La France doit reconnaître le génocide des Tutsis

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Aux côtés de dix-huit collègues parlementaires, j’avais signé, en novembre 2016, l’appel initié par le Mouvement antiraciste européen (EGAM) dénonçant l’impunité dont bénéficient d’ex-génocidaires rwandais présumés résidant sur le sol français. Il est impératif que la France se mobilise pour que ces 39 génocidaires présumés qui ont un mandat d’arrêt international contre eux répondent de leurs actes devant un tribunal français ou qu’ils soient extradés vers le Rwanda. Il est nécessaire à cet égard que la France reconnaisse le génocide des Tutsis. Le 7 avril 2017 sera commémoré le triste anniversaire des exactions commises en 1994 contre les populations Tutsis au Rwanda. Afin de dépasser les conflits mémoriels et de rendre justice à ce qui s’est passé, j’ai demandé au ministre des affaires étrangères et du développement international si des actions étaient prévues le 7 avril. Retrouvez ma question écrite sur le site de l’Assemblée nationale.

Appel dénonçant l’impunité dont bénéficient d’ex-génocidaires rwandais présumés

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Aux côtés de dix-huit collègues parlementaires, j’ai signé l’appel initié par le Mouvement antiraciste européen (EGAM) dénonçant l’impunité dont bénéficient d’ex-génocidaires rwandais présumés résidant sur le sol français.

D’après le procureur général de Kigali, 39 personnes visées par des mandats d’arrêt internationaux pour leurs responsabilités dans le génocide rwandais de 1994 résident aujourd’hui en France. Il faut rappeler que la perpétration du génocide contre les Tutsis fit plus d’un million de victimes.

Seuls deux procès ont été organisés en France et le troisième est en cours. Il est évident que ce constat est regrettable, et que l’ensemble de ces ex-génocidaires présumés devraient être jugés et ce le plus rapidement possible. D’autant plus que la justice française a montré que, lorsqu’elle agit, elle rend des décisions justes et incontestables comme ce fut le cas pour les deux premières décisions délivrées.

Cet état de fait est un frein à la reconstruction nécessaire des rescapés rwandais, vivant en France ou ailleurs dans le monde. De plus, il est dangereux dans un État de droit que des situations, qui plus est d’une telle gravité, résistent à l’institution judiciaire. La justice doit être rendue et ces ex-génocidaires présumés doivent répondre de leurs actes devant la justice en France ou au Rwanda s’ils y sont extradés.

Cet appel n’a pas pour but de bafouer le principe de séparation des pouvoirs en exerçant une pression sur la justice, son seul but est que la justice puisse justement, et en tout indépendance, être rendue.