Retour sur le choix digne de François Hollande

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François Hollande a décidé de ne pas se porter candidat à la prochaine élection présidentielle. Interrogé par BBC Radio 4 ce matin, j’ai salué ce choix empreint de sagesse et de lucidité. Les primaires qui s’annoncent vont maintenant permettre de voir émerger un candidat de la gauche avec une légitimité renforcée.

J’ai aussi évoqué le besoin d’une évolution institutionnelle en France avec la transformation et la simplification du pouvoir exécutif. Il est selon moi temps de revenir sur la fonction présidentielle avec un Président qui pourrait, comme en Allemagne ou en Italie, se concentrer sur les affaires internationales et représenter utilement la voix de la France dans le monde.

Depuis 2012, les avancées pour les droits des femmes en France

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, je souhaitais revenir sur les avancées majeures qui ont été faites en la matière depuis le début du quinquennat. Ces avancées ont permis à la France, selon le rapport mondial sur la parité hommes-femmes du World Economic Forum, de passer de la 45e place en 2013 à la 15e place en 2015 en matière d’égalité hommes-femmes.

Tout d’abord dans le domaine de la vie publique, grâce à l’instauration des binômes paritaires, la proportion de femmes dans les conseils départementaux (ex-conseils généraux) est passée de 13% à 50%.

A partir du 1er avril, une généralisation de la garantie contre les pensions alimentaires impayées sera mise en place, qui prévoit  Lire la suite

Mes interventions sur le Brexit sur BBC Radio 5 et BBC Radio Scotland

Je suis intervenu ce matin sur BBC Radio 5 puis sur BBC Radio Scotland, afin de parler des négociations pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, et revenir sur les discussions entre MM. Hollande et Cameron d’hier soir.

J’ai réaffirmé à quel point il est important que le Royaume-Uni reste dans l’Europe, tant pour lui que pour les autres Etats-membres, tout en rappelant l’importance de respecter les principes fondamentaux de l’UE.

Retrouvez mon intervention sur BBC Radio 5 ici, et celle sur BBC Radio Scotland ici.

MON INTERVENTION SUR BBC World Service sur le discours de François Hollande et de Angela Merkel devant le parlement européen

Je suis intervenu le 7 octobre dernier sur BBC World Service pour évoquer le discours de François Hollande et de Angela Merkel devant le Parlement européen. Face à la crise des réfugiés en Europe, j’ai souhaité rappelé le besoin d’une Europe mieux intégré.

Aujourd’hui l’Europe doit faire face à des défis, par conséquent elle doit faire des choix: je crois alors que la solution à nos crises est une Europe plus forte.« C’est à nous, à nous, de prendre les décisions. Nous devons répondre à l’urgence et garder le cap sur le long terme. Celui d’une fédération d’Etats-Nations qui doit rester notre horizon. » a déclaré le Président de la République.

Vous pouvez retrouver mon article sur l’intervention du président de la République et de la Chancelière allemande en cliquant ici.

Migrants – Conseil européen – résumé des déclarations du Président de la République

15 octobre –

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« Après avoir protégé les frontières, après avoir créé les centres [d’accueil], l’ordre du jour présenté pour ce Conseil [européen de ce jeudi] c’est aider les pays qui accueillent de nombreux réfugiés à l’extérieurs de l’Union européenne » (PR, 15/10/15). « Il faut faire en sorte que les pays qui accueillent des réfugiés à l’extérieur de l’Union européenne, la Turquie, la Jordanie et le Liban puissent être aidés » (PR, 15/10/15). Un engagement doit être pris pour « une aide très importante vers ces pays ». C’est dans « notre intérêt, le leur et celui des réfugiés syriens » pour rester à proximité de leur pays d’origine. Ne pas les aider serait provoquer de nouveaux drames car « ce mouvement de départ [depuis] ces pays-là viendrait nécessairement vers les côtes européennes ». « Les Etats membres [doivent] faire des contributions supplémentaires ».

Pour ce qui est de la France,  100 M€ supplémentaires sur 2 ans seront dédiés au Programme alimentaire mondial et aux aides aux réfugiés. La Turquie « doit […] garder des réfugiés qui sont dans la population ou dans les camps et il est nécessaire de l’y aider » (PR, 15/10/15). Cela implique d’être vigilant sur les contreparties : « Il ne faudrait pas qu’au prétexte de vouloir que la Turquie nous aide à retenir des réfugiés qui sont dans son pays, il y ait un mouvement de libéralisation dans n’importe quelles conditions avec des visas qui pourraient être accordés à des individus dont on ne connaîtrait pas exactement l’identité ou qu’on ne pourrait pas vérifier ». 

« La France, avec d’autres pays, sera très attentive à ce que les conditions soient non seulement posées mais respectées ». Nous devons « être européens » (PR, 15/10/15). La France prendra sa part de responsabilité. « Ce serait trop facile de ne pas venir en aide aujourd’hui à l’Allemagne au prétexte que ce sont les Allemands qui font la [plus] grosse partie de l’effort ». « L’objectif est d’intégrer [les migrants] qui sont déjà là […] l’Allemagne, l’Autriche et la Suède [fournissent] le principal effort, la France [n’y a pris] qu’une part très modeste » (PR, 15/10/15).