, les conditions à Calais se sont détériorées sans qu’aucune solution concrète ne soit apportée. Ces dernières semaines, la situation s’est aggravée à mesure que les tensions grandissent entre les différentes catégories de migrants. Les médias se sont emparés du sujet au plus grand plaisir des extrêmes-droites britannique et française. Après l’annonce d’un projet d’ouverture d’un centre d’accueil de jour et la réunion avec Theresa May, ministre de l’intérieur britannique, il souhaite savoir quelle est la vision à long terme du Gouvernement français concernant la situation à Calais et quels sont les engagements de la Grande-Bretagne, tout aussi concernée que la France, pour tenter de résoudre cette crise.

Rencontres avec des fonctionnaires du Riksdag suédois

SONY DSC

Initiées par l’école de langues Europaspråk, ces rencontres au Riksdag m’ont permis de découvrir le fonctionnement de l’intérieur du parlement suédois qui est lui monocaméral. À quelques jours des élections suédoises, les fonctionnaires du parlement m’ont présenté leur travail et la manière dont se prennent les grandes décisions politiques au Parlement. Ils ont été étonnés d’apprendre que les communautés françaises à l’étranger avaient des représentants à l’Assemblée Nationale. Alors qu’on estime à plus de 500.000 le nombre de Suédois résidant à l’étranger, ils ont estimé qu’une réforme de ce type pourrait être envisagée à terme en Suède. Les commissions permanentes sont plus nombreuses au Riksdag qu’en France, on a par exemple une commission des affaires éducatives et une commission des affaires culturelles alors qu’elles sont réunies à l’Assemblée Nationale. En comparant mon agenda à celui de députés suédois, on a pu constater la différence de fonctionnement. Les séances de nuit n’excèdent jamais 23 heures en Suède alors qu’en France nous pouvons aller jusqu’à 2 heures du matin et plus selon le nombre d’amendements à examiner pour les projets ou propositions de loi concernés. En Suède, le dépôt des propositions de loi enregistre des augmentations importantes avec environ plus de 8.000 propositions chaque année. Il existe même une période de quinze jours en octobre où les députés ont le droit de déposer autant de propositions qu’ils le souhaitent. Ceci a été fait pour encourager l’initiative législative. Ces deux rencontres ont permis également de comparer la teneur des débats politiques en France et en Suède.

SONY DSC

Coopération militaire entre la France et la Grande-Bretagne.

J’ai posé une question à Jean-Yves Le Drian sur la mise en oeuvre de l’accord de défense franco-britannique. Retrouvez ma question écrite sur le site de l’Assemblée Nationale.

M. Christophe Premat attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les possibilités de convergence stratégique entre la France et le Royaume-uni concernant les menaces communes actuelles. Les deux pays ont une coopération militaire intense dans certaines zones de conflits. Les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale sont une occasion de resserrer les liens diplomatiques entre les deux nations. En l’occurrence, les célébrations du centenaire de la bataille de la Marne le 12 septembre 2014 sont l’occasion de rappeler l’engagement passé des soldats français et britanniques. Depuis 2010, l’appel du 18 juin du général de Gaulle est fêté à Londres. Cette vitalité mémorielle est importante car elle permet de rapprocher les intérêts des deux pays en matière de défense (intervention dans des zones de conflit mais aussi protection face aux menaces terroristes). Il aimerait savoir s’il envisage d’approfondir cette coopération en matière de défense en utilisant cette dynamique mémorielle pour pouvoir créer des forces conjointes intervenant dans certains pays africains notamment.

Le Conseil franco-allemand de la défense et de la sécurité

J’ai posé une question écrite à Jean-Yves Le Drian sur le rôle du Conseil franco-allemand de la défense et de la sécurité.

M. Christophe Premat appelle l’attention de M. le ministre de la défense sur le rôle du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité (CFADS). Ce Conseil a été créé lors du 25e anniversaire du traité de l’Élysée, le 22 janvier 1988. Le CFADS représente la clé de voûte de l’architecture institutionnelle de la coopération franco-allemande dans le domaine militaire. Cette structure est chargée d’harmoniser les politiques de défense et de sécurité allemande et française et se décline en commissions et en groupes de travail, dont en particulier le Comité franco-allemand de défense et de sécurité au niveau des ministres concernés, et le Groupe franco-allemand de coopération militaire, chargés d’assurer le suivi des dossiers entre les rencontres bisannuelles. Il aimerait savoir si le CFADS est mobilisé dans le cadre des interventions dans lesquelles la France est engagée et si de futures concertations sont prévues pour renforcer la sécurité dans les deux pays et de manière plus générale en Europe.

Retrouvez ma question écrite sur le site de l’Assemblée Nationale