InfoLettre 2 – Octobre 2014

Retrouvez ci-dessous l’édito de mon InfoLettre du mois d’octobre.

Madame, Monsieur, chères et chers concitoyens d’Europe du Nord,

En cette rentrée parlementaire et politique, les questions du « French Bashing » et de la « fuite des cerveaux » ont été abordées. Membre de la commission d’enquête sur « l’exil des forces vives » mise en place par Luc Chatel, j’ai été choqué par les propos tenus sur notre communauté et par l’approche négatif des trajectoires des Français de l’étranger.

Je souhaite par ailleurs mettre moi-même en place une action pour démontrer que les Français de notre circonscription d’Europe du Nord ont des parcours variés. Je lance donc le projet « Portraits des Français de l’étranger » qui fera l’objet d’une publication dans quelques mois. Le concept est simple : 3 questions pour témoigner de son histoire et de son parcours en tant que Français établis à l’étranger. Je pense que les mobilités sont encore méconnues en France et il importe de se fonder sur des appréciations plus précises.

Sur le plan législatif, le texte sur la transition énergétique fut le moment fort de l’automne. Adopté en première lecture par les députés, la France a prouvé qu’elle sera au rendez-vous pour parvenir à un accord international sur le climat l’année prochaine à Paris (COP21). Dans le cadre du contrôle parlementaire des élus, j’ai alerté le gouvernement sur les tarifs du CNED (études à distance) pour les Français de l’étranger et sur les frais de scolarité des lycées français à l’étranger.
Je demeure à votre écoute par email à cpremat@assemblee-nationale.fr ou sur les réseaux sociaux. Mes collaborateurs parlementaires à Londres et à Paris restent eux aussi à votre disposition.

Avec mes sentiments dévoués,

Christophe Premat

 

Communiqué de Presse – « Olivier Cadic, cet élu de la République adepte du French Bashing »

Christophe Premat, député de la troisième circonscription des Français établis hors de France, souhaite réagir à l’organisation d’un évènement dénommé « Red Carpet Day » par le sénateur des Français établis hors de France, Olivier Cadic, « destiné à informer les entrepreneurs, créateurs d’entreprise et investisseurs français des opportunités que leur offre le Royaume-Uni ».

‪Alors même que le gouvernement aide les entreprises à être plus compétitives avec le CICE et s’est engagé à accompagner ces PME à l’international dans le cadre du « Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi », un sénateur UDI encourage la délocalisation de nos entreprises. Manuel Valls était le 6 octobre à Londres pour valoriser l’attractivité économique de la France en rappelant que la France et le gouvernement actuel est « pro-business »: « la France veut faire du soutien aux investissements et à l’entreprise la condition fondamentale de son redressement économique ».

‪A l’heure du « French Bashing » ambiant, il importe d´être vigilants sur l’image de notre pays et de son attractivité. En parallèle, à droite comme à gauche, nous devons avoir l’ambition démocratique de questionner notre politique économique et d’en débattre. Il n’est pas incompatible d’encourager toute démarche d’internationalisation du savoir-faire français à l’étranger, comme le revendique Christophe Premat, sans pour autant appeler indirectement à l’exil fiscal de nos entreprises.

‪En reprenant l’expression utilisée par David Cameron qui souhaitait dérouler le « red carpet » aux exilés fiscaux français au lendemain de l’élection de François Hollande, le sénateur UDI démontre un manque de patriotisme économique indigne de ces nouvelles fonctions. Au lieu d’aider à trouver des solutions pour la compétitivité de nos forces économiques françaises, ce nouvel élu de la République française devient un acteur actif de leur délocalisation. Pourquoi ne pas porter un regard franco-britannique plus spécifique sur le Conseil de l´attractivité? Pourquoi ne pas contribuer à la mise en place d´un guichet unique pour les citoyens et les entreprises français souhaitant revenir en France et valoriser leur expérience internationale? À l’heure où une commission d´enquête de l´Assemblée Nationale rend ses conclusions sur ”l´exil des forces vives de France”, il est dommage qu’un élu donne cette image de notre pays. ”Dans tout danger, croît ce qui sauve” écrivait le poète Hölderlin. Les temps de crise doivent être propices à une nouvelle créativité et une recherche de solutions plutôt qu´un auto-dénigrement. Le prix Nobel de l’économie vient montrer que notre pays a de nombreux atouts dans le domaine de la recherche, de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Soyons-en dignes et favorisons notre attractivité plutôt que d´exporter un message de morosité!